Avis des lecteurs Allerio : Les dessins sont presque moches, on s'attend au scénario comme on s'attend à voir une saucisse dans un hot-dog, le film tout comme la bd sont quelconques. Avec un titre aussi... amércain, on pouvait s'attendre à la surdose d'hémoglobines,de viscères, de tripes à l'air, et pire, à la démystification d'un des plus grands mystères du Londres victorien. David.D : From Hell est tout bonnement un chef d'oeuvre. Tout d'abord le scénario à une vrai dimension historique et nous plonge directement dans un Londres victorien plus vrai que nature. Une histoire de Jack l'éventreur comme vous vous ne l'auriez jamais imaginée; mais qui pourtant, plus qu'une simple fiction, deviens presque une hypothèse. Et c'est en lisant le dossier de références et de documentation, que l'on s'aperçoit que Alan Moore n'a pratiquement rien inventé mais a simplement jongler avec les documents déjà existant, tout en y ajoutant un côté ésotérique. Quant au dessin, au premier abord, il peut paraitre brouillon, mais il est totalement maîtrisé. Son aspect trituré, sombre, sert à merveille le scénario. From Hell est un pavé qui peut être difficile à aborder mais, une fois qu'on y est, on est subjugué. Du grand art, à lire absolument. davidvandenbulcke : histoire mille fois rabachée, bien entendu, mais les auteurs nous donnent une version qui en vaut bien une autre et l'histoire reste captivante de bout en bout, malgré l'épaisseur du bouquin. Dommage que la version filmée soit si mauvaise. nanard7th : Après la lecture de cet album, il m'a fallu près de trois mois (!!!) pour lire une autre BD. Tout me semblait fade, sans intérêt....On ressort forcément marqué par la lecture d'un tel chef d'oeuvre. Je l'avoue, il faut un certain courage pour se plonger dans cette oeuvre monumentale de près de 600 pages. 1er choc, le graphisme de Campbell : aride, touffu et surtout noir, très noir. Un écueil bien difficile à passer. Et pourtant, au fil des pages, on finit par s'habituer, à reconnaître les personnages et même à aimer ce graphisme si tourmenté et qui se montre, lors du dernier meurtre, à la hauteur de la folie de Gull !!! 2ème choc, l'érudition de Moore qui semble avoirt lu tout ce qui a pu être écrit sur cette affaire. Alors bien sûr, son hypothèse de départ peut être contestée mais elle aura au moins le mérite d'être suffisamment cohérente pour une grande majorité de lecteurs non spécialistes de Jack l'Eventreur. La lecture des appendices (près de 50 pages ...) offre un éclairage des plus passionnants (et permettent au lecteur de souffler un peu !!!). Le talent de Moore pour la narration et le découpage d'une histoire transpire tout au long d'un album qui mérite totalement l'ensemble des prix et distinctions obtenus. Seul problème de From Hell, tous les albums que vous allez lire par la suite risquent de vous paraître sans aucune saveur !!! safedreams : Enorme scénario qui prend le temps de bien raconter l'histoire pas à pas. L'ambiance fin 18ème est parfaitement retranscrite par le noir et blanc. Vraiment passionnant. starter : J'ai été impressionné par la justesse de ce scénario (hypothétique), de sa justesse et des nombreuses et complètes explications annexes qui font de ce pavé, une référence pour tout amateur de Jack the Ripper.Le seul bémol reste le dessin quelques fois confus dans les traits des personnages ainsi que la taille de certaines bulles dans lesquelles l'écriture très petite nous oblige à rapprocher le livre près des yeux. zemartinus : From Hell n'est pas une BD facile. La lecture peut être fastidieuse, le dessin rebutant et peu agréable, le scénario difficile à saisir... Mais si on fait l'effort d'aller jusqu'au bout, si on arrive à surmonter les passages ennuyeux, on se rend alors compte qu'on vient de lire un chef-d'oeuvre, une bande dessinée construite de manière extrêmement complexe (et complète), avec un nombre important de niveaux de lecture. Au départ l'ambition peut sembler assez faible : donner une version de l'énigme de Jack l'Eventreur. Mais là-dessus viennent se greffer tout un tas d'intrigues secondaires, un nombre impressionant de points de vue, de styles, de genres. From Hell est un livre complet, entier, comparable de par son étendu et le champs qu'il recouvre aux grands romans-fleuves tel que Guerre et Paix ou Les Misérables. C'est un livre énorme, tant par l'érudition et les connaissances qu'il aura fallu à son auteur pour l'écrire que par sa construction narrative impressionante et son contenu extrêmement riche. Seul une BD pouvait offrir un tel rendu (bien plus qu'un roman), et sans doute seul Moore pouvait le faire ainsi. Le livre débute difficiliement : on commence par ne rien comprendre. On nous livre des scènes, des informations dont on ne voit ni l'utilité ni même le rapport qu'elles ont entre elles, ça semble extrêmement confus et fouillis. Puis ça s'éclaircit petit à petit... vient alors un chapitre extrêmement fastidieux à lire (on est alors vers la page 90). Il s'agit de la visite des symboles francs- maçoniques de Londres par William Gull, accompagné de son fidèle cochet Nettley. Sans doute les 30 pages les plus denses de toute l'histoire de la bande dessinée (surtout compte-tenu du format comics). Il m'aura fallu plus d'une heure pour en venir à bout, et comme beaucoup j'ai faillit décrocher à ce moment-là, malgré que ce passage soit une mine de savoir vraiment intéressante à découvrir, passionante même sur certains points. La suite est moins difficile, on arrive à vraiment entrer dans le livre, avec ses hauts et ses bas. Viennent alors les 150 dernières pages, véritablement les plus prenantes du bouquin, les plus extraordinaires... Et dire que j'avais faillit lâcher le livre pas longtemps avant d'arriver à cette partie finale. On a le droit (enfin) au dénouement de toutes les intrigues que l'auteur a trainé jusque là, au recoupement de toutes les informations qui ont été éparpillées tout le long du bouquin. Et puis cet extraordinaire chapitre 14, tout à fait onirique, déroutant mais tombant à point, qui à cette faculté de nous transcender... On comprend d'ailleurs en re-feuilletant le bouquin que ce chapitre est dans la continuité logique d'autres parties et n'est pas un ovni malgré l'impression qu'il pourrait donner. Difficile à cerner dans sa plenitude lors d'une simple lecture, From Hell contient heureusement une appendice de 50 pages où Moore explique les passages sombres ou peu compréhensibles, donne ses sources, cite ses auteurs. Les renvois à ces notes sont du coup souvent le bienvenue et permettent de saisir l'oeuvre dans sa totalité pour peu qu'on se donne la peine de pousser la réflexion personnelle assez loin. Si vous souhaitez utiliser cette fiche sur les pages de votre site ou de votre blog, vous pouvez copier/coller le code ci-dessous |