400x532 - Combat ordinaire (Le)  Planter des clous
© Dargaud 2008 Larcenet

Combat ordinaire (Le) 4- Planter des clous

Style :Tranche de vie
Origine :Europe/Français
Scénario :Larcenet, Manu
Dessin :Larcenet, Manu
Couleurs :Larcenet, Patrice
Dépot légal :03/2008
Estimation :non coté
Editeur :Dargaud
Collection :
Taille :Grand format
ISBN :978-2-205-06140-6
Autres info : Edition originale Couverture présente
Planches :60
Planche de Combat ordinaire (Le)  Planter des clous
400 x 528 px - Verso de Combat ordinaire (Le)  Planter des clous
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Info édition : Noté "Première Edition"
Résumé : Marco a quitté Vélizy pour la campagne. Il a quitté son psy parce qu’il trouve qu’il va mieux. Il a quitté son boulot de reporter parce qu’il en a marre de photographier “des cadavres exotiques ou des gens en passe de le devenir”. À part ça, tout va bien. Il a un frère complice (rigolades et gros pétards) qui l’appelle Georges et réciproquement, à cause de John Malkovich qui disait dans Des souris et des hommes : “J’aurai un petit lapin et je l’appellerai Georges, et je le garderai contre mon cœur.” Il a des parents au bord de la mer. Un papa tout ratatiné qui oublie le présent mais se rappelle très bien la couleur de la robe de sa mère le jour de son mariage. Une maman qui s’inquiète pour lui, sa constipation, son avenir et le cancer du poumon qu’il va sûrement choper, comme le fils de Mme Bergerin.

“C’est l’histoire d’un photographe fatigué, d’une fille patiente, d’horreurs banales et d’un chat pénible”, écrit Larcenet. C’est aussi un scénario parfaitement maîtrisé, drôle — de cette drôlerie complice qui évite l’ironie — et tendre, en totale osmose avec un dessin hypersensible au bonheur et à la détresse. (Sans parler du chat ou d’Emilie, le moindre canapé est craquant.) Le combat ordinaire, histoire légère et bouleversante d’une renaissance, est l’album le plus personnel de Larcenet.
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Avis des lecteurs

Chef d'oeuvre ! peubi : Clairement la série que je préfère et ce dernier tome est largement au niveau des précédents...

Si vous avez moins de 15 ans ou n'avez pas de cerveau ou de conscience politique, passez votre chemin.
Sinon, ne pas acheter cette merveille est impardonnable.

Toujours remplies d'humanité, les scènes familiales sont touchantes et souvent drôles.
La critique sociale est parfaite.

Merci Manu!


Très bon excessif : Le 4ème (et dernier) tome de ce "Combat Ordinaire" tant unanimement célébré se positionne clairement comme une sorte de postface au long récit qui l'a précédé (les 3 premiers tomes). De manière pas si courante en BD, Larcenet a laissé le temps s'écouler dans la vie de ses "héros", et, naturellement, la "fin de l'histoire" est advenue, et tous les jeux sont désormais joués : Marco est devenu père, et plutôt bon père, et on sent que, avec les kilos en plus, quelque chose comme de la sérénité est apparu en lui ; les chantiers navals sont cette fois bel et bien condamnés, et les combats politiques n'ont plus guère de sens - pire, alors que Sarko est élu (saisissant effet de proximité que ce soir d'élection où l'on contemple l'horreur du futur au milieu des cris de joie des imbéciles), les convictions sont-elles encore souhaitables ? Le voisin est mort sans qu'on s'en aperçoive... Le combat continue, mais quelque chose s'est passé chez Manu Larcenet, pardon, chez Marco, que l'on qualifiera un peu facilement de maturité, et qui oscille entre résignation et goût pour le bonheur le plus simple. Alors, "Planter des Clous", qui, comme les gens heureux - ou résignés - n'a pas d'histoire, oscille lui entre peinture flottante de micro-évènements (l'émerveillement devant son enfant, finalement le meilleur du livre) et ressassement quasi-terminal de désillusions : il n'est pas sûr que le long monologue dans l'obscurité - 6 pages quand même ! -, aussi pertinent soit-il dans sa manière de refermer toutes les portes de nos illusions politiques, soit ce que le livre a de plus intéressant. Pour finir, laissons la parole à la maman de Marco, un jour où elle était, elle, d'humeur particulièrement combattive (page 24, magnifique !) : "(les racines), c'est rien d'autre que la glorification de la tradition imbécile ! Ça nous cloue au sol... Ça nous empêche d'avancer... Les racines, c'est bon pour les ficus !"... Son "Combat Ordinaire" ainsi bouclé, on souhaite à Manu Larcenet de continuer à avancer !

Pas mal zemartinus : Marco est devenu papa, et toutes les scènes en rapport avec cet aspect de
l'histoire sont vraiment rafraîchissantes et agréables à lire. Certes. Mais on a
malgré tout l'impression que Larcenet reste sur ses acquis, qu'il ne force pas
trop son talent. En parallèle de cela on a une intrigue plus politique (la
destruction de l'atelier 22) qui lasse un peu malheureusement, et ne nous
passione que très peu là où dans les autres tomes Larcenet avait réussit à
nous attacher aux ouvriers de l'atelier 22 et à leur détresse.

Un dernier tome qui n'est donc pas très embalant, et où l'absence d'émotions
resenties par le lecteur tranche fortement avec les albums précédents.


A éviter guppy : Grosse déception que ce 4ème tome ! Le 2 premiers tomes étaient super, mais ça ne sert à rien de foutre la série en l'air avec un scénario aussi fade. Marco est devenu père, on sait qu'il est angoissé, que la relation avec son fils semble prendre la même tournure que celle avec son père. L'usine ou travaillait son père ferme. Et alors ? On a l'impression d'être de plus en plus face à une autobiographie de n'importe quel habitant de la planète.

Très bon Hugui : On est forcément moins surpris par ce 4ème tome qui est dans la veine des premiers, car on commence à connaître les états d'âme et les réactions du quidam !
Ces choses de la vie sont toujours bien observés mais tellement présentes dans l'actualité qu'on est moins dépaysé que dans les tomes précédents.
Mais c'est le genre de bd qui peut et même doit se relire plusieurs fois contrairement à d'autres.



A lire absolument jcduce14 : Cette série est très agréable à lire. Lire un épisode, c'est une première gorgée de bière comme dirait l'autre.
Une histoire simple de gens simples avec la complexité ordinaire qui va avec la vie. "Indispensable" serait prétentieux, mais "à lire" : sans hésitation.

Quelques épisodes de plus siouplait...






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