Avis des lecteurs excessif : Le tome 2 de l'époustouflant roman noir de Kerascoët et Hubert ne décevra personne : la conclusion est d'une redoutable cruauté, mais également d'une grande "honnêteté" par rapport au sujet - sans craindre d'enfreindre les codes habituels de la BD, puisque l'on verra notre héroïne trucider, couteau de boucher à la main, ses ennemis ! Il ne nous reste plus qu'à attendre une inévitable adaptation au cinéma, à nous demander comment Kerascoët et Hubert pourront donner suite à un tel diptyque, et à rêver longtemps des corps dénudés, lascifs, voire entravés entrevus au Pompadour.... okilebo : Je pense que Poisson Pilote est une collection qu'il faut toujours suivre de près. Une fois de plus, celle-ci nous offre un récit original et savoureux.Le scénario de Hubert nous plonge dans l'ambiance du Paris des années 30. En résumé, on fait la connaissance de Blanche, une femme de chambre, qui décide d'enquêter sur la mort inquiétante de sa soeur Agathe. Ces investigations la conduiront à travailler dans un bordel bourgeois. On suit les péripéties de cette jeune fille avec beaucoup de plaisir et d'intérêt. On pleure avec elle, on rit avec elle, bref, on vit à son rythme. Le ton du récit est frais et léger et les passages dramatiques sont très convaincants. Cet équilibre fait de cet album une petite réussite. Le dessin de Kerascoët est très actuel. Son trait subtil et léger colle tout à fait avec le scénario et certaines expressions de visages sont parfaitement bien rendues. L'atmosphère des rues de Paris décrites ici est très réaliste, également. "Miss Pas Touche" est une réussite, c'est incontestable. Allez-y, vous ne le regretterez pas. C'est à suivre ! peubi : Un bon scénario.Un univers intéressant. Très efficace. J'ai bien apprécié. voltaire : Volet final qui est à la hauteur du volume précédent.Pas de révélations inattendues à la Agatha Christie ("c'était en fait le frère du cousin de l'oncle par alliance qui s'était déguisé et que personne n'avait reconnu") et un dénouement rigoreux. A ce titre d'ailleurs indiquons que dans la "vraie" histoire, il n'y eût pas d'exécution de femmes entre 1887 et 1941, les peines de morts féminines étant systématiquement commuées en détention à vie. C'est évidemment le régime de Vichy qui supprima cette pratique. Si vous souhaitez utiliser cette fiche sur les pages de votre site ou de votre blog, vous pouvez copier/coller le code ci-dessous |