Eva perd son pucelage en même temps que son amant, celui-ci étant assassiné dès la fin de leurs ébats. Bien évidemment les soupçons pèsent sur la pauvrette, fille du peuple, montée dans ce Paris louis-philippard (nous sommes en 1847). Mais Marie Duplessis, la fameuse dame aux Camélias, va prendre le destin de la jeune provinciale en mains.
Le ton du roman feuilleton dans l'époque même d'Eugène Sue.
Pour les dessins du trop rare Frisano.
Suite des aventures d'Eva qui devient une courtisane accomplie et finit par achever sa vengeance envers son indélicat protecteur et son assassin de père, tandis que la révolution chasse Louis-Philippe pour mieux donner le pouvoir à Louis-Napoléon Bonaparte.
Eva est devenue la reine des hétaïres parisiennes, à part le Prince Président (le futur Napoléon III) jalousement gardé par sa britannique maîtresse -Miss Howard-, la jeune femme peut désormais avoir qui elle veut.
Seul problème, l'un de ses amants de coeur est un peintre de l'école de Barbizon (d'où le titre de l'album) mais surtout un Républicain convaincu. Or, Louis-Napoléon prépare un coup d'état ...
Kidnapping, rançon, emprisonnement, départ pour le bagne, toutes les recettes y passent pour un plat plaisant sans un être succulent.
Bien qu'ayant soutenu le futur empereur, Léopold Crubin, le protecteur d'Eva, doit s'exiler. Il use d'un subterfuge pour circonvenir sa maîtresse. Les voilà en Angleterre prêts à s'embarquer pour les Amériques.
Mais le bateau se révèle être aussi destiné au traffic de "bois d'ébène"...
Ultime épisode de notre jolie courtisane au grand coeur. Ce n'est pas une saga essentielle dans l'histoire de la BD mais si vous en avez l'occasion ...