J'ai découvert Rork dans les pages du journal Tintin lors de sa première parution qui fit sensation. Le courrier des lecteurs publiait alors les critiques des lecteurs qui demandaient ce que ces histoires incompréhensibles faisaient dans le journal !
Pour ma part, ce fut un choc. D'abord visuellement, la graphisme était totalement nouveau et le découpage des case tout autant audacieux que sompteux, avec des plans et cadrages plus souvent vu au cinéma qu'en bande dessinée.
Ensuite sur l'histoire, qui ne manquait pas de m'interpeller et me rappeler certaines histoires de Lovecraft. Les deux premiers tomes sont fabuleux, la suite diverge dans de nombreuses directions avant de se rejoindre pour le final.
Au final, un chef d'oeuvre de la BD paru sur 10 ans, qui en effet était un peu en décalage avec les séries publiées à l'époque dans Tintin.
Andréas nous fait plonger dans son univers et il est difficile de s'en détacher, d'autant que le dessin nous hypnotise. Rork nous entraîne dans une histoire mystérieuse, magique, puissante, fantastique, déroutante parfois où les lieux et les époques différents se succèdent, tout comme les personnages surgissent comme venus de nulle part, mais celà ne gêne en rien car on y trouve une certaine fascination.
En bref, une excellente série !
Même si ce tome est le troisième de la série,je conseillerais a toute personne ne connaissant pas la série de commencer par ce tome,et de lire en flash-back les deux tomes précédents.
Comme l'a écrit xof 24, vous pouvez commencer la série Rork par ce troisième
tome et lire les deux premiers par la suite : le changement de ton (on passe de
courtes histoires à un récit complet sur plusieurs tomes), les planches (la
découverte du cimetière) et la personnalité de Rork ont de quoi dérouter.
C'est aussi un très bon album pour vous familiariser au goût d'Andreas pour les
boucles temporelles, dans lesquelles les personnages sont pris. Il y a comme une
idée de "toujours déjà là", un lieu vers lequel les destins convergent.
Si vous aimez les découpages inhabituels, n'hésitez plus : le lent cheminement
dans le cimetière des cathédrales vous captivera.
Une énigme
On rentre dans l'univers de RORK, et on n'en ressort plus !
Cette série, première série de grande envergure d'ANDREAS, est une fresque gigantesque et fantastique d'un monde où se mêlent époques et lieux, dans une histoire étrange et quasiment sans but, sans fondement. Le mystère des personnages est entretenu tout du long, et c'est à peine si le fait d'ignorer des éléments nous dérange, tant la construction est efficace et le dessin intriguant.
Essayer de résumer l'ensemble de la série est impossible : c'est un enchaînement d'intrigues et de découvertes qui se confondent et s'entremêlent dans le désordre, c'est un flot ininterrompu de moments magiques et irréels... Un univers fascinant, dont les portes d'entrée sont multiples. A vous de piocher.
Personnellement, cet album est mon préféré, avec "Le Cimetière de Cathédrales".
Cet album est trés dense au niveau scénario avec l'apparition d'une flopée d'acteurs.Andréas avoue qu'il a écrit cet album avec l'intention de tester le nouveau personnage de Capricorne.Voir cette série si vous avez apprécié Rork.
J'aime beaucoup Rork, un monde où l'on explore sans cesse d'autres mondes... Ce Capricorne est une excellente BD qui se lit aussi bien indépendamment. Dessins soignés et points de vue originaux, personnages attachants dès la première case, histoires parallèles, ajouts d'un "serial" ou "pulp" (ces romans à suite peu chers des années 20 et 30 comme fil conducteur), à lire et voir sans aucun doute pour tout amateur de BD.
Un album cosmique - Rork face à lui-même - que je trouve très attirant :
certaines planches sont superbes (la fuite de Rork, le soleil, la longue descente
rythmée) et l'ambiance pourrait rappeler La nuit des temps.
Pourrait : il y a une exploration polaire, un vestige du passé, une rencontre mais
pas de bluette. Si le travail d'Andreas dans les volumes 3 et 4 vous a séduit par
son découpage, ce volume 6 vous ravira.
Trop court!Cet album est trés riche peut être trop riche en révélation,action.Mais pour la petite histoire le contrat entre Le Lombard et Andréas stipulé 7 albums.Le Lombard n'a pas voulu d'un 8° et Andreas ,proposant un album plus gros,n'a pas accepté le fait que l'album soit vendu plus cher.
Mais tout ceci ne doit pas gâcher le plaisir que l'on a ,à lire cette histoire,qui sort des sentiers battus.