Charlier bien inspiré!
Mais où sont donc les parents de ce pauvre Jacques, qui vit des aventures cauchemardesques dans le Berlin du "mur", qui plonge à 80metres et affronte des criminels nazis, virulents à souhaits ou des cagoulards sans pitié?
Cet album retrace toutes les années glorieuses du journal Pilote et de nos premières terreurs ...de papier.
Le récit est passionnant (toujours CHARLIER, on est rarement déçu) 3 grandes
histoires d'atmosphère, inspiré d'énigmes historiques, parmi lesquelles "les
faussaires de HITLER" et "les Templiers"; CHARLIER prend ses distances et ses
libertés avec l'histoire particulièrement dans le dernier récit et fait des templiers
une secte de dangereux criminels pour les besoins de son scénario. Brr!!!!! On
marche à fond et on frémit jusqu'au bout . Pas sûr que la technique du lavis soit
la meilleure qui soit pour accentuer le côté atmosphère noire. Les couleurs
sombres ( bistres, sépias) à la parution dans PILOTE, n'étaient pas mal non plus
Oui, cela a vieilli !
Oui, les histoires tiennent de l'improbable.
Mais il se dégage de ces histoires, partiuclièrement le lac de l'épouvante, et surotu "le secret des templiers" un charme certain bien qu'indéfinissable.
Nous sommes dans la continuation des "Disparus de St Agil" (la poésie en moins).
Si "Contre l'Ombre" doit être rangé dans le domaine des essais, "le lac de l'épouvante" est basé sur des faits réels puisque des billets en livre sterling, réalisés par les faussaires du Reich (et donc aussi vrais que les vrais) ont bien été plongés dans le lac Toplitz (on en retrouva quelques exemplaires).
Le jeune boy scout Jacques Legall demêlera à lui seul (avec quand même un peu le secours de la police sur la fin), les écheveaux de l'intrigue.
Le secret des Templiers est sans doute encore plus fort.Au début des années 60, Gérard de Sède , journaliste sulfureux, avait publié un livre intitulé "Les Templiers sont parmi nous". Le document était basé sur le témoignage d'un des gardiens du château de Gisors qui prétendait avoir creusé des souterrains, dans le plus grand secret évidemment et retrouvé les trésor des Templiers.
Charlier reprend le thème à son profit pour en faire tout simplement un chef de la BD pour la jeunesse !
A moins d'être un fan de Jacques Legall, on pourra éviter cet album. Il a certes d'éminentes qualités qui en faisiat un "must" dans les années 60 et les pages de Pilote.
Mais le temps a passé et les lecteurs d'aujourd'hui ont sans doute moins de naïveté, fraîcheur diront certains.
Bref, bien qu'assez prenante cette aventure n'est pas indispensable.
Suite et fin de l'album précédent.
Pour qui a gardé une âme d'enfant ou veut absolument connaître la fin de l'histoire, il ne faut pas hésiter. Si en revanche, vous avez un sanglier sur le feu, retournez à vos cuisines.
Si les aventures de Jacques Le Gall semblent parfois quelque peu niaiseuses, c'est du au fait qu'un jeune ado démantèle à lui seul de super organisations criminelles. Même si sur le moment, il nous plait d'y croire, on dit ensuite que "cela a quand vieilli".
Cette avenutre-ci est en revanche, malheureuseùent toujours moderne, puisqu'il s'agit du passage clandestin de travailleurs immigrés vers les côtes européennes.
Une simple tempête va dérégler la mécanique des passeurs et permettre à Jacques Legall de faire cesser ce nouveau type d'esclavage.