Avis des lecteurs vich : Ceci est mon premier manga (j'étais en fait parti pour acheter "Le journal de mon père", du même Taniguchi, mais j'ai finalement opté pour cette superbe adaptation du roman de Yumemakura Baku).Autant dire de suite que je ne le regrette pas. Les dessins sont fantastiques et, pour autant que je m'en souvienne, très fidèles à la réalité, les ambiances très bien rendues et l'intrigue captivante. Un bémol peut-être, la multiplication des cases "pour pas grand chose", telles celles où l'on voit Fukamashi ... ne rien dire, ainsi que certaines redites dans le scénario qui ne contribuent pas à accélérer le rythme. Un petit regret aussi, renforcé par les couv.: de tels paysages auraient mérité la couleur. sbuoro : (Cet avis vaut pour tous les tomes.)Tout d'abord merci à VICH pour son avis posté plus haut, relatif à cette série: je m'y suis fié car pour moi aussi, c'était ma première lecture Manga. Et mon premier achat Manga - là c'était un coup de poker, car j'ai acheté les tomes 1 à 4 d'un coup, sans même avoir lu le premier ! Ma réticence était dans le fait que le style japonais rimait pour moi avec histoires inintéressantes, combats à 2 francs (en euros, ça aurait fait des centimes, alors j'ai évité !!!), cases saturées de traits d'action inutiles, dialogues creux, les personnages ont toujours la même trombine, etc, etc... bref la totale de l'a-priori !!! Puis à force de lire des critiques sur la nouvelle émergence Manga (car le choix est exponentiellement croissant en France; les éditeurs se régalent à sortir à vive allure des BD déjà sorties parfois depuis longtemps au Japon...), j'ai compris que ce style proposait aussi un choix qui me paraissait plus intelligent que l'idée que je m'en faisais. Alors je me suis lancé, comme je l'ai écrit plus haut. Et j'en suis ravi, en tout cas pour cette série ! (Mon porte-monnaie me pardonnera donc) C'est vrai que certaines cases sont réduites à des visuels très simplifiés, mais l'équilibre est vraiment là avec des surfaces généreuses de graphismes époustouflants (vues urbaines, vues en montagne). On sent que le dessinateur ne se fout pas du lecteur. Il y a parfois redondance dans les textes ? ...Mais comme on suit la quête d'une personne, on peut mettre ces répétitions sur le compte de l'entêtement du perso. Finalement, les longueurs se sont transformées pour moi en un moyen de prolonger le plaisir que j'ai (eu) à lire cette série. Des milliers de pages, quand on apprécie, c'est chouette !!! Et le fait que ce soit du noir et blanc ne m'a vraiment pas gêné. Il est de qualité. Je recommande donc cette série à tous, principalement ceux qui n'ont pas fait le pas vers le Manga. Si on doit ne posséder qu'une série Manga, celle-là fait sans doute partie de la liste. Soyons bien clairs: cela ne signifie pas que je recommande tous les Manga: je ne connais, à la date de cet avis, que celui-là !!! J'attends le tome 5 avec impatience (le dernier, je crois). Reste une question, comme après un super film qui fait oublier tous les autres et fait douter qu'on se régalera autant avec les prochains: à être tombé sur quelque chose qui m'a tant plu, trouverai-je un jour une autre série qui aura au moins toutes les qualités que j'ai trouvées à celle-là ? Amateurs de Manga, excusez mes tons de scepticisme. Comprenez que toute conversion ne peut pas se faire d'un seul coup (et finalement je n'aime pas parler de conversion, car il n'est pas question que je me coupe du reste de ce que propose la BD !!!) En conclusion: chapeau bas, Taniguchi-San. Autant de boulot et un résultat si chouette, ça méritait le détour ! yvantilleuil : Un récit sur l’alpinisme. Voilà un sujet qui à la base me passionne autant que le bilboquet ! Et pourtant une fois l’album refermé … heureusement que j’habite en Belgique et qu’il n’y a pas de montagnes dans les parages sinon, ce n’est pas l’envie d’en escalader une qui me manque.A travers l’histoire d’Habu, Taniguchi nous fait découvrir l’alpinisme et à travers un dessin manga au sommet de son art il nous fait grimper sur le toit du monde. A cet extraordinaire combat de l’homme sur la montagne il mêle une histoire de détective via le photographe Fukamachi qui est bien décidé à élucider un des premiers mystères de l’Himalaya. Vu la passion que Taniguchi parvient à libérer en moi pour l’alpinisme avec ce premier des cinq tomes, j’en viens presque à redouter qu’il écrive un jour un récit sur le tricot, de peur de me retrouver avec des caleçons en laine, faits maison ! Passionnant ! chtifchtif : Que dire de plus?des images magnifiques, une histoire ultra-prenante, de l'aventure, du suspense!! tout est là. cette série est tout simplement devenue ma préférée (et c'est mon premier manga!) et j'encourage tout le monde à se ruer dessus... la tension ne se relâche jamais au cours de ces 1500 pages, même si le tome 3 marque une pause dans le récit alpin pour revenir sur terre et se conentrer sur des aventures plus communes aux récits à suspense... maintenant je me prend à rêver de montagnes, et d'une adaptation ciné...... soyo07 : Je viens de finir la lecture de ce Manga : je partage bien évidemment les avis postés antérieurement. Je voulais simplement insister sur un fait : l'alpinisme est au delà d'un sport, une passion humaine ou plutôt surhumaine très inexplorée par le monde des médias. Le sommet des dieux rend un hommage poignant à la montagne et à son environnement. Les dessins à couper le souffle donne à l'ensemble de l'oeuvre une dimension si réaliste que j'ai bien failli arrêté de respirer à moins de 300 mètres d'altitude (relevé effectué sur mon canapé !). Je verrai bien une adaptation cinématographique de ce manga. Bon, c'est pas tout ça, mais je vais aller chercher mon piolet, j'ai mon chat sauvage qui n'arrive pas à descendre du toit de ma maison. Marion N : Epoustouflant ! J'ai lu les 5 tomes en 1 semaine. Je ne pouvais plus m'arrêter, j'avais besoin d'aller au bout, j'étais prise dans la fièvre qui animé Fukamachi et le sombre Habu. Jamais je n'aurais pensé qu'un manga parlant de la montagne puisse tenir autant en haleine, éveiller autant de sensations et soit aussi intéressant et inoubliable. Comme les personnages, le lecteur se retrouve aggripé à la roche battue par les vents glaciaux. Fukamachi et Habu m'ont remué les entrailles. Si le premier est plus accessible dans ses sentiments, ses désirs, mon coeur est étreint par la force de caractère et la force plysique, crue, sans concession, du Loup Solitaire, Habu Joji. Il m'émerveille et me rappelle ces coeurs purs décrits pas Jospeh Kessel. Coeurs purs justement inaccessibles tout comme Habu dont la passion dévorante paraît incompréhensible. Ce récit de dépassement de soi, de volonté, de lutte contre la nature hostile et pourtant familière m'a émue aux larmes. Par ailleurs, le dessin de Taniguchi sublime l'histoire, donne vie à la montagne, transporte. Inoubliable !! spoon2001 : (cette avis se répercute sur les 5 tomes)Grandiose, il est vrai que je ne suis pas fan de manga. mais la, mais la, c'est que du bonheur... le premier tome en ma possession, il a fallu que je commande les 4 autres tomes. un dessin a vous couper le souffle, d'une finesse et d'un réalisme aprochant la perfection. un scénario magestueux.... fabuleux.... zanzibar : -De Jiro Taniguchi Adapté du roman de Yumamakura Baku. On pourrait le dire ainsi : « a chaque peuple ses héros, et ses Dieux, à chaque continent ses plaines et ses montagnes. » Ce n’est pas la première fois ( ni la dernière !) que l’on peut rencontrer des récits de montagnards. En France, on pourrait parler de l’auteur Pyrénéens Frison-Roche ( avec des romans comme : « Première de cordée ou la grande Crevasse » pour ne citer qu’eux !), nous parlant du drame inhérent à la montagne. Cela se traduit bien souvent en une lutte acharnée entre la nature, et le genre humain. L’Humain VS la nature. Cette lutte ne serait pas possible si les deux ne se cotoyait pas. L’image sur la couverture se veut explicite : L’homme se veut aussi grand qu’une montagne. Mais trop souvent, les auteurs nous font le coup de s ‘émerveiller devant la pureté de la montagne avec des termes du genre : « c’est grandiose, immense, fabuleux… ».Et dès qu’ils parlent des Hommes, immédiatement, n’y voyant que des horreurs leurs visages deviennent sombres. Alors « le sommet des Dieux » tombe-t-il dans les travers propre au genre ou non ?Enfin, je veux dire est-ce un récit humain ? Meme si le début du récit est amené, je veux bien sur parler de l’errance du Journaliste- photographe, il se nomme Fukamachi Kotoko, dans les ruelles du Népal ; il n’empêche pas une légère impression d’ennui jusqu’à l’apparition de l’ancien ( et toujours !) prodige de la montagne : « Habu jôji ». A partir de cet instant, il sera vital pour le journaliste d’en savoir plus sur cet Homme. C’est ce que nous découvrirons au fur et à mesure de ses rencontres. C’est par cet intermédiaire que nous connaitrons les aventures et les sentiments de ce formidable grimpeur… Mais l’auteur ne peut s’empecher de rompre « le charme » ( entendez : « Force de l’événement !») des personnages par une voix off maladroite aplatissant ainsi les forces émotionnelles. A cela s’ajoute le fait que les auteurs tombent par période dans le fabuleux piège de la montagne. Une œuvre plutot réussie lorsqu’elle s’attarde sur les expéditions humaines mais qui dégringole par moment dans la facilité... - kirua : Du Taniguchi, c'est toujours aussi magnifique.Un grand mangaka! obullix : Une bonne adaptation BD de cette tragique histoire. Les dessins de Taniguchi sont toujours aussi merveilleux. C'est vrai régalSi vous souhaitez utiliser cette fiche sur les pages de votre site ou de votre blog, vous pouvez copier/coller le code ci-dessous |