
Une bonne dénonciation des individus qui composent une dictature militaire telle
que celle qui a sévi en Argentine à l'aube des années 80. La préface est utile et
s'avère indispensable pour aider le lecteur à se rappeler et éclairer à la
compréhension du récit qui suit, à la noirceur extrême et d'un humour que l'on
peut qualifier de glauque. Les exactions du personnage principal inspirent
principalement du dégoût, sauf de la pitié. Il ne possède en lui-même pas une
parcelle d'humanité. Rien de récupérable chez lui, pas une circonstance
atténuante envisageable. La vérité sort de la bouche d'un enfant souvent, qui
intuitivement et sûrement qualifie celui-ci de "sac à merde" lors d'un échange
verbal. En tous les cas, un vaccin contre tous les fascismes...