1. Le pavillon des singes |
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par voltaire le 23/07/2008
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 En donnant naissance aux "7 Vies de l'Epervier" qui est une continuation de "Masquerouge", Cothias prend conscience de son grand oeuvre tel un alchimiste.
Il va donc multiplier les séries connexes.
Dans celle-ci il part du principe que Molière est le fils caché de Louis XIII. Pourquoi pas. Sauf qu'au lieu de nous brosser une histoire, il se contente de demander à Brice Goepfert de mettre en images la jeunesse de Molière.
L'amateur de BD se sent floué et l'amateur de Molière aussi car les bonnes biographies en racontent bien davantage. |
2. L'école des bouffons |
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par voltaire le 23/07/2008
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 Le jeune Pouquelin/Poquelin/Pocquelin tombe amoureux du théâtre.
Bon et après ?
Après il tombe aussi amoureux de la Béjart.
Bon et après ?
Après, il rêve souvent, histoire de donner des pages à l'album.
Et après ?
Après et surtout avant, il vaut mieux lire les bouquins relatifs aux relations entre Corneille et Molière, notamment sur le fait que le premier était l'auteur des meilleures pièces du second.
C'est bien mieux fait, plus intéressant et beaucoup plus rigolo |
3. Les dindons de la farce |
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par voltaire le 23/07/2008
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 Ainsi donc il aura fallu près de 100 pages pour que cette saga commence -un peu. Le frère de Louis XIII cherche toujours à faire occire Molière, de peur que le bâtard du roi puisse prétendre au trône (à l'époque Louis XIV n'est toujours pas né !).
Pourquoi pas, sauf que c'est donné beaucoup d'importance aux enfants illégitimes qui n'avaient strictement aucun droit à l'époque. A fortiori quand la filiation ne pouvait pas être prouvée (ce qui est le cas ici).
Enfin bref, avec le trépas de son pauvre grand-père, notre futur Molière commence à se poser des questions sur ses origines. |
4. Le Roy et l'ombre |
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par voltaire le 23/07/2008
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 Cothias fait ce qu'il peut pour faire à la fois coïncider l'Histoire officielle, les péripéties des multiples séries de sa grande saga et l'histoire secrète de ses personnages.
Il s'intéresse davantage à son numéro d'équilibriste qu'à la qualité de ce qu'il raconte. Sans être mauvais, ce n'est pas transcendant (beaucoup de récitatif, même les histoires de l'Oncle Paul en avaient moins). Mais cela permet d'admirer le paysage : à savoir les dessins de Goepfert qui rejoignent de plus en plus (sans toutefois les atteindre) ceux de Juillard. |
5. Le masque et la plume |
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par voltaire le 12/12/2008
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 Pour sûr que Cothias s'est documenté pour cette série.
Pour sûr qu'il nous fait rencontré du beau monde, Cyrano de Bergerac, les 3 mousquetaires ...
Cette apparition des Mousquetaires chargés de protéger secrètement le jeune Molière donne un aspect cocasse à la tournure des évènements.
En dehors de cela, l'album est marqué par un vrai drame : celui du lecteur qui se désintéresse complètement d'une histoire qui n'accroche pas ... |
6. Le baron de Molière |
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par voltaire le 12/12/2008
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 Cet album est assurément le meilleur de la série. Cothias y retrouve un vrai souffle avec quelques très bons moments comme les retrouvailles entre le père et le fils (lire Louis XIII et Molière) ou encore comme le complot contre le roi.
Il fait certes mieux, mais cet album avec moins d'action débridée vaut surtout par la profondeur des personnages, lesquels cessent un instant d'être de simples marionettes et ce jusqu'à l'élégance finale de d'Artagnan. |
7. Le secret de polichinelle |
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par voltaire le 12/12/2008
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 Un album qui part plutôt pas mal mais qui s'enlise très vite dans des discussions explicatives qui finissent par lasser le public le mieux intentionné.
Là encore, l'album représente une vraie masse de documentation, de recherche.
Parti du "simple" Masquerouge" de Pif la série connaît, à mon sens, son acmé dans les 7 vies de l'Epervier (et encore essentiellement les premiers albums). Après c'est quand même beaucoup de délayage.
Quant à ce pauvre Molière, il se demande encore de qui il est le fils !
Pas très fufute quand même ! |
8. Les feux de la rampe |
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par voltaire le 12/12/2008
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 Une fois encore, la reconstitution des débuts de Molière et son Illustre Théâtre est impeccable. Même quand il tord le bras à la vérité historique, Cothias sait faire coulisser ses intérêts de scénaristes avec une relative vraisemblance.
Cela se lit donc mais malheureusement sans véritable enthousiasme.
Dans cette série, le scénariste a été débordé par la richesse de sa documentation et de sa volonté de "coller" à l'Histoire. Il n'a pas suivi les préceptes de Dumas qui disait qu'on pouvait violer l'Histoire à condition de lui faire de beaux enfants.
Cothias ne la viole pas, la brutalise parfois un peu, mais ne crée pas de descendance. Ce qui manque à cette série est une véritable dramaturgie dans chaque album et non la menace qui plane sur la tête du plus grand auteur théatral français.
Pour autant la finesse de la reconstitution mérite que cet album soit lu. |
9. Le testament de d'Artagnan |
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par voltaire le 14/12/2008
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 Une série de 9 albums, ce n'est quand même pas rien. Cela mérite un certain respect pour le lecteur (et accessoirement "cochon de payant") sauf quand bien suûr l'histoire se termine en queue de poisson.
C'est le cas ici puisqu'on invite ce même lecteur à prendre connaissance de la série "Ninon secrète" (5 albums au moins) et "Le masque de fer" (6 !).
Reste l'histoire de Molière, bien sûr, mais à ce tarif là prenez une bonne bio d'historien c'est bien plus passionnant et bien plus instructif. |