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1. premières enquêtes par Allerio le 13/03/2003 Ce Canardo est incorrigible, ce foutu canard est un privé déjanté qui boit, fume, flingue dans tout les sens, baise un peu, se considère comme peu fréquentable et assez pitoyable, mais toujours avec une pointe géniale de cynisme et d'humour noir qui nous font toujours au moins rire en coin...
Alors ne soyez pas rebuté par son air de Donald Duck mixé avec l'inspecteur Colombo et lisez vite cette espèce de chose démente venue de Belgique!
P.S: l'imagination débridée de Sokal s'éteint quelque peu à partir du tome 11.
2. Le chien debout par vacom le 06/08/2004 Pour moi, Canardo est LE personnage de Bd par excellence. Avec cet album, le chien debout, Sokal est parvenu à créer un perso attachant pour ce qu'il a de laid, pour sa gueule sale qui porte encore les traces de l'alcool et des nuits passées seules au bar, cigarette au bec. C'est l'anti héro par excellence, quelqu'un qui n'est pas dénué de défauts mais qu'on aime parce qu'on y croit, il est vrai, il est humain (paradoxal pour un canard). C'est là tout le talent de Sokal dans Canardo, créer des personnages qui sont des animaux mais qui n'en sont pas moins profondément humains. Ce sont aussi des personnages qui ne sont pas tout blanc ou tout noir, ils ont un caractère en nuance, et c'est ce qui fait leur charme.
Ce que j'avais aussi beaucoup apprécié dans 'le chien debout', c'est que Sokal ne donne pas à son héro le role principal (le perso central c'est le chien en question). Et ca il fallait oser. C'est aussi pour ca que j'aime ce perso, c'est pas le super flic qui résoud tout et focalise l'attention, c'est quelqu'un qui reste discret, observe, intervient peu mais quand il faut. Il est souvent spectateur.
Bref, un chef d'oeuvre, un vrai !
4. La mort douce par vacom le 06/08/2004 Certainement un des meilleurs albums de Canardo. On retrouve ici tout ce qui fait la qualité de la série (à ses débuts): un héros pas si héroïque que ça, des personnages désabusés, de la souffrance, de la misère, de la violence... bref la marque de fabrique de la série. Le dessin de Sokal est ici merveilleux tant il donne aux personnages, des animaux faut-il le rappeler, une expression incroyable à travers de laquelle transparait beaucoup d'émotions humaines. Quand les personnages sont tristes, on y croit... quand ils souffrent, on souffre avec eux... et c'est là la véritable force de cet album, la tristesse et la désolation qui s'en dégagent, une impression renforcée par les couleurs utilisées par Sokal et qui recouvrent les planches de poussière, de misère...
Et la fin de cet album constitue vraiment un moment d'émotion très fort.
6. L'Amerzone par inspecteur crouton le 16/12/2006 Dans une amerzone soumise à un coup d'État, Canardo se retrouve malgré lui dans une quète d'un oiseau légendaire. Un canard et un chien déambulent dans la foret vierge pour notre plus grand plaisir. Sokal réussit parfaitement à décrire cette aventure dédramatisée par le flegme de son personnage principal dans un album qui constitue globalement une réussite
7. La Cadillac blanche par vacom le 06/08/2004 Cet album marque un tournant dans la série, et Dieu sait que ce virage fut mal négocié. Canardo, d'ordinaire si absent de ses aventures, presque spectateur, joue ici un rôle central, à la manière d'un détective tout ce qu'il y a de plus traditionnel. Le dessin évolue également, les couleurs sombres faisant place à une luminosité plus que déplacée.
Certains points restent somme toute positifs. Le personnage du photographe est par exemple très réussi. Mais d'autres gênent beaucoup plus, comme le fait de voir défiler un à un tous les personnages rencontrés par Canardo dans les albums précédents: totalement inutile.
Bref, Canardo commence à s'essoufler... et ce n'est qu'un début...
12. Un misérable petit tas de secrets par vacom le 06/08/2004 Après avoir fait l'impasse sur les tomes précédents, déçu par la tournure que prenait la série, voilà que je tombe sur cet album en occase, accompagné d'un bel ex-libris. Je me replonge donc dans la série... pour découvrir que les choses se sont encore aggravées. On ne reconnait plus notre Canardo, celui qui nous transportait d'émotion dans Le chien debout ou La mort douce (pour ne citer que deux exemples). Il se comporte en détective banal et se voit même confié un objet de haute technologie lui permettant de voyager dans le temps pour suivre le parcours de quelqu'un dont il doit suivre les faits et gestes: tout simplement ridicule, indigne !
Bre, Canardo est bel et bien mort... et c'est bien triste...
14. Le buveur en col blanc par vacom le 06/08/2004 Nouvelle tentative... plein d'espoir et de naïveté, je me replonge dans la série avec ce nouvel album. La situation s'est quelque peu améliorée depuis ma dernière tentative: les personnages sont ici intéressants à suivre et la dérision tournée autour des gouteurs professionnels fort jubilatoire. Mais le personnage de Canardo en lui-même n'a de nouveau plus rien à voir avec ses débuts. Il est de nouveau un héro plus que banal. Et je ne parlerai pas du dessin, et encore moins des couleurs qui deviennent sans cesse plus lisses.
Bref, un album pas désagréable à lire... mais pas un Canardo...
16. L'affaire belge par vacom le 22/05/2005 Je viens de lire l'affaire belge. Et je n'ai pas aimé. Pourquoi ? D'abord parce que ce n'est pas le Canardo que j'aime mais ça ce n'est pas une surprise, le temps des débuts est bel et bien fini, donc ce n'est pas de là que vient ma déception.
En fait, j'ai trouvé la caricature trop grossière pour vraiment me faire rire : d'accord certaines anecdotes sentent le vécu mais à trop vouloir forcer le trait, Sokal se décrédibilise lui-même. Voir la Belgique comme un pays où les jeunes veulent devenir soit dessinateur de bd soit coureur cycliste... mouais, pourquoi pas, mais pas convaincu non plus. Et le coup du pot graphique... j'ai trouvé ça plus risible que drôle. Les déconvenues du jeune dessineux dans une école de bd ne m'a pas fait rire non plus.
Le personnage de Canardo n'a absolument rien à voir avec l'histoire, on aurait pu mettre n'importe qui. Si Sokal avait vraiment des comptes à rendre avec le milieu de la BD, il aurait pu à mon avis faire un album à part, parce que je me suis demandé tout le long ce que Canardo faisait dans l'album : ce n'est qu'un prétexte. En plus, les éléments de critique du milieu de la bd ne sont qu'effleurés, je n'ai pas senti de réelle implication de l'auteur dans ce qu'il disait. Il s'en fout de la bd ? Ben qu'il arrête d'en faire, pour moi c'est aussi simple que ça. Parce que même quand il tente de dénoncer ce qu'il n'aime pas, j'ai l'impression qu'il n'y croit pas non plus.
Bref, un album fade.
Je continue à penser que Sokal devrait tout bonnement mettre fin à cette série.
16. L'affaire belge par tarek le 06/02/2008 Les enquêtes de l’inspecteur Canardo, une sorte de Columbo en canard, sont devenues une œuvre majeure du 9e art. Ce polar animalier revisite toutes les règles du genre avec humour et pertinence.
L’affaire belge n’est pas un pastiche de l’affaire corse ! Canardo se retrouve embrigadé dans une histoire de disparition d’un jeune dessinateur censé reprendre le flambeau familial : la série BD de son père qui, atteint de tremblante, ne peut la continuer. Le détective au regard désabusé évolue donc dans le milieu de Saint Luc, école d’art, où il croise des individus névrosés, imbus de leur personne ou encore drogués du dessin. Un ouvrage retient son attention et l’amène à questionner un médecin quelque peu malhonnête qui délivre des produits dopants à des dessinateurs. Vient-il de soulever le voile sur une affaire d’Etat ? Toujours est-il que le jeune garçon perdu risque gros dans cette histoire. Canardo saura-t-il éviter le scandale ? Toutes les réponses se trouvent dans ce nouvel opus.
Sokal, que l’on a plus besoin de présenter, est de ces auteurs qui renouvellent sans cesse la grammaire du 9e art. Il réussit à rendre didactique cette aventure qui de prime abord n’est pas exaltante. Quel est son secret ?
Dès la première page il annonce la couleur : ce récit s’adresse à tous mais pour les initiés il y a un second niveau de lecture et pour les auteurs encore un autre. Il utilise les classiques de la littérature pour faire des clins d’œil (les trois mousquetaires) tout comme ses classiques de la BD. Au passage il égratigne quelque peu la pseudo rivalité entre la bande dessinée Française « adulte » et la Belge plus jeune, plus « ronde » qui ne s’amuse pas à ajouter des hachures partout ! L’humour belge est définitivement plus caustique que ce que l’on croit. Enfin, il est à noter que l’enquête progresse intelligemment, nous montrant les différentes étapes de la création d’un album et de sa vie après publication mais aussi des rapports ambigus entre l’œuvre et son créateur. Il y a des références cachées qui concernent l’équipe de Casterman et certains de ses auteurs.
17. L'ombre de la bête par LINK5 le 14/02/2007 Nouvelle enquete de l'inspecteur canardo et nouvelle désillusion.Fan depuis le premier tome on ne peut que constater que le scénario des albums de canardo est depuis un bon moment absent meme pas mauvais tellement il n'y en a pas.Dommage vu la personnalité de notre cher inspecteur à plumes