Un graphisme très novateur (mélant la précision quasi-photographique et l'utilisation esthétique des couleurs) sert à merveille une réflexion sur les héros, les choix des hommes et la violence... Le duo Gaiman/Mc Kean signe un album exceptionnel qui est malheureusement passé un peu trop inapercu. Le scénario utilise des super-héros célèbres sans les mettre au devant de la scène mais les place en arrière plan pour livrer leur solitude et leur lutte contre Lex Luthor, magnat d'une superpuissance industrielle sans éthique.
Loin d'être classique, tout innove et intrigue dans cet album à lire.
Déçu ... non pas que ce volume soit mauvais, mais comme je m'attendais à un polar, je fus légèrement disappointed.
Il faut juste savoir que cela se passe dans l'univers de Dc tout de même.
L'hisoire est agréable et les planches de McKean dans les bayous sont superbes.
Présentation de l'éditeur:
" En relisant l'œuvre maintenant, il est clair que Black Orchid (tout comme le Daredevil et Dark Knight de Frank Miller ou le Miracleman, Swamp Thing et Watchmen d'Alan Moore) est un de ces livres qui a contribué à scinder l'histoire de la bande dessinée moderne en deux, et à manifester, au sein de son univers, l'essor d'une bravoure et d'une ambition nouvelle. Dans une certaine mesure, Black Orchid tente d'aller plus loin dans cette percée collégiale en faisant constater que, si hardies, brillantes et branchées que soient les nouvelles bandes dessinées, la plupart d'entre elles finissent encore par recourir aux mêmes coutumes narratives et moralistes tant rebattues, selon lesquelles des hommes violents sauvent le monde par des options radicales et un courage brutal. Or, dans ce livre, il se produit quelque chose de différent. Ce qui fait de Black Orchid un roman graphique à part. C'est un acte d'imagination et d'espoir qui veut porter, une forme littéraire par trop sous-évaluée, jusque dans des sphères où elle ne s'est jamais jusqu'ici aventurée. " Extrait de la préface par Mikal Gilmore.
Une oeuvre qui exploite l'univers des super-héros sans en utiliser les codes, riche en thèmes sur lesquels on peut émettre diverses conjectures. Atypique à l'instar d'un Mister Punch ou d'un Harlequin Valentine. A lire pour ceux qui aiment sortir des sentiers battus.
Paradis... le dernier volet de cette superbe série..
Vu mes souvenirs, je ne laisserai qu'une vague impression des trois tomes..
Un rêve végétal comme on aimerait en voir plus.. dans la réalité..
Malgré quelques clichés et arguments parfois simplistes.. la magie est toujours là.. grâce aux dessins de Mc Kean, qui manie la couleur, et le noir, comme des sensations pures.
Le contraste toujours présent entre l'humain gris, oxydé, oppressant avec l'éclat végétal transcendant, fragile, mais si évident de puissance, est vraiment jouissif je trouve.
Au fil des tomes la couleur prend de plus en + de place : le paradis vert aurait-il le dernier mot sur l'éternelle soif de conquête humaine?..
Le rêve végétal peut-il s'unir à une forme d'humanité pour donner naissance à une nouvelle expression du futur terrestre ?