
Ma deuxième incursion dans l'univers de Marjane Satrapi après Poulet aux prunes (comme quoi, Angougou, ça ouvre les horizons). Récit plus en apparence léger dont on peut se demander ici s'il aurait le même retentissement dans un contexte plus occidental.
Certes, entrer dans le cercle fermé des conversations entre femmes iraniennes dont les hommes sont exclus, procure un certain plaisir voyeuriste, alimenté par les textes crus et les anecdotes souvent sexuelles (et dramatiquement drôles) des membres du cénacle, mais le sujet de fond en perd un peu de son importance. On perçoit que les fameuses broderies sont un enjeu bien plus important que l'évocation qui en est faite dans ce récit. On en ressort amusé, sensibilisé, mais aussi un tantinet fataliste (du moins en ce qiu me concerne).
Un album peut-être plus féminin, aussi, et en soi, c'est déjà assez rare que pour être souligné.