
Ce qui marque d'abord dans ces deux histoires, c'est le trait de Tardi, différent
de ce qu'il fera par la suite. Il est ici beaucoup plus nerveux, taillé à la serpe,
avec un noir et blanc angoissant, très bien accordé au ton de cette histoire
sombre et cauchemardesque : un écrivain est confronté à son imaginaire et
doit faire face à ses personnages de roman.
Il y a certes des maladresses, mais on aurait aimé voir Tardi retourner à ce
genre d'histoires totalement libres, on l'y sent très inspiré.
La deuxième "nouvelle" (La Bascule à Charlot) est certes moins intéressante
mais reste une bonne histoire, avec encore ces dessins angoissants et une
ambiance très lourde.
Bref, un Tardi différent de celui que l'on connaît.