Avis des lecteurs babygol : On comprends pourquoi il à recu le grand prix d'Angoulème , très très fort ! chocobogirl : Olivier, tiraillé entre l’éducation religieuse de ses grands-parents et celle baba-cool et libertaire de ses parents, va s’attacher au curé anti-conformiste de la famille. Un été celui-ci va lui demander de toucher son corps. Olivier ne sera pas violé mais cet évènement le marquera à jamais. Un album autobiographique très fort sur un sujet grave traité sans pathos et avec pudeur. edgarmint : De la grande BD, une narration parfaite pour une histoire particulièrement dure à traiter et un thème non moins dur. Un dessin teinté de belle insouciance, de naïveté qui porte parfaitement l'état d'esprit du narrateur à l'instant clé du récit - comme j'ai lu plus haut, il y a un avant et un après. Terrible sentiment de la tromperie, de l'abus de confiance et terrible sentiment de culpabilité en rapport à sa porpre naïveté. Ce moment est amené avec une grande finesse d'esprit, dans le sens où nous suivons le narrateur depuis sa petite enfance. La fin est, elle, particulièrement bien retranscrite au niveau du ressenti que l'on imaginer avoir à ces instants...Spoiler : Je trouve particulièrement fort cette analyse de l'enfant qui vit dans un milieu familial qu'il considère comme la norme - ce qui n'est pas le cas. Et cette découverte au rythme des années des travers de ce mode de vie jusqu'à son implosion... inéluctable Sincèrement c'est une BD d'une "force" extrème. Tout y est dit sans l'être par le biais de pensées, de descriptions et de ressentis. Lecteur, j'ai eu le sentiment d'être très proche du regard d'Alfred, un regard extérieur qui suit une histoire et en ressent la douleur, la colère au plus profond de son être. c'est une Très Très Grande BD - ne passez pas à côté : philig : ce qui est bien avec edgarmint c'est qu'il n'ya rien a rajouter!!si quand meme une bd indispensable!! elle est reussie de la couv ,magnifique, a la derniere page. yvantilleuil : En fait, le plus facile serait de juste mettre la note maximale, sans mettre de commentaires, tellement il est difficile de trouver les mots justes pour décrire les sentiments que libère ce petit chef œuvre. Mais ce n’est pas le but de ce site, et si Olivier Ka a réussi à trouver les mots justes pour exprimer ses sentiments dans ce récit 100% autobiographique, la moindre des choses, c’est d’essayer de le faire également.Le récit débute à l’âge de 7 ans : l’ambiance est baba-cool, le ton est joyeux, Pierre est notre ami et Olivier baigne dans ce qu’il interprète comme le meilleur des mondes. On va dès lors suivre les pensées de cet enfant et vivre avec lui ce traumatisme qui vient cueillir son innocence dans un monde qui va lentement se noircir dans le regard d’Olivier. Cette trahison de la part d’un ami sera d’abord enfuie, pour ensuite être exorcisée au-delà de ce qui devait être la fin d’un récit honnête et plein de pudeur, mais qui s’avèrera finalement être l’arme d’un crime salvateur : Pierre est mort ! Le sujet est sensible, le traumatisme est celui d’un enfant de douze ans qui est victime d’abus sexuel lors d’une colonie de vacances, le récit est une forme de psychothérapie, et si le crime est fictif, le lecteur est complice consentant de ce meurtre. La narration à la première personne est prenante. La pureté d’un enfant a été marquée au fer rouge par un acte de pédophilie, et même si le rouge n’était pas vif, la marque est bien présente dans l’esprit de l’adulte qu’il est devenu. La narration sort des tripes de l’auteur et règles les comptes avec un passé difficile à effacer, avec une éducation partagée entre des valeurs libertines et religieuses et avec un curé à l’esprit ouvert qui incarnait parfaitement ces valeurs inculquées. Le graphisme est celui d’un ami intime et talentueux du narrateur et cela se ressent. Une complicité et une harmonie entre le dessin et le scénario des plus abouties. De nombreuses trouvailles graphiques qui contribuent à exprimer les sentiments enfuis d’Olivier de façon adéquate et sensible. Un petit chef d’œuvre où les deux auteurs ne font plus qu’un, le temps d’un album magistral. On sait maintenant pourquoi et comment Pierre devait mourir, peut-être même que Pierre mourra plus d’une fois ou que plusieurs Pierres mourront. Quoi qu’il en soit, je n’ai qu’un seul conseil : achetez l’arme du crime et tuez Pierre ! zaaor : Olivier ka a vécu une expérience traumatisante et navrante qu'aucun enfant ne devrait vivre dans sa vie. Le ton du livre, même s'il est léger au début, devient de plus en plus lourd avec la maturité et la réminescence des souvenirs de ce qui s'est passé cette journée-là. On sent la montée des émotions et la colère, la rancune, le désarroi, jusqu'à ce qu'enfin, l'abcès puisse être crevé. La BD devient tribune afin que la rédemption devienne possible. Aime-t-on le genre? Pourquoi pas si ça aide à guérir l'enfant meurtri qui demeure toujours au fond de nous... Si vous souhaitez utiliser cette fiche sur les pages de votre site ou de votre blog, vous pouvez copier/coller le code ci-dessous |