Ibicus - Avis des visiteurs

10 Avis sur la série et les albums
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L'intégrale
par zazou99 le 22/05/2007  
Attirée vers Ibicus par d'autres BDs de Rabaté, et par des échos favorables, me voilà lancée dans le pavé. Parce qu'effectivement c'est un gros pavé, tout en noir et blanc, d'ambiance très sombre.
A la lecture l'impression ne se dément pas: l'histoire est sombre, très sombre. Où sont les maigres lueurs d'espoir? Ah si, quelques passades échangées dans un besoin mutuel d'humanité, voire même quelques sourires de femmes. Car si l'on parle avant tout d'argent et de survie au sein de cette tempête, de cette fuite hors de portée des bolchéviks, finalement, tout le monde recherche avant tout les faveurs de la gent féminine. Alors peut-on dire qu'Ibicus s'en sort avec les honneurs? Peut-être.

Le dessin porte admirablement le scénario, il le complète, l'enrichit.

Bref, noir, génial, dur. Une de ces BDs qui montrent que le genre est très loin d'avoir exploré tous les possibles, qui font le lien entre divers arts (peinture, littérature, bd), et vont au-delà.



1. Livre 1
par jim le 15/11/2002  
Nous sommes en Russie, au début du mois d'octobre 1917, ça bouge, on sent la révolution arriver...
Là, Siméon Nevzorof, comptable, sourit. Pourquoi ? Parce qu'une tzigane lui a prédit au paravent que lorsque la Russie serait à feu et à sang, il deviendrait riche.
A travers ces 4 tomes, nous allons donc suivre les aventures de Siméon Nevzorof, antihéros par excellence.
Cet homme est un profiteur, il est à l'affût de la moindre occasion pour tirer profit du malheur des autres. Jamais il ne lui prendrait d'aider quelqu'un sans avoir besoin de lui.
D'un autre côté, il est lâche et jamais il ne fera directement du mal à son prochain, jamais il ne se battra pour défendre ses intérêts, il préfèrera la fuite...
Pour nous raconter tout ça, Pascal Rabaté peint. Toutes les planches de cette bd sont des peintures. Il n'y a pas beaucoup de texte, le dessin est parfaitement utiliser pour raconter l'histoire.

Je trouve le premier tome d'une énorme richesse, tant au niveau du scénario qui est très dense que du dessin que je trouve tout simplement superbe.
Je crois que n'importe quelle planche de cette bd pourrait être encadrées et affichées. Si vous n'aimez pas ce tome, ça ne sert à rien de continuer, je ne pense pas que la suite vous fasse changer d'avis.

En effet, je trouve que les tomes suivants sont un ton en dessous, mais vu la qualité du premier, la tâche était dure.
D'une part au niveau du dessin : je crois que Rabaté a fait évoluer sa technique histoire de ne pas faire sans arrêt la même chose et au final, dans les tomes 3 et 4, ses planches me paraissent moins belles, moins fines au niveau du coup de pinceau ce qui rend la lecture par moment un peu difficile.
D'autre part au niveau du scénario : le premier tome est très dense et plein de rebondissement, c'est la grande aventure. Ensuite, c'est plus accès sur les déboires de Siméon Nevzorof qui va alterner les hauts et les bas. Au début, on le voit croquer à pleines dents dans cette nouvelle vie qui s'offre à lui et petit à petit, il ne va plus rien maîtriser pour devenir complètement esclave de son destin. Il fait même de la peine. C'est une ordure mais en même temps tellement un "loser" qu'il en est attendrissant, très attachant et c'est au final une des forces du récit.

Je vous recommande donc cette série. Elle apporte tellement d'originalité et de qualités sans sombrer dans l'illisible et le pénible que ce fut pour moi un plaisir immense.


1. Livre 1
par greatouille le 13/04/2003  
Une oeuvre magnifique, les tribulations d'un homme qui doit avoir tout les défauts du monde, sur un fond de révolution russe très sanglante et sans pitiée.
Des dessins réellement somptueux et très vivant qui racontent a eux seul toute l'histoire. Même si l'ensemble est assez pessimiste, tout cela s'avère une excellente lecteure.


1. Livre 1
par low valley le 07/07/2003  
C'est un chef d'oeuvre.
Il n'y a pas d'autres mots.


1. Livre 1
par Hugui le 01/07/2007  
Je suis pas fan du tout des dessins que je ne trouve pas lisibles, j'ai du mal à m'attacher à des personnages aussi peu figuratifs.
L'histoire est un peu tiré par les cheveux, et j'ai du mal à m'intéresser à ces personnages trop éloignés de moi.
Bref je ne pense pas aller plus loin, mais c'est un jugement apparemment pas partagé puisque certains crient au génie.
Tous les gouts sont dans la nature !


1. Livre 1
par yvantilleuil le 07/11/2005  
C’est en achetant par hasard un livre à un demi euro que Rabaté est tombé amoureux et a décidé d’adapter en BD cette histoire écrite par un homonyme de Tolstoï. Et il faut bien avouer qu’après lecture de ce premier tome on peut difficilement lui en vouloir d’avoir adapté cette histoire.

On se retrouve à Petrograd en 1917 au début de la révolution russe. Tous les russes sont nerveux et inquiets, sauf un : Siméon Nevzorof ! Car Siméon va enfin pouvoir accomplir la destinée qu’une tzigane lui avait prédit il y a quatre an : vivre des aventures incroyables et devenir riche quand le reste du pays sera en guerre.

C’est stimulé (voir incité) par cette prédiction qu’il va scruter la misère qui commence à l’entourer, à l’affût de la moindre opportunité pour s’enrichir et tirer profit du malheur des autres. On va suivre les aventures et les rencontres de cet anti-héros, qui tel un charognard va lâchement profiter de la guerre qui l’entoure.

Une ambiance de guerre, de désolation et de misère qui est admirablement retransmise grâce à un dessin sublime en noir et blanc.

Un dessin somptueux, une perception de la révolution russe plus qu’originale avec un anti-héros qui perçoit l’arrivée de cette guerre comme un gigantesque casino qui s’avance vers lui et d’où il est certain de ressortir gagnant car une tzigane l’a lu dans ses mains : il est né sous le signe d’IBICUS.

Ce premier tome est un petit bijou !


1. Livre 1
par safedreams le 11/06/2006  
J'ai lu uniquement le 1er tome et je ne vais pas aller plus loin. Je ne suis décidément pas trop fan de ce genre d'illustration, genre de roman graphique. A lire, certes, mais pour amateur du genre, seulement.


2. Livre 2
par yvantilleuil le 07/11/2005  
On avait quitté un Siméon Nevzorof riche mais prêt à fuir vers le sud à la fin du premier tome. Un Siméon maître de sa destinée avec une perception originale et optimiste de la révolution russe.

Par contre, dans ce deuxième tome on va retrouver un Siméon légèrement victime de son destin, un Siméon à l’agonie qui devra même voler les vêtements d’un mort pour se vêtir. Et si c’est son destin (inculqué par une voyante tzigane) qui le guidait dans le premier tome on pourrait dire qu’ici c’est plutôt son instinct de survie qui va le guider, même s’il est toujours convaincu qu’une destinée pleine de richesses l’attend.

Le dessin est toujours aussi magistral. Un dessin noir et blanc qui nous plonge dans une ambiance malsaine et de misère. Des personnages étirés et des perspectives bizarres qui accentuent cette envie de fuir cette ambiance de misère et la fuite de Siméon. Du grand art.

C’est avec plaisir qu’on va suivre les hauts et les bas de notre pseudo comte Siméon Nevzorof, fuyant les bolcheviks. Et au plus haut il grimpe, au plus bas il tombe, mais comme le dit un sage proverbe : le plus important n’est pas la profondeur à laquelle on tombe, mais la hauteur à laquelle on rebondit. Et, tel le Phénix, Siméon renaît à chaque fois de ses cendres, prêt à accomplir la destinée de celui qui est né sous le signe de l’IBICUS.


3. Livre 3
par yvantilleuil le 07/11/2005  
Siméon Nevzorof, fuyant les bolcheviks et lançant un commerce de peaux afin de redorer son blason et de combler sa destinée pleine de richesses, se retrouve séquestré par le contre-espionnage.

On retrouve un Siméon qui n’est plus du tout maître de sa destinée. Lui qui avait grandit sur les malheurs de la guerre, saisissant chaque opportunité à deux mains, se retrouve maintenant comme un pantin au milieu d’une guerre et d’un destin qu’il ne contrôle plus. Heureusement sa lâcheté et sa fourberie le sauveront à nouveau et c’est en tant que membre du contre espionnage qu’il parviendra à fuir pour Istanbul.

Même si l’histoire de ce troisième tome est un peu plus confuse et moins fascinante, le dessin et l’ambiance (dont le passage en prison) restent du grand art.

Mais, ça reste quand même dommage de voir Siméon réduit à un rôle de victime quand on connaît toutes les ressources de ce charognard. On se demande bien où il va et si la voyante tzigane avait bien raison quant au destin de Siméon, mais faisons confiance à Rabaté et ... Alexis Tolstoï.


4. Livre 4
par yvantilleuil le 07/11/2005  
Destination finale pour le destin de Siméon Nevzorof et clôture magistrale de ce petit chef-d’œuvre du neuvième art.

C’est en Turquie que se termine le voyage plein de péripéties, d’arnaques, de violence, de misère, de sexe et de drogue de notre pseudo comte Siméon Nevzorof. Et quel voyage ! Le voyage d’un anti-héros qui va forcer son destin en période de révolution russe, synonyme de misère et de cruauté, en exploitant toutes les bassesses du genre humain.

Le dessin noir et blanc reste magistral et en harmonie avec l’ambiance malsaine du récit. Quant à la fin de l’histoire, elle est sublime, grandiose, ironique, voir dérisoire, mais bien à l’image de ce cafard de Siméon qui a proliféré lâchement sur la misère de la guerre et qui a su chaque fois tirer son épingle du jeu. Mais, peut-on reprocher quoi que ce soit à cet homme qui n’a fait qu’accomplir la destinée de celui qui est né sous le signe d’IBICUS ?


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