La couverture est étrange : une photo de deux nymphettes dans le pur style pétasses allumeuses vous invitant du regard. En lisant le résumé, il s'agit en fait de chroniquer la rencontre entre richard et mary, les parents de peter parker alias spider-man, et de tante may et oncle ben. Le ton du récit est déjà donné par la couverture ! L'idée de mark millar est intéressante : désacraliser certaines icônes marvel en les rendant plus humaines par l'exploration de leur adolescence. Mais des erreurs de cohérence flagrantes (volontaires ? ) inscrivent clairement le récit dans ce qu'on appelle le "hors-continuité" et n'appelle à aucune répercussion sur l'univers marvel, ou même l'univers ultimate auquel il est pourtant fait certaine référence. Dommage, car (attention, spoiler ! ) faire de tante may la mère de peter, n'assumant pas sa maternité cachée et "laissant" son fils à son amie mary, était une direction intéressante pour l'univers ultimate, mais appelant clairement à la polémique et au lynchage de son auteur par les puristes. A lire pour se faire son avis sur la question, et surtout pour terry dodson, qui dessine les femmes dans un style pin-up absolument délicieux.