La fille du professeur 
par
okilebo le 26/02/2006

Sur l’album, on peut lire : "Trente siècles les séparent....et pourtant, ils s'aiment ". A travers cette phrase, on comprends vite que le thème de cette bd ne passe pas inaperçu.
Le scénario de Sfar est, en effet, très original et un soupçon déroutant. Oui je m'explique : dans le récit, les gens n'ont pas l'air étonné de voir des momies se balader dans les rues de Londres. Euh.... ! ( ??? )
A part ce détail un peu surprenant, nous avons droit, ici, à une histoire au ton frais où il s'y dégage beaucoup de poésie. Les personnages sont présentés avec ironie et dérision. Certains d'entre eux sont vraiment craquants. (J’ai beaucoup aimé la reine Victoria qui est vraiment hilarante )
Le récit nous parle d'une histoire d’amour, théoriquement, improbable. Sous ces apparences tragiques, il se dégage de cette bd un humour subtil et très british.
Au niveau du dessin, Emmanuel Guibert développe un trait tout à fait raffiné. Une finesse qui donne beaucoup d'éclat à cet album. (Liliane , l'héroïne , est superbe ( page 33 , case 4 ) )
Les couleurs sont évidemment très belles également. Les tons pastels et parfois jaunit accentuent encore plus l'ambiance " Victorienne " de cette bd.
En résumé, si je devais qualifier cet album, je dirais qu'il est poétiquement surréaliste.
Je vous le conseille si vous voulez goûter d'autres saveurs !