Bilal se lance dans une nouvelle série. Ca démarre à Sarajevo, en pleine guerre, trois nourrissons dans
un orphelinat à ciel ouvert. Trente ans plus tard, Nike, l'un d'entre eux, par à la recherche de ses deux
compagnons de naissance. Comme toujours chez Bilal, ses angoisses, ses peurs sont omniprésentes :
le terrorisme, le fanatisme religieux, la dictature...
Narrativement, il continue d'exploser la structure, des ellipses, des flashbacks, saut d'un personnage à l'autre.
Son passage par le cinéma se fait sentir. Et graphiquement c'est encore plus génial que d'habitude. A chaque album
ses progrès m'époustouflent. A chaque fois je crois qu'il a atteint le summum. Ici chaque dessin est une petite peinture.
A la vue du résultat, on comprend que plusieurs années lui sont nécessaires pour faire une BD.
Certainement le meilleur album de Bilal, tant au niveau des dessins (de vraies peintures, absolument merveilleux!!!) que du scénario (guerre, futur plus que pessimiste, désolation mais des personnages qui, au milieu de cet enfer, continuent de vivre, d'aimer, d'espérer). On voit que Bilal s'est vraiment impliqué, qu'il s'est donné a fond pour rendre cet album si beau et si personnel. Le fait que l'action se déroule en Yougoslavie, pays de l'auteur, y est surement pour quelque chose.
Il ne reste plus qu'a attendre patiemment que Môssieur Bilal daigne nous offrir la suite de ce triptique qui s'annonce merveilleux et qui pourrait bien former une des meilleures séries de l'Histoire de la bande dessinée qui n'aura que très rarement si bien mérité son appellation de 9e Art.
On reproche souvent à Enki Bilal son univers froid, son esthétisme figé, les vrais spécialistes apprécieront la maîtrise totale de son oeuvre, sublime, qui ne cesse de s'affirmer au fur et à mesure de ses planches.
Fidèle à lui-même, Bilal s'attache à décrire l'Homme tel qu'il est, et décrit un futur volontairement pas si futuriste qu'il n'y parait. J'ai lu cet album peu après la tragédie du 11 septembre, et j'étais ahuri des similitudes, des références qu'on pouvait y voir, alors que l'album était sorti presque 3 ans avant les attentats! Alors, Bilal est-il un visionaire? Toujours est-il que son oeuvre reste terriblement d'actualité, à en devenir (involontairement ?) très effrayante...
Je ne vais pas détailler les raisons qui m'ont fait ADORER cet album, elles sont déjà citées dans les précédents éloges. Je ne ferai donc que confirmer l'exceptionnelle qualité de ce 1er volume. A lire (déguster !) ABSOLUMENT !!!
Le thème abordé n'est pas des plus facile. En effet le terrorisme, le fanatisme religieux, la dictature, tous cela n'est opas des plus facile à aborder et à mettre en place dans un premier album sans rentrer dans des clichés dont on se passerait bien. Heureusement Bilal y arrive de mains de maître. Le lecteur est véritablement pris da,s l'histoire malgrès le fait que cette dernière soit quelque peu difficile à suivre . Son univers froid et les saut d'un personnage à l'autre pour développer ses idées, sa vision pessimiste et apocalyptique de cet univers sont véritablement des plus réussi.
Le dessin pris à part ne m'attirait pas tellement mais associé au scénario c'est un véritable régal. Il renforce l'aspect surréaliste et apocalyptique de ce monde qui pourrait bien être le notre dans l'avenir si on ne fait pas davantage attention.
J'ai adoré cet album et ne regrète pas de l'avoir acheté une seule seconde.
Avec un peu de retard ( 5 ans ?), je viens de lire cette BD de Bilal, à cause principalement des critiques déjà postées. Je ne le regrette pas. Ce n'est pas toujours facile à suivre mais une fois qu'on est dedans, on ne s'arrête plus. C'est plus que du grand art, c'est du Bilal. Effectivement comme le dit Allerio, on retrouve certaines similitudes de nos jours alors que cette BD est sortie en 1998. A lire, à relire et surtout à suivre. La suite c'est peut être l'avenir....
Je viens de lire ce premier tome de la nouvelle trilogie de Bilal, Le Sommeil du monstre, et franchement je ne sais pas si on peut appeler ça une BD. Les dessins sont merveilleux, splendides, magnifiques, c'est évident, on ne saurait approcher une telle beauté ailleurs que dans une galerie. Parce que ce sont plus des peintures que des dessins. Sur ce point, rien à dire, mais ça me donne envie de déchirer l'album et de coller chaque planche un peu partout aux murs... Les dessins sont les 3/4 de ma note.
Car pour le scénario, pardon ! C'est facile, oui, facile, de faire transporter son corps dans un double et faire des doubles doubles traîtres pour se perdre dans un scénario confus et lassant... Et puis les encarts tapés à la machine, c'est plus une BD, c'est un dossier de X-files. Contrairement aux Watchmen, c'est très mal utilisé. Par contre, l'oeuvre est VISIONNAIRE. Ecrite en 98, et nous voici en 2004, aux proies avec les illuminés décrits dans ce volume (ou presque). Pour ça, et pour l'évident amour que porte Bilal à ses personnages et leurs sentiments d'espérance, il mérite le respect.
A défaut d'adorer cet album, je dirai que j'adhère aux préceptes ici formulés.
L'oeuvre de Bilal que je préfère. Cette quête de la mémoire a une résonance particulièrement actuelle et les flash back qui entrecoupent l'action principale donnent beaucoup de poésie à cet épisode.
On est plus vraiment dans de la bd mais plutôt dans de l'illustration. Deux où trois cases par planche, c'est très peu. Certes, les dessins sont magnifiques mais le trop peu de case donne vraiment une impression saccadée au récit. Trop peu de mouvement et d'action. Le temps dans cette bd se trouve comme morcelé. L'histoire m'avait beaucoup plus à la 1ère lecture mais à la relecture, je trouve tout cela très confus finalement. Le récit aurait dû gagner en simplicité et tout ces effets poétiques sont très lourds à la longue si bien qu'elle m'a paru assez indigeste. On retrouve un peu ce style de narration et de découpage dans "Froid équateur" mais je trouve que ça passe beaucoup mieux, notamment par un récit plus léger. Les thèmes abordés dans "le sommeil du monstre" sont cependant très interressants et montre un coté visionnaire. Reste qu'à trop vouloir faire ce qu'il veut, sans concession, peut être que Bilal se coupe volontairement d'une partie de son public.
Je sais que j'ai mis du temps à l'acheter et à la lire : je n'arrivais jamais à supporter les dessins bizarroïdes... Ayant lu uniquement les bulles (en jetant un oeil sur quelques images de temps en temps), je trouve le scénario excellent, surtout quelques mots anglais dans certaines phrases françaises... Ca m'a fait bizarre en pensant qu'à l'avenir, on parlerait ainsi, une fois le Terre entier réunie.
Les couleurs pâles sont froides et angoissantes. Quelques gribouillages exprimeraient-elles un rêve ? Un sommeil du Monstre ? Cette idée m'a plue !
Si vous n'aimez pas Bilal à cause de ses dessins bizarroïdes, acceptez au moins son scénario comme moi !
j'ai rencontré billanl en lisant le fig. mag je suis tombé sur un de ses dessin qui annonçait une vente pendant une exposition d'une partie de ses oeuvres (les dessins étant trop chére je me suis rabattu sur ses bandes dessinées). la couverture du sommeil du monstre je la connaissait déjà alor que je connaissait à peine le nom de la bd au début je croyait que mon pére l avait quoi que se ne soit pas son genre de lecture alor j'ai couru a la librairie pour m acheter la saga entiére (quatre? venait de sortir). mais bon revenons à la série les dessin son magnifique meme s' il font froid dans le dos je les ai trouvés sublime et l histoire, le scénario... c'est la cerise sur le gateaux une histoire tout a fait magnifique et d'actualité surtout quand on sait que billal a écrit le premier tome il y a mintenant fort longtemps (me chose non impressionnante lorsque l 'on sait que billal a imaginé la chute du mur de berlin avant que ceci n'arrive. donc cet série est à lire avec une anticipation sur notre avenir saisisante!! chapeau monsieur billal....
C'est vraie, Bilal est très connue et très apprécié, notament pour le film qui est sorti récement.
Pour moi, j'ai toujours eu du mal à pouvoir rentrer dans une de ses histoires.
Le dessin est vraiment très spécial, et il faut l'aimer, on le reconné spécialement pour les différentes couleurs de cheveux qu'il aime donner à ses personnages, perso j'arrive pas à acrocher.
Dire que cet album était attendu serait un oephémisme. Dire qu'il rempli toutes nos attentes le serait tout autant. Une fois de plus Bilal nous émerveille avec son talent d'illustrateur à nul autre pareil et son imagination qui semble sans limite. A chaque nouvel album de Bilal, on se demande comment il pourrait encore s'améliorer et nous impressionner davantage. A chaque nouvel album, on doit bien se rendre à l'évidence: il y est parvenu. C'est sans doute ce qui fait de lui l'Artiste qu'il est devenu. Il n'y a pas grand chose d'autre à dire sinon que cet album est indispensable dans toute collection, d'ores et déjà un monument qui va marquer l'Histoire de la BD.
32 décembre est (pour ceux qui ont un cerveau entre les deux oreilles) visiblement bien moins percutant que le sommeil du monstre. C'est clair, net et précis, Bilal se noie dans un verre d'eau, se fait prendre à son propre piège, son scénario le dépasse, c'est évident, il perd pied... Il s'enlise dans une critique de l'art moderne (Warhole=Andy Warole, pour les aveugles...), on retrouve heureusement de bonnes idées, mais dommage que le point de départ et grand centre d'intérêt du premier tome, à savoir l'Obscurantis Order, soit abandonné au profit d'un album décousu et moins bien ficelé que le premier.
On reste sur notre faim, puisque tout l'intérêt de 32 décembre se dévoilera dans le 3e tome, alors que le sommeil du monstre suffisait presque à lui même tellement il était incroyablement riche!
Une baisse de régime due au cinéma? Qu'importe, la suite devra relever le niveau et apporter cette "Bilal touch" qui fait qu'on ne ressort que rarement indemne de ses histoires.
En résumé? Deuxième trimestre en baisse. Enki devra fournir davantage d'efforts personnels pour passer en classe supérieure. Troisième trimestre décisif. Attention!
J'ai trouvé le récit plus aéré, moins long à lire que le 1er tome et du coup, j'ai eu tendance à plus profiter des fabuleux dessins. De manière général, je trouve que dans cette nouvelle série, Bilal devrait être plus simple et plus concis dans ses propos. Tout devrait être en atmosphère et ne laisser parler que ses dessins. Le découpage selon les trois héros est ici plus claire.
Je dis à éviter car les dessins me donnent le goût de vomir, pas par laideur, mais
par le manque totale de couleur vive et joyeuse. Même le sang que bilal fait me
dégoûte, cette couleur est selon moi trop foncé. Ceci dit, je ne veux surtout pas
dire que Bilal dessine mal, car je serait plus porter à dire le contraire. Son trait
est superbe, mais quand je veux direle goût de dégopiller c'est vraiment le goût
de dégopiller. Son scénario est parfois et me paraît même souvent
incompréhensibla, mais ne soyez pas vexez fans de Bilal, car je suis encore
jeune et cela est normal que je me trompe parfois et que je ne comprenent pas
tout.
En gros, si vous voulez acheter cette série, ne vous attendez pas à un dessin
super joyeux et des couleurs vive, mais plutôt à une aproche froide et bizzare.
Je n'ai pas aimé cet album, mais alors pas du tout. Pour tout dire, j'ai eu beaucoup de mal à le finir et ce pour plusieurs raisons :
- D'une part le dessin que je trouve de plus en plus lourd. C'est bien de faire de la peinture mais franchement je trouve que cela ne se prette pas du tout à la BD. Cela rend la lecture fastidieuse.
- Le traitement de l'histoire me semble de plus en plus alambiqué. Autant le scénario du tome 1 se tenait assez bien, autant j'ai trouvé celui du tome 2 trop plein d'effet de style. A trop vouloir en faire, on oubli souvent l'essentiel, et c'est vraiment le sentiment que j'ai eu lors de ma lecture.
Bref, une grosse deception.
L'histoire avance bien et continue de tenir le lecteur en haleine ce qui est un bon point. Par contre cet album est assez compliqué à comprendre et plutôt psychologique. Dans un sens c'est ce qui fait que cette trilogie est pour le moment toujours aussi intéressante mais celà peu également rebuter certaines personnes. Le seul reproche que je peux faire et sans doute u'il ne va pas assez à l'essentiel.
Le dessin est vraiment toujours aussi superbe et je n'ai rien à y redire même si c'est un genre assez particulier qui ne plaira sans doute pas à tout le monde.
En résumé il s'agit d'un album un peu moins bon que le premier mais qui mérite quand même le détour même si d'une certaine façon le premier album pourvait se suffire à lui même.
Nous avons le choix avec cette oeuvre : ou Bilal ne sait plus quoi écrire et il bacle son scenario aussi bien que son dessin ou elle est résevée à une élite confidentielle et ésotérique.
Cela me rappelle les derniers albums de Druillet qui prenait la BD comme excuse pour montrer ses dessins ou peintures. Très beau travail mais scénario inconsistant. Sauf qu'avec Bilal, dans cette série, même le dessin est incompréhensible.
Dommage car j'adorais Bilal et je n'ai pas pu finir ce volume. Je n'achèterai pas le prochain volume. Il y a des limites à se moquer du monde...
Franchement, on avait eu l'ébauche d'un scénario dans le tome 2 avec notamment le site du désert du néfoud et cette petite intrigue mystérieuse. On retombe dans ce tome 3 dans une scénario inexistant où les 4 héros se cherchent... et c'est tout. Pas vraiment passionnant quand on imagine bien qu'ils se trouveront à un moment donné. Un album pour rien selon mon opinion.
Le 1er volume était grandiose et très prometteur autant par le dessin que le scénario. Le 2ème volume était intéressant mais le 3ème .... le scénario boucle et est confus, le dessin n'est pas "lisible".
Initialement, la série ne devait être composée que de 3 épisodes, il aurait été préférable de ne pas changer de cap !
Bref, série dans le déclin
Ce dernier album est un chef d'oeuvre.
J'avais eu du mal à lire les tomes 1 et 2, car le scénario est compliqué, les cases touffues. Pour lire ce tome 3, je conseille donc vivement de relire consciencieusement les tomes précédents.
Le tome 3 se déguste ensuite: les dessins, avec beaucoup de crayonnés, sont superbes. Le scénario est absolument incroyable de maîtrise.
En sortant de cette lecture, on est surpris par la cohérence hallucinante de cet ensemble complexe. C'est de la S-F, c'est de l'actualité, c'est magnifique.
J'ai attendu la fin de cette tétralogie pour donner mon avis. Il est toujours très difficile de le faire pour une oeuvre de BILAL. Les 4 volets se construisent sur une période allant de 1993 à 2028 environ, autour de Nike, Leyla et Amir pour se terminer à 4 ... non à 5 avec Sacha et son bébé. Dans ce dernier opus, les dialogues, petites perles d'humour soulignent de façon magistrale la résistance de nos héros face à la bêtises des dogmes. Les planches, véritables tableaux mettent admirablement en scène l'histoire mais de façon plus intimistes que précédemment. Finalement le véritable espoir de l'humanité réside bien dans l'amour qui unit Nike et Leyla, Akim et Sacha et peut-être Stupko Rawloe alias Optus Warhole avec l'humanité ou tout simplement lui-même... Un nouveau chef d'oeuvre à lire et à relire !!!
Ma première approche n'était pas super, parce que je comprenais pas tout et
que je n'avais lu la série qu'une fois en cachette quand j'étais petit. Alors voila
pourquoi je disais ce que j'ai dit de cette série.
Mais après plusieurs lecture et relecture j'ai commencé à comprendre le
véritable sens et le chef d'oeuvres inestimés qui se cachait derrière la froideur
des deux premiers opus. Le traits de Bilal est, jusqu'à ce jour, le trait que j'aime
le plus, son dessin est un des plus maitrisé que j'ai vu. Son scénario prends
(plusieurs?) relecture avant d'être enfin saisi.
Alors voila ce que j'avais à dire de cette série qui se trouve à être un réel chef
d'oeuvre.
(Peut-être Bilal aurait-il dû continuer sa série sur la même longueur d'onde que
les deux premiers albums?)
Quatre? enfin ! pourrait-on dire ! En effet, cette oeuvre très personnelle de Bilal est complexe à aborder. C'est indéniable, les dessins sont très beaux (évidemment, il faut aimer le style...), mais le scénario quant à lui peut paraître complexe voire loufoque et ce quatrième acte arrive à point (voire en trop) pour terminer cette série.
Malgré tout, l'auteur arrive à ramener toute son oeuvre sur des idées bien présentes telles que mondialisation, religion, épidémie,...
Pour les amateurs, série à lire...