
Tante Henriette c'est avant tout une éloge à la poésie. L'autre évidence qui saute aux yeux, c'est que le ton de cette bd me fait parfois penser à l'oeuvre de la comtesse de Ségur. Et je dois avouer que le résultat m'a plutôt convaincu.
Isabelle Dethan nous dépeind une partie de son enfance avec beaucoup de subtilité et sans démesure. Il en résulte que le scénario est très plaisant à lire et que l'on resent un agréable sentiment de bien-être après avoir fermer l'album. Cette tante Henriette est un personnage que ne passe pas inaperçue et c'est d'ailleurs cela qui donne tout l'interêt à cette bd.
Présentées sous forme de flash-back, on lit les anecdotes que la narratrice prend plaisir à nous conter. Le ton est très léger et parfois émouvant. On fini par s'attacher à cette vieille dame qui, parait-il, est l'avarice personnifiée mais qui a plus de qualités qu'il en parait.
L'auteur nous a déjà prouvé, plusieurs fois, qu'elle avait du talent en matière de scénario et une fois de plus, elle a trouvé le ton juste pour mettre en valeur les sentiments et les caractères de ces personnages.
Au niveau du dessin , il n'y a pas vraiment de surprise, excepté l'absence de couleurs qui est un peu la marque de fabrique de la collection Encrage.
A part ce détail, le traît de l'auteur est toujours aussi idéal pour ce genre de récit et je donnerais une mention spéciale à la couverture qui est très jolie.
En résumé, on a droit, ici, une histoire qui fleure bon l'enfance avec son cortège de bétises, de découvertes et souvenirs.
A conseiller !