Un artiste névrose part vivre à la campagne.... et en famille s'il vous plait.
Hé, oui, toute une culture à réapprendre...
Super scénario et très bon traitement de notre camarade dessinateur Larcenet.
Une scénette par page. Même si il y a un fil conducteur vous pouvez commencer par le milieu de la bédé ça marche. On n'est pas perdu. La sauce prend et l'on rit comme une baleine.
Oui oui, après CO, je suis tombé dans la marmite Larssssssenet et j'avoue tout: j'adore ça :mrgreen:
Comment ai-je pu passer à coté si longtemps :?: Enfin, le mal est un passe d'être réparé :mrgreen:
Graphiquement parlant, ayant commencé par CO, je trouve les perso. encore trop carrés dans leurs proportions (surtout dans retour à la terre). Dans CO, ils ont pris un peu de hauteur et font plus naturels. Le style, lui, reste inchangé. Le graphisme est aussi beaucoup moins détaillé que dans CO par exemple. Comment arrive-t-il à rendre ses personnages aussi expressifs avec ce style de dessin ? :shock: Il parait que c'est quand "ça a l'air facile" que l'on voit que c'est bien fait
Coté scénario, Retour à la terre, c'est un autre genre: les répliques sont merveilleuses et l'emploi de la ponctuation et des polices de caractères pour les intonations sont maîtrisées de main de maître :ok: J'aime particulièrement la vignette ou Manu s'est aménagé son petit coin, coincé entre sa chaîne stéréo et son ordinateur :fant2: :fant2: :fant2: et que se copine est au téléphone est dit "manu ? hoo il s'est déjà aménagé son petit coin" :fant2: :fant2:
Bref, bref, bref, tout ça pour dire que je suis en train de découvrir réellement cet auteur et que je ne le regrette pas.
Que rajouter à toutes les louanges sur ce petit chef d'oeuvre ? ... pas grand chose, sinon mon enthousiasme à sa lecture ... JOUISSIF !
Déjà, le ton est donné par l'originalité de la première page (mots entre-coupés de dessins ...), ensuite, le découpage d'un récit complet en demi planches de 1 à 6 cases pouvant se lire séparément, avec chute garantie (je vous recommande le 24 ... on croirai entendre Cabrel ... ou le 82 qui résume tout l'album !).
On se reconnait en Manu avec toutes ses "qualités" : la mauvaise foi, la lâcheté, l'égoïsme ...
Bref, il ne manque à ce bijou que la cerise sur le gateau : les miches de la boulangère ! Si vous voulez (vous ?) faire plaisir pour Noël ... vous savez ce qu'il vous reste à faire !
Comment peut-on réussir à faire autant avec si peu? J'en suis toute retournée..Une simplicité qui fait rire aux larmes. Le personnage de Manu est tellement expressif, qu'on en jouit à chaque planche ou presque. Le chat, personnage intégrale est à mourir. Un petite couple comme n'importe lequel petit couple, mais demandez-moi pas pourquoi, ça fonctionne à 200%. Je veux un monsieur Henri comme voisin. Absolument! J'ai terminé le deuxième tome et j'ai dormi avec lui dans le lit. Je ne pouvais pas croire que c'était déja terminé...Au moins, je m'en vais de ce pas acheter "Le combat ordianire". Ça met un baume sur le fait qu'il n'y a pas trois albums...
Série tres originale, des auteurs qui s'auto-parodient, un humour archi-présent saupoudré d'une grande sensibilité font de cet album un petit bijou.
Je le recommande aux gens qui ont envie de s'évader de leur train-train quotidien. Allez et Karoutcho.
Ou Mariette et Manu Larssinet narrent leur retour anxieux ( tellement angoissant et anxieux qu’ils ne peuvent pas se permettre de vivre sans la TV, ni l’ordinateur et tout son bric-à-brac pour ne pas etre complètement dépaysé !) aux racines, aux sources, à la campagne.
Dès la première phrase, page 3, on pense aux clés du paradis. ( la,la,la…) Effectivement La ville peut etre perçue comme l’enfer….On remarque, très rapidement, que l’auteur ne fera pas un récit consistant dans la longueur, mais plutot des bribes fines et réussies comme des tranches instantanées de la
« nouvelle » et déstabilisante vie de Manu.
Nous y retrouverons pêle-mêle : le souci de l’authenticité, le vide relationnel, le langage, la lâcheté, un alentour différent, l’instinct du chasseur, l’alcool, la paranoia, la faune et la flore, la communauté, l’incommunicabilité ( quoiqu’elle peut-etre citadine !), la boulangère et ses miches, l’angoisse de la perte, le frangin, l’hiver, le barbu de la foret, les anciens potes qui viennent dire un petit coucou.… et pour finir ( mais c’est loin d’etre la fin !) par la jeune Capucine.
Il y a pas mal d’évidences dans son titre mais quand le lecteur est façonné par une excellente humeur environnante et communicative, il se laisse planer sans mal avec une insouciance enfantine, loin d’etre régressive.
Au final rien d’extraordinaire, ou de spectaculaire ( quoique ?), mais quand c’est fait avec autant d’intelligence et de finesse, que peut-on dire ?
Simplement ceci : « Que le titre est un grand bol d’air frais pour tous les citadins… et pour les autres aussi. »( c'est qu'on aurait pu me taxer de favoritisme!!)
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Un excellent moment de lecture que ce "retour à la terre"! Présenté en mini gag de 2 strips, cette serie se suit avec plaisir et ce premier tome nous presente manu et sa femme emmenageant a la campagne. Manu est dessinateur, un peu spécial, un peu peureux et est toujours dans des situations les plus cocasses, du à son manque de chance et à sa couardise. On rencontre egalement le maire du village, la voisine (mais quelle age a t elle?), l'ancien maire (le philosophe, haha), le proprietaire (rural a souhait).
Drole, beau dessin, rafraichissant!
Après lecture de cet album, je dois avouer que j'ai été déçu surtout après les bonnes critiques de cette BD. Pour moi chez Larcenet, tout se ressemble, je ne vois pas la différence entre ces personnages ci et ceux du Combat ordinaire. Le dessin est trop simpliste et je n'ai que très peu souri. Je place donc cett BD loin derrière le combat ordinaire.
Tout comme le Combat Ordinaire, le retour à la terre est un choc la première fois qu’on s’y frotte. L’histoire est pourtant tout ce qu’il y a de plus anecdotique : un jeune couple de citadins déménage pour s’installer à la campagne et va connaître une intégration pour le moins difficile.
Le dessin est très simple et épuré, mais Larcenet parvient à croquer chaque personnage en quelques coups de crayon bien sentis. Rien de bien transcendant au premier coup d’œil, il peut même paraître fade. Pourtant on est vite happé par le dynamisme de chaque scène et l’expressivité des personnages. Le découpage des planches en séries de cases indépendantes les unes des autres est intéressant car il permet à la fois une lecture sélective et force les auteurs à multiplier les scènes efficaces et les gags courts.
L’humour est présent sur chaque page, dans chaque bulle. Evidemment comme on peut s’y attendre, les stéréotypes des campagnards rudes répondent à ceux des Parisiens stressés et maigrichons. Mais il n’y pas que ça, comme dans le Combat Ordinaire, la tranche des 20-30 ans est extrêmement bien cernée : désabusée, privée de repères et perdue dans un monde toujours plus violent, froid et sale, Larcenet parle de manière subtile et compatissante à cette génération-là. La vraie vie est un tome rempli d’épisodes légers mais souvent révélateurs. Réservé à ceux qui veulent voir la jeunesse comme elle est.
Comment peut-on réussir à faire autant avec si peu? J'en suis toute retournée..Une simplicité qui fait rire aux larmes. Le personnage de Manu est tellement expressif, qu'on en jouit à chaque planche ou presque. Le chat, personnage intégrale est à mourir. Un petite couple comme n'importe lequel petit couple, mais demandez-moi pas pourquoi, ça fonctionne à 200%. Je veux un monsieur Henri comme voisin. Absolument! J'ai terminé le deuxième tome et j'ai dormi avec lui dans le lit. Je ne pouvais pas croire que c'était déja terminé...Au moins, je m'en vais de ce pas acheter "Le combat ordianire". Ça met un baume sur le fait qu'il n'y a pas trois albums...
2ème album fini ! raaaaaaaah , j'en redemande ! Manu et Mariette sont tellement attachants, c'est vrai que plus simple que ça y a pas mais je vous assure que ça fonctionne super bien , je vais me jetter sur le 3ème dès ce soir tellement c'est bon. là dessus , Karoutcho ! ;-)
C'est toujours aussi drôle ! C'est assez drôle aussi la manière dont on s'auto-identifie facilement avec le sieur Larcenet... ça doit être castrateur pour lui à la longue tous ces gens qui disent "arf, je me suis trop reconnu dans ce que tu dit" :o)))
Les affres de la paternité sont un sujet qui m'intéresse et qui me fait rire. Ce tome 3 de Retour à la terre etait donc en terrain conquit avec moi et tant mieux, pour mes zygomatiques en tous cas.
C'est toujours aussi drôle et le délire autour du canard ou de la poussette 4x4 m'ont fait hurler de rire ! La Mortemont est toujours aussi "adorable". Le bébé comme on pouvait s'y attendre boulverse la vie des Ravanelles pour notre plus grand plaisir et un peu mois pour celui de Manu :o) Ca serait dommage de ne pas retrouver ces personnages si attachants dans de prochains tomes....
Je suis un peu ambigüe car j'ai trouvé que la première partie était absolument délirante et que je me perdais un peu dans la seconde. Je n'ai pas saisi certains gags mais je présume que le fait de ne pas vivre en France y est pour quelque chose.
Vivement une suite. J'adore lorsque Manu se prend une cuite avec monsieur Henri et se met à le tutoyer comme s'ils avaient élever les cochons ensemble.
La série demeure tout ce qu'il y a de plus stable et ça, c'est un gros point pour Larcenet.
Désormais pourvu d'une fille et Mariette reprenant des études, Manu change de problèmes mais se pose toujours des problèmes existentielles.
On le retrouve donc avec plaisir et il nous fait toujours rire même si c'est forcément moins surprenant et que la charge contre les élus est un peu poujadiste.
Il y a une idée amusante dans ce 5ème tome du "Retour à la Terre" de Manu, c'est l'introduction d'une mise en abyme du récit, Manu (Larcenet) et son scénariste (Ferri) y apparaissant clairement comme travaillant ensemble sur cette BD, tout en se posant la question de la confusion créée dans l'esprit du lecteur : est-ce que le Manu du "Retour à la Terre" est le vrai Larcenet, ou non ? De la même manière, l'apparition régulière des Atalantes (style créatures du lagon noire) dans les mares et rivières de la région introduit un élément de fantastique décalé bien vu, soulignant la liberté de l'artiste par rapport à ce qui apparaît finalement trop, à la longue, comme une chronique un tantinet facile (j'ai lu quelque part le mot "poujadiste", c'est injuste pour Larcenet, mais je peux comprendre d'où vient cette impression) des idiosyncratie de la France profonde. En tout cas, même si l'on sourit encore largement à la lecture des "Révolutions", il faut admettre qu'on arrive un peu aux limites de l'idée sur laquelle la série a été construite. Attention au tome suivant !