
Bien sûr, ceci n'est qu'un livre, une histoire inventée de part en part. D'ailleurs, le
lecteur averti aura bien noté, en première page, que "Ceci est une oeuvre de
fiction. Et patati, patata".
Mais quel lecteur, un petit peu rêveur, ne désirerait pas voir, dans cette histoire
humaine (entendez par là, l’histoire d’un homme confronté à la dureté de son
existence, le deuil, la remise en question, la fuite en avant, l’amour) d’un écrivain
à la recherche d’un autre écrivain; oui, qui ne voudrait pas voir tout au fond de
l’œuvre, au fond de « Quelques mois à l’Amélie », comme un petit miroir qui
reflèterait le monde extérieur, reflet de l’auteur, reflet de l’autre, reflet de soi ?
Quel rêveur ne se demanderait pas si, lui aussi, à force de plonger dans l’abîme,
n’aurait finalement pas trouvé un peu de ce qu’il cherchait ?