Avec Révélations posthumes, je découvre une nouvelle facette du talent d'Andreas. Grand créateur d'univers dans de superbes sagas au long cours, il se montre aussi à son avantage dans des récits courts. En l'occurence, il accompagne les textes de Rivière, dont le propos est simple : relater une tranche de vie, entre réalité et imaginaire, d'un grand écrivain. Le narratif est irréprochable, avec une prose de qualité, et les dessins d'Andreas sont de purs chefs d'oeuvre de technique. Le rendu visuel de l'album vaut le détour en soi et la façon dont l'auteur compose les planches pour accompagner les différentes histoires, chacune avec son caractère propre, force le respect.
Une curiosité et une immense prouesse graphique, incontournable pour ceux qui apprécient l'oeuvre d'Andreas.
Je n'aime pas être aussi sévère sur une bd mais cette fois-ci, la déception l'emporte. Avec un titre aussi accrocheur, on s'attend à quelque chose de mystérieux, d'énigmatique. Là se trouve le coeur du problème; cet album renferme quelques histoires totalement dénuées d'intérêt. Le dessin est solide; sûrement à la plume et à l'encre. Le reste? On s'en tape la coquille comme dans l'an quarante de connaître un ami-prétendant-on-ne-sait-trop de Lovecraft, on en a rien à cirer de savoir qu'Agatha Christie a eu un épisode d'amnésie et tutti quanti. Soporifique au max! Quelle déception!