
Ce film m'avait profondément touché et secoué, avec une narration kaleidoscopique et un dessin envoûtant.
Nous suivions le combat d'un homme - en fait d'une génération - avec sa mémoire.
Le dessin "en calques", réaliste ET onirique, permettait une retranscription parfaite du sentiment refoulé par Ari Folman et ses acolytes confrontés à cette énième guerre absurde.
Ici, il s'agit d'un gros travail de transcription en format BD, assuré par Ari Folman lui-même et son directeur artistique. C'était une première pour le réalisateur, qui pensait s'en tirer en quelques mois, avant d'y passer plus d'un an, comme s'est raconté dans le très intéressant supplément interview en fin d'ouvrage, qui détaille les difficultés (et les joies !) d'une pareille traduction.
J'ai pris beaucoup de plaisir à retrouver cette histoire plus d'un an après avoir vu le film au cinéma. On aborde le récit à un autre rythme, plus silencieusement, et on y goutte différemment...