Corto Maltese - Avis des visiteurs

36 Avis sur la série et les albums
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1. La ballade de la mer salée
par Allerio le 13/03/2003  
Indispensable car mythique est ce marin aventurier naviguant entre rêve et réalité, entre l'Atlantide illusoire et l'Europe du début du siècle ravagée par la guerre.
Un héros inconnu comme il n'en existe plus, comme il ne peut plus en exister, car les rêves, les utopies, les principes, aujourd'hui n'existent plus. C'est la nostalgie, les illusions perdues, les causes justes qui échouent tout le temps que décrit Pratt dans son oeuvre. Une oeuvre qu'on redécouvre à chaque lecture, tellement son univers est riche de peuples, de cultures, de références constantes à l'ésotérisme et aux monuments de la littérature. Impossible d'en faire le tour, c'est cela le mystère insondable de l'énigmatique Corto Maltese.


1. La ballade de la mer salée
par viking13 le 16/06/2004  
Véritable Chef d'oeuvre. Entre mystisime et aventure. A lire immédiatement.


1. La ballade de la mer salée
par safedreams le 02/04/2006  
Je n'aime habituellement le N&B mais celui ci est de toute beauté et d'une précison superbe. C'est vraiment très bon.


1. La ballade de la mer salée
par cristou64 le 20/06/2007  
Je dispose d'une édition DL:4ème trimestre 1975,mais sans rabat????


1. La ballade de la mer salée
par zemartinus le 30/08/2007  
Ce récit est d'une très grande puissance romanesque, passant de la simple
aventure au drame humain, les relations entre les personnages et le
dévoilement progressif de leur personnalité étant très bien mis en scène.

L'intérêt principal de l'album tient dans son panel de personnages, dont le plus
intéressant semble être le Moine, mégalomane susceptible qui est en faite un
homme tourmenté et à moitié fou. Sans oublier Raspoutine, Pandora, Caïn,
Cranio, Tarao et Slütter, qui sont autant de personnages à la personnalité
profonde et attachante. Et Corto Maltese bien sûr.


1. La ballade de la mer salée
par pierryves le 02/06/2009  
Il m'a fallu du temps avant d'arriver à lire entièrement un Corto Maltese. Sans doute parce que ça me paraissait toujours austère à cause du noir & blanc. Finalement j'ai eu le temps de pouvoir lire tranquillement LA BALLADE DE LA MER SALEE, ce qui m'a incité à aller un peu plus loin. Cette première aventure (parue à l'origine de 1967 à 1969 en Italie) n'est pas celle que je préfère. Le scénario n'est pas particulièrement original mais tient bien la route (on se doute quand même bien de l'identité du Moine bien avant ça nous soit révélé). De même, certaines cases sont assez incompréhensibles à cause du noir et blanc.

Mais ce noir & blanc se révèle indispensable à la narration des aventures de Corto Maltese. J'ai feuilleté la version couleur et la moiteur, l'ambiance tropicale et l'atmosphère oppressante de l'histoire, s'ils ne sont pas complètement supprimés, sont considérablement atténués. La couleur banalise l'histoire et ôte la personnalité de l'ensemble. Les peronnages perdent en force et les décors en puissance suggestive. Et cette remarque s'applique à toutes les histoires tropicales. En revanche la couleur sauve certains épisodes pour lesquels Pratt bâcle un peu son dessin (LA JEUNESSE, SAMARKAND).

En tout cas, je ne suis pas fâché du tout d'avoir persisté à découvrir le monde de Corto Maltese dont j'entends parler depuis si longtemps mais qui me semblait si hermétique. Cependant, je dois avouer que je ne comprends pas vraiment l'engouement général (et à l'unanimité louche, je dois dire) pour ce personnage plus que pour un autre.


2. Les Ethiopiques
par viking13 le 16/06/2004  
L'afrique, un lieu idéal pour les Marabouts et autres croyances occulte. De l'aventure, du voyage et du mysticisme. A lire immédiatement.


2. Les Ethiopiques
par mangela le 30/09/2005  
Corto Maltese, c'est Hugo Pratt qui nous fait partir en rève...

Les Ethiopiques, superbe voyage en Afrique, très belle rencontre avec Cush.

'Et où iras-tu maintenant?' lui demande Cush... 'Je ne sais pas... loin...'


2. Les Ethiopiques
par safedreams le 02/04/2006  
Toujours aussi bon mais un ton en dessous que le 1er tome. Le charme opère moins.


2. Les Ethiopiques
par zemartinus le 30/08/2007  
Des histoires plaisantes dans les zones désertiques de l'est africain, des
aventures guerrières agréables à lire, et surtout Cush, un personnage
fascinant qui donne tout son intérêt à cet album.


2. Les Ethiopiques
par pierryves le 03/06/2009  
Curieux que LES ETHIOPIQUES datant de 1972-73 et faisant immédiatement suite aux CELTIQUES (1971-72) soit paru juste après LA BALLADE DE LA MER SALEE (1969), laissant de côté tout ce qui s'est passé dans la vie de Corto Maltese entre ce dernier et donc LES ETHIOPIQUES.
Je ne comprends décidément pas pourquoi les éditeurs n'ont pas édité les aventures de Corto Maltese dans l'ordre où elles se sont produites.
Enfin bref. En dehors de ces considérations - qui aujourd'hui ne sont plus du tout gênantes, mais qui l'étaient certainement dans les années 1970 et '80 - LES ETHIOPIQUES est quand même beaucoup mieux que LES CELTIQUES qui manquaient cruellement d'exotisme. Car les aventures de Corto ont à mon sens besoin d'une base de deux éléments majeurs pour fonctionner : Corto Maltese + exotisme tropical (sauf exception : CORTO MALTESE EN SIBERIE).
Le premier chapitre "Au nom d'Allah..." plante le décor africain et introduit le fameux personnage de Cush. Personnage qui, je dois le dire, m'a un peu déçu d'après ce que j'ai pu lire à son sujet. Je le trouve beaucoup moins fascinant et attachant que Bouche-dorée par exemple. Mais bon...
"Le Dernier Coup" renvoit à une histoire précédemment lue dans LES CELTIQUES. "Et d'autres Roméo et d'autres Juliette" vaut plus pour son atmosphère que pour son originalité. "Les Hommes léopards" est de loin la meilleure histoire de cet album attachant sans être indispensable.
Et comme l'a signalé un autre BDthiste, les éditeurs seraient priés de faire preuve d'un peu de bon goût en conservant les couvertures originales de l'auteur lors des rééditions successives au lieu de pondre des couvertures froides et un brin austères, tel que c'est le cas actuellement.


3. Sous le signe du capricorne
par viking13 le 17/06/2004  
Hugo Pratt nous fait toujours rêver en voyagent.
Ce Corto Maltese est comme toujours un vrai petit bijou.
Il nous permet de découvrir les racines de Corto Maltese et son goût pour l'aventure.


3. Sous le signe du capricorne
par madlosa le 01/11/2006  
J'ai ressorti ma vieille BD enfouie au milieu d'autres volumes d'Hugo PRATT et je suis reparti en voyage avec Corto, Steiner, Morgana et Bouche Dorée. Il n'y a rien à dire, ces histoire sont à la source de tout sans l'artifice de la couleur. Les héros sont subtils, kesseliens en quelque sorte. J'ai pris autant de plaisir à le relire une énième fois !!!


3. Sous le signe du capricorne
par pierryves le 03/06/2009  
SOUS LE SIGNE DU CAPRICORNE est l'album le plus réussi d'Hugo Pratt concernant Corto Maltese. Jamais le noir et blanc ne sert aussi bien l'histoire qu'ici. Les tropiques, le vaudou, la chaleur la moîteur transpirent littéralement des 6 récits compris dans cet album.
Excepté "A cause d'une mouette" qui est un petit peu à part dans l'ensemble, le tout se tient admirablement.
Chose curieuse de la part des éditeurs, ces histoires qui datent de 1970 et font immédiatement suite à LA BALLADE DE LA MER SALEE ne sont parues qu'en troisème, après LES ETHIOPIQUES créés en 1972-73. Elles furent pourrtant les toutes premières histoires de Corto à paraître pen France


3. Sous le signe du capricorne
par pierryves le 03/06/2009  
(suite du précédent avis - à cause d'une erreur de manip' involontaire)
... elles furent pourtant les premières aventures de Corto à paraître par épisodes en France dans Pif gadget. CORTO TOUJOURS UN PEU PLUS LOIN (1970-1971) dont les histoires sont du même moule, n'est paru quant à lui qu'après CORTO MALTESE EN SIBERIE (1974-1977).


3. Sous le signe du capricorne
par zemartinus le 30/08/2007  
Cet album réunissant six histoires d'une vingtaine de pages chacune raconte
les voyages de Corto Maltese à travers l'Amérique du Sud et les caraïbes. Il
s'agit d'un enchaînement d'histoires d'aventure où magie noire, vieilles cartes
au trésor et mystérieuses intrigues s'entremêlent.

L'album n'est pas désagréable à lire, mais du fait du manque de place, il y a
un surplus de texte à chaque case, ce qui devient parfois barbant.


4. Corto Maltese en sibérie
par viking13 le 17/06/2004  
Corto rentre dans les péripéties de l'histoire, bien malgrès lui d'ailleur. Visite de la Chine, de la Russie, une aventure mouvementée avec des personnages toujours aussi mysterieux.
Raspoutine comme ces origines l'indique est bien entendu un élément clef de cette histoire, pour notre plus grand plaisir.


4. Corto Maltese en sibérie
par zemartinus le 30/08/2007  
À travers une région dévastée par la guerre et la violence (l'Asie du nord-est),
Corto Maltese vit une aventure où s'entremêlent coups de feu et coups de
couteau et où des personnages atypiques font leur apparition, tous plus
extrêmes les uns que les autres, que ce soit dans la cruauté ou le romantisme
(il y a notammant le Baron Von Ungern-Stenberg, le plus étrange de tous en
plus d'être un personnage historique).

Un album grandiose, une aventure superbement racontée où la rudesse des
caractères va de paire avec celle des décors. La cruauté de l'homme et le
chaos de toute une région sont très bien retransmis. Selon moi, il s'agit là du
meilleur album de la série, et c'est incontestablement un grand classique du
9e Art.


4. Corto Maltese en sibérie
par guppy le 04/11/2008  
Pas le meilleur Corto pour moi ! Trop de personnages et de noms différents qui n'apparaissent que sporadiquement et qui rendent la compréhension assez difficile. Par contre, les dessins sont très réussis ! Aussi quelques notes d'humour de la part de Corto et Raspoutine. En conclusion, c'est moyen et ça aurait pu être mieux si l'auteur ne s'était pas tant éparpillé par moments.


4. Corto Maltese en sibérie
par pierryves le 08/06/2009  
CORTO MALTESE EN SIBERIE est certainement l'album le plus achevé et le plus abouti des aventures du marin maltais. L'histoire est assez complexe, sans toutefois être confuse. Cette densité permet de pouvoir relire l'album en le redécouvrant à chaque fois sous un angle nouveau. Les dialogues sont plus achevés qu'auparavant avec des touches d'humour bienvenues et le graphisme qui avait atteint "son niveau de croisière" depuis LES CELTIQUES parvient à être encore meilleur. L'ambiance asiatique transpire comme auparavant celle des tropiques dans SOUS LE SIGNE DU CAPRICORNE / CORTO TOUJOURS UN PEU PLUS LOIN.
Autre grande qualité : les personnages secondaires. Raspoutine en tête de liste qui est jubilatoire et "meilleur" que jamais. Il faut dire qu'il est dans son pays où le chaos reignant semble convenir parfaitement à son esprit taré. Pour lui, c'est l'osmose. Dans cet album Corto et lui sont proches, on les sent parfois même réellement amis - même si c'est bref. Et puis il y a Changaï-Li, autre personnage ambivalent et majeur. De plus, l'idée de "Elle" ajoute une notion d'humanité supplémentaire qui profite au personnage de Corto, mais aussi au réalisme de l'ensemble. CORTO MALTESE EN SIBERIE est sans conteste la grande réussite d'Hugo Pratt. Son chef d'oeuvre ? Je ne sais pas, je ne connais pas l'intégralité de son oeuvre. Ce n'est cependant pas par cet album qu'il faut commencer à se plonger dans l'univers de Corto. L'idéal étant bien sûr de les lire dans l'ordre : LA BALLADE DE LA MER SALEE (1967-69), SOUS LE SIGNE DU CAPRICORNE (1970), CORTO TOUJOURS UN PEU PLUS LOIN (1970-71), LES CELTIQUES (1971-72), LES ETHIOPIQUES (1972-73), CORTO MALTESE EN SIBERIE (1974-77).
Dommage encore une fois que l'aquarelle originale ait été remplacée par cette simple vignette (extraite de La Division sauvage) en couverture des édition actuelles.


4. Corto Maltese en Sibérie
par Allerio le 29/04/2003  
L'album qui a "inspiré" (c'est un bien grand mot...) le dessin animé (ce dernier étant pour moi une sinistre opération commerciale, doublée d'une vulgarisation infâââme de l'oeuvre de Pratt, triplée d'une escroquerie honteuse!) est certainement le plus complexe sur le plan historique. A ce sujet, la réédition de cet album présente en introduction quelques pages passionnantes sur le contexte historique et les personnages (réels!) de l'histoire. Dommage que la couverture soit aussi moche par rapport à l'édition originale... Sinon, l'histoire en elle même est monstrueuse d'imagination! 1919, Corto Maltese est chargé par une société secrète de s'emparer d'un train contenant l'or du Tsar Nicolas II, bien sûr, cet animal de Raspoutine et sa rhétorique si particulière n'est jamais loin pour suivre Corto dans l'aventure!
Comme toujours, Hugo Pratt parvient par un tour de génie à nous envoûter à tel point que l'on ne distingue plus la réalité historique de la fiction, de telle sorte que l'on se pose malicieusement (ou béatement...) la question fatidique: et si Corto Maltese avait réellement existé... Qui sait?


5. Toujours un peu plus loin
par zemartinus le 30/08/2007  
Au cours des cinq histoires de cet album, c'est dans la forêt amazonienne que
l'on retrouve Corto Maltese. Ce sont principalement des histoires d'aventure
qui nous sont racontées ici. Des histoires que par ailleurs je trouve assez
ratées, à l'exception de la "Lagune des Beaux Songes", un très beau récit d'où
émane une envoûtante magie.


5. Toujours un peu plus loin
par pierryves le 03/06/2009  
Il est vrai, ainsi que le dit le précédent avis, que les histoires de cet album sont un cran en-dessous de ce qu'on avait pu lire dans SOUS LE SIGNE DU CAPRICORNE. Cela dit, c'est ici qu'on a la résolution de l'amnésie de Corto et que l'on retrouve Soledead Lokäarth. Tout ce que l'on peut apprécier dans CAPRICORNE du point de vue graphique et de ce qui en émane se retrouve également ici.
"La Lagune des beaux songes" est effectivement une très bonne histoire, mais "Fable et grands-pères" vaut aussi qu'on s'y arrête. Le premier récit ("Têtes de champignon") a un scénario bien construit, "La Conga des bananes" et "Vaudou pour M. le président" sont certes moins palpitants, mais l'ensemble CAPRICORNE / UN PEU PLUS LOIN constitue à mes yeux un ensemble homogène qu'il faut considérer comme un tout, et non séparément. Même si effectivement SOUS LE SIGNE DU CAPRICORNE peut se suffire à lui-même.


6. Les Celtiques
par Allerio le 27/03/2003  
Peut-être l'album le plus mythique de Corto Maltese (avec les éthiopiques), des histoires magnifiques (avec une légère préférence pour "concert en o mineur et...") sublimées par un Noir et Blanc qui donne toute sa magie à l'oeuvre d'Hugo Pratt. Ce qu'on adore chez Corto, ce sont ses silences impénétrables qui en disent plus longs que n'importe quelles paroles, ce sont ses quelques répliques et piques bien senties, et ce sont surtout ses attitudes, figées dans de superbes dessins chargés d'émotions (que seuls les farouches admirateurs pourront percevoir, les autres n'y seront pas sensibles, les trouveront communs, et tourneront la page indifféremment...les fous!).
Magnifique.


6. Les Celtiques
par zemartinus le 30/08/2007  
Les Celtiques raconte le passage de Corto Maltese en Europe pendant la
Première Guerre Mondiale.

Trois chapitres m'ont particulièrement plus dans cet album : "Sous le Drapeau
de l'Argent", "Songe d'un Matin d'Hiver", et "Côtes de Nuits et Roses de
Picardie". Le premier des trois est un régal à lire pour sa légèreté et sa
drôlerie, la multiplication des personnages permettant une multitude
d'évènements simultanées. Le second brille par sa magie et son originalité,
nous portant au sein des mythes celtiques. C'est d'ailleurs un grand classique
de la série. Enfin, le dernier chapitre est une très grande réussite
scénaristique, avec une histoire qui m'a véritablement régalé.


6. Les Celtiques
par jblanc le 12/11/2007  
Véritable chef d’oeuvre d’humour, de mélancolie et de rêveries. “Les Celtiques” voit Corto Maltese se promener - ou plutôt stationner dans 6 lieux différents, depuis la lagune de Venise (écho de la future Fable de Venise ?) jusqu’à l’Irlande froide et sanglante, en passant par la Bretagne française, celle anglaise et les côtes flamandes.
6 histoires reliées par le personnage Corto Maltese, sa démarche nonchalante et ironique, un peu désabusée, et quelques événements dans lesquels il est tantôt arbitre, partie prenante, ou simple spectateur regardant la tête en l’air voler l’avion du Baron Rouge. 6 histoires d’une grande poésie, où Pratt fait appel aux rêves et aux références littéraires (“Songe d’un matin d’hiver” reprend évidemment Shakespeare, son Songe d’une nuit d’été et ses personnages féériques ; “Sous le drapeau de l’argent” voit un personnage américain nommé Hernestway participer à la guerre en Europe et qui, plus tard, rédigera un ouvrage titré Adieu au Bataillon : Ernest Hémingway et son Adieu aux armes), à un humour basé sur une ironie douce et mélancolique et sur un constant décalage des discours par rapports aux situations des personnages, et sur des intrigues plus inégales. De ces dernières, parlons-en : Pratt a la capacité d’intéresser le lecteur tant sur une histoire complexe d’espionnage que sur un conte de marionnettes a priori abscons et qui revient sur le premier type, que sur des histoires plus linéaires et simples.
A noter le superbe “Concert en O mineur pour harpe et nitroglycérine”, où Corto Maltese, sans exprimer quoi que ce soit, montre une faille en lui qui en fait un véritable solitaire malgré tous les amis qu’il semble avoir de par le monde.


6. Les Celtiques
par pierryves le 03/06/2009  
J'ai été vraiment déçu par LES CELTIQUES. Et pourtant, appréciant les précédentes péripéties de Corto depuis peu et étant breton d'origine, j'attendais beaucoup de ce tome "celte" dont on peu souvent lire (comme sur BDthèque) qu'il s'agit d'un des meilleurs de la série.
Et bien j'avoue n'avoir pas trouvé grand intérêt à ces histoires excepté "L'Ange à la fenêtre d'Orient" qui se passe... à Venise. Un comble. Et puis, il faut bien le dire, les tropiques me manquent. Ce qui fait que les aventures du bourlingueur maltais m'ont bien plues tient en grande partie au dépaysement particulièrement bien rendu dans les histoires précédentes (LA BALLADE DE LA MER SALEE, SOUS LE SIGNE DU CAPRICORNE / CORTO TOUJOURS UN PEU PLUS LOIN). Ici, même si le dessin de Pratt semble atteindre son apogée, on se trouve plongé dans un univers froid et européen (guerrier qui plus est) ou rien ne fait rêver.
Corto est anecdotique dans "Sous le drapeau d'argent" ; "Concert en O mineur..." aurait sans doute gagné à être plus développé et à faire un récit complet ; "Songe d'un matin d'hiver" est vraiment tiré par les cheveux et n'est qu'un prétexte à faire intervenir des personnages my(s)thiques dans une histoire d'espionnage très banale ; "Burlesque..." est du même moule et fait office de remplissage. Quant à la dernière histoire évoquant le Baron Rouge, Corto n'est que spectateur mais il y a une ambiance intéressante.
Mais tout cela ne suffit pas à faire des CELTIQUES un passage obligé des aventures de Corto Maltese.


7. Fable de Venise
par Allerio le 14/08/2003  
L'album le plus fou-fou de la série, Hugo Pratt s'amuse mais n'oublit pas pour autant une petite intrigue étrange bien ficelée, un humour très réussi et une fin totalement absurde. Quelques scènes d'anthologie.
Ah, Venise...


7. Fable de Venise
par zemartinus le 30/08/2007  
C'est la troisième fois que Corto Maltese se rend à Venise, la deuxième que
son séjour nous est raconté. Ici, le héros maltais hère à travers les ruelles et
les cours de Venise, pas celle des cartes postales, mais la Venise des
mystères, la Venise des légendes, la Venise des cours cachés et des sociétés
secrètes... La Venise des fables...

Une belle histoire romantique et posée,différente de ce qui s'était vu dans les
précédents albums de la série. Il ne s'agit pas d'un album que j'apprécie
énormément, mais il est vrai qu'Hugo Pratt a signé avec "Fable de Venise" une
très belle bande dessinée.


8. La maison dorée de Samarkand
par Allerio le 14/08/2003  
L'histoire n'est pas trè facile à suivre, incroyablement dense, et nous emmène de l'île de Rhodes en Afghanistan en passant par la Turquie d'Enver Pacha. Cet album est foisonnant d'Histoire et d'Aventures, Corto cherche un temps le trésor d'Alexandre, puis essaie entre autres de délivrer Raspoutine des geôles de Samarkand... Il doit affronter également malgré lui son double Chevket, qui lui attire des tas d'ennuis. Problême, selon feu la nina de Gibraltar, rencontrer et, encore pire, tuer son double porte malheur... et Corto est plutôt du genre supersticieux.


8. La maison dorée de Samarkand
par zemartinus le 30/08/2007  
La Maison Dorée De Samarkand raconte le périple de Corto Maltese à travers
l'Asie orientale et mineure, le long de la route de la soie.

Un album très plaisant à lire où l'humour omniprésent et la spontanéité des
dialogues sont des plus, mais dont le scenario semble un peu baclé, surtout
pour une aventure de cette envergure. Les scènes où apparaît Raspoutine
sont des pures plaisirs, au meme titre que les divers rêves et étrangetés
semés dans le récit.


8. La maison dorée de Samarkand
par pierryves le 17/06/2009  
LA MAISON DOREE DE SAMARKAND rappelle beaucoup CORTO MALTESE EN SIBERIE par certains côtés, ne serait-ce que par la région explorée cette fois-ci encore par le célèbre marin, à savoir l'Asie. L'histoire est encore une fois très dense et nécessite plusieurs lectures pour en comprendre tous les rouages. Raspoutine est toujours en grande forme et bénéficie des meilleures répliques. En revanche le dessin se déteriore encore plus. Déjà dans FABLE DE VENISE on pouvait reprocher à Pratt de bâcler certaines cases. Ici, c'est encore plus flagrant, et pire : systématique. C'était peut-être pour lui un nouveau style, mais pour le lecteur ça fait plutôt "fait à la va vite". Et c'est bien dommage car si LA MAISON DOREE DE SAMARKAND était aussi graphiquement réussi que les albums des années 1970 (CAPRICORNE, PLUS LOIN, CELTIQUES, ETHIOPIQUES, SIBERIE), la perception d'ensemble serait nettement meilleure. C'est indéniable. Le pire sera atteint avec MÛ qui, graphiquement, confine au j'm'en foutisme.
A noter que la couverture de la réédition qui, comme celle des ETHIOPIQUES, est pour une fois plutôt réussie a subi les affres de la censure puisque la cigarette de Corto a été effacée (cf case 8 page 43).


9. Tango
par Allerio le 14/08/2003  
Corto part en Argentine à la recherche d'une de ses anciennes amies mais découvre qu'elle est morte. Elle était devenue prostituée au sein d'un réseau de filles polonaises appelé "Warsavia" (historique) et Corto est bien décider à la venger...
L'histoire manque cruellement de panache, Pratt n'arrive pas à nous faire partager son admiration de l'Argentine et de son tango. Oh bien sûr on retrouve toujours ce petit truc typique des aventures de Corto Maltese, entre histoire et fiction, mais mystère et humour font ici malheureusement défauts.


9. Tango
par zemartinus le 30/08/2007  
Toute l'action se passe à Buenos Aires, et Corto Maltese est un héros un peu
passif. Il se pose plus en spectateur qu'en acteur. L'ambiance, elle, est noire.
Proxos et macros de toutes nationalités d'Europe se massacrent sur fond de
Tango.

J'aime beaucoup cet album au charme unique, ressemblant par certains côtés
à "Fable de Venise" (l'action se passe dans une seule ville, il ne s'agit pas
d'une aventure, l'histoire est plutôt calme...) mais avec une saveure en plus,
une sorte de goût amer dût au calme et à la lenteur de certaines scènes, et
renforcé par la fin de l'album. L'ambiance sombre et glauque est des plus
prenantes.


10. Mû
par jblanc le 12/11/2007  
Ce n’est pas transcendant, ce n’est pas un chef d’oeuvre de Pratt. Sur le plan simplement graphique, Pratt n’a pas fait d’efforts, mais cependant ses dessins restent très efficaces : ils ne perdent que peu de choses (la précision, le décor peut-être) à la simplification. Pratt a donc de ce point de vue su dépasser le côté graphique traditionnel de la bande dessinée ; en quelque sorte il en transcende les règles graphiques. On peut rapprocher ce geste de celui de Baudoin qui affirme n’être pas plus juste que lorsqu’il va au plus vite, au plus spontané (son "trait"). Reste l’histoire, qui est peut-être le point le plus discutable, malgré les apparences, de Mû. Pratt nous emmène dans une histoire onirique, fantasmagorique, hallucinatoire, où pour avancer, être sauvé ou comprendre il faut absorber un champignon ; une histoire simplifiée, comme le dessin, à l’extrême dans ses structures : Corto dialogue directement, dans une sorte de demi-rêve, une ivresse des profondeurs indéterminée, avec les statues au fond de l’eau. Corto et sa bande sont dès la première case sur le lieu où l’on accèdera à Mû, ou si près que cela ne fait pas de différence. Mais à côté de cette simplification narrative, le propos reste très mystérieux, Pratt adorant les énigmes comme Venise. Bref on est un peu perdu, à vrai dire, et le fond de l’histoire nous laisse un peu sur notre faim...


10. Mû
par zemartinus le 30/08/2007  
La quête (initiatique?) de Corto Maltese et de ses amis d'Amérique du Sud
pour retrouver le royaume perdu de Mû.

Première chose à souligner : la très mauvaise qualité des dessins, qui sont
carrément baclés, même si cela est en harmonie avec la spontanéité du
scenario. Scenario qui laisse à désirer... À trop vouloir nous emmener dans la
monde des songes, Hugo Pratt rate ses effets et rend le fil du récit
insaisissable. Cela reste un avis personnel. "Mû", on aime ou on aime pas.


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