Après avoir mis les chrétiens au supplice, c'est désormais aux adorateurs de Jupiter de subir les foudres des chrétiens. Nous sommes en 394 et l'empire est agonisant, même si "officiellement" il tiendra encore 80 ans.
Dans ce maëlstrom de violence, Flavien est choisi par les tenants de l'ancienne religion comme héraut de leur cause...
La reconstitution historique tant au niveau du dessin que du scénario est somptueuse et minutieuse. Les premières planches de batailles "éclatent" le format traditionnel. Reste que l'histoire, sans être mauvaise, nous laisse un peu sur notre fin. Certes, il s'agit du premier album (d'une série de 5 a priori) qui met donc en place les personnages de la saga. Mais on sait que Chaillet peut faire encore mieux, alors évidemment on devient exigeant...
La Sibylle fait voyager Flavius dans les méandres de l'Enfer. C'est pour le lecteur l'occasion de découvrir la vie de Caius Sylvius qui, deux siècles auparavent, fut également confronté aux mêmes problèmes de disparitions d'enfants.
Chaillet avec autant de soin que d'habitude en profite pour commencer la narration de la vie d'Héliogabale, le César digne de Néron et Caligula ...
Suite et fin de la vie d'Héliogabale, l'empereur romain un tantinet frappadingue. Encore que "tantinet" est davantage une figure de style qu'autre chose.
Chaillet s'accomode parfaitement de cette histoire sanglante et pleine d'excès. Il nous invite à un grand voyage dans l'antiquité. Si la BD en tant que telle n'est pas nécessairement une grande BD, le voyage, lui, est enchanteur.
Toujours aussi bien fait, toujours aussi pro.
Après la vie de Caius Sylvius contée dans les deux albums précédents, retour sur le Vème siècle naissant avec Flavien et le fameux mystère de disparitions d'enfants.
L'énigme semble résolue à la fin de l'album (sauf retournement de situation possible dans le dernier tome) et l'on est un peu déçu : tout ça pour ça !
Reste le ciselage de l'orfèvre ou du bénédictin Chaillet, qui fait que l'album est à lire de toute façon.