J'aime beaucoup cet album, surtout pour son originalité et son parti-pris, pas le plus facile. S'il est vrai que ca se "lit" vite dans le sens ou il n'y a pas beaucoup de texte, on put prolonger la lecture en s'attardant sur le dessin qui, s'il est épuré, est aussi très réfléchi et rempli de détails (les corps déchiquetés pendant les combats par exemple). L'action est très bien rendue, avec beaucoup de mouvement, et on est vraiment pris dans l'histoire. J'aime beaucoup le milieu de l'album, un très beau huis-clos ou les relations entre les personnages prennent leur vraie mesure. Bref, c'est pour moi une très bonne surprise. C'est vrai qu'on peut déplorer le fait que Delcourt n'ait pas voulu publier l'histoire en un seul volume mais on peut déjà s'estimr heureux qu'il ait bien voulu le publier tout court.
Je dois dire que j'ai beaucoup aimé cet album même si au final il est vite lu. C'est sûr que si on ne s'attache qu'au texte alors on sera bien déçu mais si on s'attarde sur le dessin on remarque très rapidement que pas mal d'idées sont suggéré par ce dessin remplit de détail qui nous longe véritablement dans l'histoire. De plus on apprend à bien cerner les personnages et leur personnalité à travers une scène idéale pour ce genre de développement : un huis-clos.
En fait le thème traité dans cet album qui est une dénonciation de la guerre et de ces effets d'après ce que l'on peut voir est très bien servit par ce style de développement. Il n'y a pas de grand discourt ni d'effets disproportionnés non l'album montre seulement les conséquences de la guerre pas des images très réaliste et avec pour protagonistes deux soldats qui semblent commencer à prendre consciences des effets de la guerre qu'ils mènent sur les population civiles et toute l'horreur que ça représente.
Superbe !
La scène d'ouverture envoie du bois ! La vitesse, les impacts et les environnements urbains sont parfaitement servis par le trait de bengal. (Note : le design de certains mechas est inspiré par celui dessiné par Masamune Shirow, créateur de la série Apple Seed.) Du bonheur pour les mirettes.
L'action furieuse cède ensuite place à une séquence carrément intimiste. Un contraste étonnant qui fait la richesse de ce premier tome. Cette absence momentanée d'action ne dessert pas le rythme du récit, bien au contraire. En effet, la relation entre les deux héros prend vite en consistance dans un huit clos très bien mené.
Au final, malgré une lecture effectivement rapide, on passe un très bon moment.
On m'a offert le deuxième tome de cette série, ce qui m'a permis de relire le premier tome, afin de me rafraîchir la mémoire, et d'enfin terminer le premier cycle de cette histoire de science-fiction de Jean-David Morvan. Je dois préciser que Inside et Outside n'est en fait qu'une seule longue histoire qui aurait tout aussi bien pu être publiée d'un coup en tant que 1 Shot de 92 planches. Néanmoins, le découpage de l'histoire a permis aux auteurs de nous présenter ce récit en deux tomes, directement liés à l'environnement dans lequel évoluent les deux personnages principaux, soient un pilote et une mécano de Meka.
Le contexte humaniste du deuxième tome me réconcilie du dégoût que j'ai ressenti lors de la lecture de la première partie de ce cycle, et du coup, permet de rajouter une bonne note au dossier personnel de Jean David en tant que scénariste. Toutefois, contrairement à ce que j'ai pu apprécier dans "Les Chroniques de Sillage", le dessin de Bengal, bien qu'il soit souvent agréable à regarder, créée un niveau de confusion quant à ce qui vient de se dérouler dans l'action et le déroulement de l'histoire. Il a donc été nécessaire de passer par dessus certains passages en espérant capter, par la lecture des planches suivantes, ce qui vient de se dérouler dans les cases qui n'offrent qu'un faible taux de compréhension, voire même carrément incompréhensibles. J'ai trouvé cet aspect de ces tomes plutôt navrant.
En résumé, Jean-David Morvan, à l'instar de ses autres écrits, nous offre une histoire de guerre et d'introspection très touchante, mais qui n'a pas bénéficié d'une attention médiculeuse de la part de Bengal, qui pourtant est un artiste très talentueux.
J'ai bien aimé cette fin, l'histoire est interessante, relativement bien développé même si certains point auraient selon moi pu être traité plus en profondeurs (mais celà aurait demander plus de tomes) comme par exemple les dégat collatéraux des combats, la torture (évoqué très rapidement) bref tout ce qui fait l'horreur de la guerre. Même si il y a très peu de dialogues les dessins en disent long et quels dessins. Le style me plait beaucoup et m'a bien fait accrocher à l'album. Bref un bon moment.
énorme déception durant la lecture du tome 2, qui selon moi est à éviter. Le huit clos est rompu, l'action est alourdie par une narration maladroite (plusieurs flash back ultra-convenus pendant une fusillade) et de pompeux dialogues. Cela plombe terriblement cette histoire pourtant superbement entamée dans un premier tome senti et intelligent. C'est dommage