Heureusement, Van Hamme pour son tout premier scenario a l'intelligence de ne jamais sombrer dans la vulgarité, de même que Cuvelier reste du bon côté de la frontière entre érotisme et porrnographie.
Un album sympathique donc, surtout dans cette édition avec un supplément très intéressant sur les auteurs.
Lorsque j'ai vu que Van Hamme avait écrit cet album, j'ai été étonné, je ne penssé pas qu'il s'était aventuré de ce coté ci d'une histoire.
A ma grande surprise, des dessins assez bien et une histoire sympathique, dont l'histoire a l'avantage de ne pas partir dans la vulgarité et le pornographie, donc j'ai bien apprécié.
L'un des premiers scenarios de Jean Van Hamme. A l'époque, toujours cadre d'une multinationale, il décide de donner le nom d'un de ses "produits" à son héroïne. On imagine la tête des dirigeants de la boîte quand s'ils se sont rendu compte de la chose (nous sommes en 1968 alors !).
Van Hamme connait sa mythologie sur le bout des doigts et sait tisser une histoire qui, au delà des charmes de son héroïne, nous propose justement de visiter cette même mythologie.
Ceci nous vaut de rencontrer dieux (et déesses !) et demi-dieux de l'Olympe.
L'album bénéficie de la qualité du dessin de Paul Cuvelier dont les femmes n'ont sans doute jamais été aussi sensuelles que dans ce livre là (et pourtant ...).
Bref, un bien beau moment.
Soulignons que l'édition "colorisée" de Claude Lefranc ne rend pas grace au talent de Cuvelier, c'est même un complet ratage.
A noter que la fin est inspirée par celle d'un philosophe grec. Comme quoi Van Hamme est un homme de grande culture.
Epoxy, une jeune femme charmante, a un bien étrange accident aux larges des côtes de Grèce. Elle se retrouve dans une sorte de dimension parallèle, qui l'a entraîné en pleine mythologie, où elle va rencontrer dieux et déesses et vivre toutes sortes d'aventures initiatiques.
Le premier scénario de Van Hamme. Cuvelier lui avait proposé d'écrire une histoire avec des femmes nues, Van Hamme avait alors songé à la mythologie, pour écrire une histoire avec contenance, permettant de montrer sans vulgarité des femmes dénudées.
On reconnait le découpage Van Hamme (peu ou pas de descriptifs, pas de textes trop longs, lisibilité), et le beau dessin de peintre de Cuvelier.
L'histoire reste tout de même assez confuse et la fin surprenante. A lire, lorsque l'on sait ce qu'est devenu le scénariste!