Alors que l'âge d'Or de la Marvel déclinait (et décline encore...) doucement sur les pentes du taylorisme artistique, cette dernière se fit Hara-Kiri en tuant son plus haut représentant: Captain Marvel. Tout un symbole de cette Glorieuse époque disparaîssait. Etait-ce une marque de cynisme appuyée, ou, comble de l'ironie tragique, était-ce pathétiquement involontaire et dans la suite logique des choses? Toujours est-il qu'avec ce superbe et mythique album, où tous les supers héros de Stan Lee sont présents pour accompagnés Captain Marvel dans l'au-delà, Jim Starlin atteingnit un niveau inégalable et s'inscrivit au Panthéon des fondateurs d'un univers aujourd'hui révolu. Et c'est toujours la gorge nouée et le coeur serré que l'on referme ce "chef d'oeuvre", en songeant amèrement à la production actuelle qui trahit et "assassine" plus que la Mort elle-même...
L'histoire est compliquée mais assez intéressante...
La terre dans des milliers d'années est ravagée par une guerre opposant humains contre mutants. Les mutants dans leur folie tentent de tuer définitivement leurs ennemis en détruisant la moitié de la surface terrestre. Protégés dans une cité bulle, les humains en rêgle générale pacifique veulent se venger, mais les mutants ont disparu de la circulation sans laisser d'adresse. Ils se trouvent en fait qu'ils ont voyagé dans le temps jusqu'aux années 196O (grosso modo) pour conquérir la terre, empêchant par la même occasion les hommes du futut d'exister. Forts de cette nouvelle, les hommes du futur qui ne peuvent pas voyager dans le temps en tant qu'humains (car plus assez de carburant) décident alors d'envoyer des gènes mutagènes afin de modifier génétiquement les hommes de notre présent créant ainsi les Justiciers du Futur. Leurs pouvoirs sont inégaux, certains sont très cool (le terrassier, Silver Shadow) d'autres un peu plus nazes...
Le scénario, bien qu'un peu répétitif et hardu n'en reste pas moins bien et tordu comme on les aime. Les dessins de Cockrum sont superbes et typiques de l'époque. En revanche la fin est assez médiocre et se finit quelque peu en queue de poisson ce qui gâche l'histoire. Il aurait fallu une suite ou une trilogie...
Personnellement je trouve cet album plutot moyen, il fait partie des rares albums non consacrés à l'univers marvel de la serie top bd (voir aussi Dark cristal,Jedi,2010,Super boxeurs et demain les monstres).
Seul probleme pour avoir la collec complete il faut l'avoir et ce n'est pas si evident que ça, c'est celui que j'ai eu le plus de mal à trouver, j'ai vu un exemplaire se vendre 30€ aux encheres.
A réserver toutefois aux fans du genre.
Blackstar s'inscrit dans la période où les Maîtres de l'Univers cartonnait sur le petit écran et les rayons des magasins de jouet.
(Il s'en inspire d'ailleurs très très largement...)
Il jouit donc de cette ambiance géniale, où se mêlent Heroïc Fantasy et technologie futuriste.
Quelques détails marrants à propos de cet album :
- Il a été réalisé par Jean-Yves Mitton ! (Chroniques Barbares, mais surtout DEMAIN... LES MONSTRES, EPSILON, PHOTONIK & MIKROS !!!)
-Il n'a été intégré dans la Collection TOP BD qu'après coup.
-Par la suite, à cause d'une erreur de listing, il a été mal numéroté et est en fait le n°8 !!!
A lire uniquement pour les inconditionnels du Barbare. Cet album retrace la dernière aventure de Conan dessinée par Buscema et scénarisée par R.Thomas. On sent que ceux-ci voulaient mettre un terme définitif avec cet album (pas terrible terrible...) pour clotûrer ses aventures barbaresques. Conan est vieillissant (+50ans, cheveux grisonnants...), sa femme la reine est morte, mais il se lance dans une dernière aventure "riche en rebondissements" pour sauver son royaume d'obsures forces... Le scénar est mou du caleçon et les dessins plus ou moins réussis (sauf la couverture superbe comme d'hab), rien de bien emballant...
Cet album est une véritable tuerie deja juste pour le dessin il mérite de faire partie de votre collection et si on y rajoute un scenario interressant (avec pas mal d'humour) et des scènes d'action tonitruantes cela donne un must du genre .
PS : ils auraient mieux fait d'utiliser cet album pour faire le film "hulk" qui était fort mauvais .
Dans cette très bonne histoire, Peter David fait voyager Hulk vers un futur appocalyptique où son alter ego de demain (le Maestro) règne en maître sur la dernière ville encore habitable sur terre. Notre titan vert, amené ici par la guerilla locale (menée par un Rick Jones agonisant de vieillesse), va alors tout faire pour tenter de faire tomber le dictateur, mais rien ne se passera vraiment comme prévu.
Si cet univers post-appocalyptique façon Mad Max n'est pas des plus originales et le début de l'histoire juste "pas mal", la suite prend rapidement une tournure très intéressante, avec un duel tant mental que physique entre notre Hulk bien connu et sa version future le Maestro. Peter David nous tient en haleine sans problème, avec quelques passages très bons, une émotion maîtrisée, des dialogues qui fonctionnent bien, et un trio de personnage Hulk-Maestro-Rick Jones vraiment réussit. Le face-à-face final, sommet de l'album, est quant à lui véritablement saisissant.
Graphiquement, malgré des couleurs parfois assez criardes qui donnent une impression de saturation, Georges Perez fournit un très bon travail, avec un style très détaillé et des scènes d'action bien réussites.
Il s'agit donc là d'une très bonne histoire de Hulk qui mérite amplement son statut d'oeuvre incontournable de l'univers du titan vert.