12 la Douce
- Aventure
- One shot
- 33150
- Europe
Français- http://www.12-ladouce.com
- Ajouter un mot clé
À cinquante ans passés, Léon Van Bel, machiniste-mécanicien proche de la retraite, s’accroche passionnément à son métier de cheminot, et à la machine qui l’incarne : la 12.004, somptueuse loco à vapeur de plus de vingt mètres de long, avec laquelle il a déjà fait quatre fois le tour de la terre et qu’il surnomme affectueusement « la Douce ». Mais au fond, il ne se fait guère d’illusions. Dans ce monde qui pourrait être le nôtre, les transports ferroviaires traditionnels seront très bientôt détrônés par le téléphérique, et Van Bel irrémédiablement mis au rancart, sacrifié comme sa machine aux exigences de la modernité. Pour protéger la loco du dépeçage, le vieux cheminot révolté tente, en vain, de voler la Douce. Persuadé néanmoins qu’elle a pu échapper aux ferrailleurs, et qu’il saura la retrouver, il embarque clandestinement à bord du téléphérique, en compagnie d’une jeune femme mutique dont il a déjà brièvement croisé la route, dans des circonstances dramatiques…






Une histoire très touchante que celle de ce machiniste qui essaye de sauver sa locomotive de la ferraille. Plein d'allégorie sur la course au progrès et la folie des hommes, mais un hymne à la beauté et à la fidélité.
Et surtout les dessins sublimes de Schuitten, qui sait rendre le noir et blanc terriblement expressif et vivant, et montrer la beauté des hommes, des machines et de la nature.
Un très bel objet et une histoire poétique à ne pas manquer.
Un dessin de caractère, un scénario fade
Léon Van Bel est “roulant” aux chemins de fer belges. Il conduit la 12.004, une locomotive ou plutôt une machine de vitesse qui incarne rapidité et modernité. Il existe un lien organique entre ce machiniste et sa locomotive. Sa “douce” comme il aime l’appeler, il l’a dans le ventre.
Mais avec les performances probantes des tractions électriques et une montée des eaux qui semble inéluctable, la fin de l’ère de la vapeur a bel et bien sonné. Et c’est avec stupéfaction que Van Bel voit partir les locos à la ferraille comme de vieilles bêtes usées à l’abattoir. Ce personnage bourru décide alors de sauver sa douce d’un funeste destin.
Le scénario de Schuiten combine réalisme et anticipation, mais je l’ai trouvé un peu fade ; l’intervention d’un personnage mystérieux qui ne délivre aucun secret, un scénario catastrophe dont on ne saisit jamais l’ampleur, une fin qui nous laisse un peu perplexes… bref, le scénario manque de moelle.
Néanmoins, on admire les très jolies planches de cette BD. Les noirs profonds donnent beaucoup de force au dessin. Il s’agit, à mon sens, de la principale motivation pour se lancer dans la lecture de “12, la douce”.
http://bdsulli.wordpress.com/
Quelle catastrophe quand Peeters n'est pas au scénario !
Dommage de gâcher un tel dessin sur une histoire aussi inconsistante !
Que du bonheur, même si on n'est pas accro de l'histoire des chemins de fer ! Pour cet opus en solo, Schuiten retrouve le ton moitié réaliste moitié fantastique cher aux cités obscures et nous emmène dans un voyage où chaque planche est à relire avec attention. Du pur plaisir, tant pour le scénario que pour les dessins.