
Gillon, un véritable "dinosaure" de la BD. Je ne dis pas cela péjorativement, mais je reconnais qu'il est actif depuis vraiment longtemps (fin des années 40) dans la BD. Pourtant, je ne connais pratiquement tien de lui si ce n'était "La dernière des salles obscurs".
Le prologue ne manque pas de me faire plonger dans le drame. Il est aussi accrocheur pour lire la suite de cette aventure mystérieuse, haletante, captivante. J'avais l'impression de plonger dans un univers propres au roman photo : Un drame, Valérie une veuve de 19 ans, des personnes aisées. Aussi les cases sont comme des images, des photos, figées.
Pourtant la fin m'a déçue. J'avais l'impression de revivre le film "Ronin" : récupérer une mallette très bien défendue. Et à la fin on n'apprend pas ce que contient celle mallette : Quelle frustration!
Ici Valérie meurt dans un accident de voiture emportant avec elle, la raison de cette cavale, de cette vie étrange. Oui, apparemment une bourgeoise innocente, candide trompée par son défunt mari qui mènera une vie pimentée "meurtre, relation homosexuelle etc". Elle aura son beau-frère qui se lancera à sa poursuite, car elle n'a pas hésité à vider le compte de son défunt mari. Le passé de cette femme refera un peu surface et je me demanderais "Qui est donc Valérie?". Une question qui n'aura pas de réponse d'ou ma frustration vis-à-vis de cette aventure.