Une très bonne serie tant par le dessin que le senario, il est étonnant qu'elle reste incomplète voire méconnue. Amateurs de capes et d'épées ainsi que d'histoire, à consommer sans modération !
Avant d’entamer le dernier tome de la série des Pionniers du Nouveau Monde, qui d’ailleurs est réalisée par les mêmes auteurs que cet album-ci, j’ai voulu découvrir les autres oeuvres signées Ersel et profiter des prouesses d’auteur de Maryse Charles.
Ce premier tome historique, bien que prenant place dans les Highlands d’Écosse du XVIIIème siècle, offre une nouvelle dimension jusqu’ici inexplorée par les auteurs : le côté mystique des anciennes religions celtiques. En effet, les visions et la sorcellerie - dans le sens propre et non chrétien – sont d’usage dans cet album et sert de cadre de fond pour le personnage qui prête son nom à l’album.
Un premier tome intéressant qui invite son lecteur à poursuivre la série dans le prochain, illustré toujours avec autant de soin sur de très beaux canevas naturels tels qu’Ersel a plus d’une fois démontré sa maîtrise.
Après avoir collaboré sur "les pionniers du Nouveau Monde", Nouwens alias de Maryse Charles et Ersel décident de remettre cela. L'intérêt de l'Ecosse était déjà patent dans cette série précédente, alors pourquoi ne pas en faire le sujet central d'une nouvelle série ?
D'autant que dans les deux cas l'ennemis reste l'Anglais.
Si vous avez aimé Rob Roy, Kidnappé et autres romans du même genre, vous allez adorer cette claymore.
Les BD se déroulant en Ecosse durant la révolution jacobite ne sont pas si nombreuses qu'on puisse négliger cette série. D'autant que Maryse Charles qui aime les femmes au fort caractère nous a gratifié avec Eileen d'un personnage peu commun.
Le tout se déroulant lors du chant du cygne écossais avant que l'Angleterre ne mette définitivement la main sur le pays.
L'agonie de l'Ecosse jette sur les mers les derniers soutien de Bonnie Prince Charlie. Parmi eux, Eileen et Gillander bien sûr. Mais il serait trop simple de les voir enfin trouver un havre de paix puisqu'il vont être victimes de naufrageurs.
J'aimerai ici pousser un coup de gueule, non pas sur la série, mais sur les éditeurs ! Ne serait-il pas décent quand on décide de "tuer" une série par manque de succès de terminer la saga proprement; sans laisser ces braves couillons de lecteurs -qui ont entre parentèses dépenser quelques sous pour assurer le succès- le bec dans l'eau ? Cela me paraît être la plus minime des courtoisie et si ce langage peut paraître désuet, j'irai plus loin en leur disant que c'est aussi -et surtout pour eux- un excellent marketing. Ainsi les lecteurs ne regarderaient plus à deux fois avant d'entamer une série puisqu'ils auraient la certitude d'aller au bout, même si cette fin doit être écourtée.
Si la politesse est absente dans la réflexion des éditeurs, celle du profit doit pouvoir y trouver sa place, non ?