Ariane a la vie dure et nous voilà replongé dans la vie du XVIIe siècle et ses intrigues, avec un des personnages toujours aussi fort, à la poursuite de ce qui n'est peut-être qu'une chimère.
Avoir donné une suite aux 7 vies de l'épervier enlève peut-être un peu de force au premier cycle mais Cothias sait relancer l'intérêt et les dessins de Juillard ont encore gagnés en maturité, ce qui ne semblait pas pourtant être possible.
Une suite donc à la hauteur de l'original.
Cet album est une pure merveille. Juillard est au sommet de son art, ses dessins du nouveau monde sont superbes, les décors et les paysages magnifiques.
Et que dire du scénario qui peut presque se lire comme un one-shot : Ariane retrouve son père dans le nouveau monde et tout ne se passe pas comme elle l'a espéré.
Beaucoup de thèmes sont abordés dans cet album, les rapports de filiation, les rapports homme-femme, nouveau et ancien monde, sur un fonds historique passionnant, et sans manichéisme.
Réellement un chef d'oeuvre de la bande dessinée.
Alors qu'Ariane semble trouver la paix chez ses amis indiens après moulte péripéties, elle est rattrapé par son passé et son père.
Cet album marque le renversement de la série qui de très noir laisse entrevoir une fin heureuse.
C'est quand même un super scénario, qui se lit avec intensité et plaisir, toujours avec les dessins somptueux de Juillard.
Cet album reste fidèle à la ligne des autres albums, pas de déception donc. Le début est assez inactif: le destin se charge de prendre les choses en mains .La fin aurait pu être objet d'un autre album, voir même d'une série ! Mais, il s'agit ici de finir une série ,ou plutôt 2 ! Car Plume au vent n'est " que " ma suite des 7 vies de l'épervier. Et là on trouve enfin sa " fin heureuse ". On ne termine pas dans le dramatique comme dans la série précédente. On reste sur sa faim, mais tant pis à nous d'imaginer la suite :les auteurs nous laissent assez de pistes dans cet épilogue.
Bref, si on aimait la série on devrait aimer cet album.
Je suis d'accord avec Maximus. Il fallait mettre un terme à cette série c'est vrai, malheureusement la chute est tirée par les cheveux. On a du mal à comprendre par exemple avec qui parle Beaux Ténébreux dans les ruines du château des Troïl.
Avec pêle-mêle en guise de conclusion : la prise d'assault d'un trois mats espagnol par une goélette de pirate, la création d'une république, un bel Andalou féru de philosophie et persécuté, Beaux ténébreux qui se révèle être un nouveau Copernic...ouf il était temps d'arrêter, un peu plus et on dirait du Barbara Cartland.
Non, cette série sans concession aux bons sentiments aurait méritée une autre fin qu'une "happy end". Heureusement le trait de Juillard est toujours aussi beau.
Il était loin d'être facile de mettre un point final à ce cycle exceptionnel des 7vies...
Cet album y parvient de façon magistrale.
Le dessin de Juillard est superbe et abouti, on sent sa plénitude, tandis que le scénario a été particulièrement soigné par Cothias.
Il y a de grands moments de suspense et surtout d'émotion, et la fin est magnifique.
Vraiment superbe !
La fin du cycle, Cothias se fait plaisir et nous fait plaisir avec une fin humoristique et invraisemblable, mais est-ce la réalité ou un rêve.
On est dans la chimère et l'irréalité, bien loin de la noirceur de la fin des 7 vies de l'épervier, mais cela transcende toute la série, et révèle ce qu'elle est, un conte philosophique qui remet en cause les idées reçues.
Et c'est tellement bien dessiné !