
Je m'attendais à un truc ultra-rétro et méga-kitschissime imbuvable et c'est vrai que le kitsch et le rétro sont présents, mais c'est tellement léger que ça passe. En fait, c'est un bouquin sympa. Bien sûr Barbarella exhibe sa plastique avantageuse à la moindre occasion, mais sans toutefois tomber dans le lourdingue (c'est plus du comique de répétition - A l'époque, en 1962, ça devait surtout être perçu comme choquant de la voir se dépoitrailler pour un oui ou pour un non). Les trouvailles de Forest sont sans doute inégales et l'histoire un peu chaotique, mais certaines idées valent le coup d'oeil et les petites touches d'humour agrémentent le récit comme il se doit. Et puis, il y a surtout le dessin si personnel que j'apprécie toujours autant. Au final, BARBARELLA est daté dans son genre mais conserve pleinement le charme désuet de la BD SF balbutiante des années 1960 (en France). En bref, ce premier album de l'aventurière cosmique a perdu de sa provocation mais conserve son charme et aujourd'hui c'est une oeuvre classique. C'est mignon sans être indispensable.
Privilégier toutefois la version album en bichromie dont la couleur varie de chapitre en chapitre tandis que dans la version J'ai Lu c'est la même couleur de bout en bout (supervisée par Forest quand même).