Policière le jour, vie dissolue la nuit. Ainsi évolue Mia, confrontée à une affaire difficile : la fille d'un bio-trafiquant a trouvé la mort dans des conditions mystérieuses.
L'intrigue policière classique est rehaussée par un style d'anticipation où l'homme peut être une marchandise, un dépôt d'organes, manipulable à volonté.
Le personnage principal est dual, comme le jour et la nuit, à la fois forte et fragile, mais déterminée.
Le dessin et les couleurs sont absolument superbes (tout le monde n'a pas l'air d'accord sur ce point, et pourtant...), on y reconnaît sans aucun doute le style de Penet.
Un bien bel objet même si on n'adhère pas à l'histoire, qui pourtant n'a pas encore révélé toutes ses forces. Vivement la suite.
Mia Velickovic, lieutenant de police, enquête sur le meurtre de Kim, fille de Lothar Wong. Ce dernier, scientifique et trafiquant d'organes, protégé par ses relations en haut-lieu, entraîne la jeune femme dans un jeu de piste nocturne, dont on ne perçoit pas tout à fait les tenants et aboutissants.
Comme souvent, ce premier tome met en place des situations et des personnages. On ressent toutefois très clairement l'ambiance très particulière de cette aventure dès le premier tome. Un univers nocturne, froid et sombre. Ne cherchez pas les sourires sur le visage des personnages, vous ne trouverez que mine patibulaire, ou parfois l'ombre d'un rictus qui n'a rien de bienveillant. La trame du scénario est prometteuse et l'envie est donné au lecteur de se tourner très spontanément vers la suite de l'histoire. Un bel objet car il est à noter que le papier et l'objet-livre sont de qualité, ce qui ne gâche rien.
S'affirme dans ce deuxième tome l'ambiance sombre et particulière qu'avait fait naître le premier. Mais nous sommes ici au cœur de l'intrigue et se révèle tout ce qui avait été amorcé précédemment. La qualité du dessin et de l'organisation des planches sont à souligner. Regis Penet nous livre ici un travail à la fois singulier et attachant.
Mia Velickovic ne travaille plus dans la police. Elle est recruté par une agence privée, qui à pour mission la protection de l'enfance. Entre Simon, son collègue, Lucy, son amante qui est loin d'elle, Léa et sa fille Manon, va se jouer une partie de cache-cache mêlant trafic d'enfant et vie privée des protagonistes.
Un virage inattendu après les deux premiers tomes qui s'inscrivaient dans une logique et une cohérence bien compréhensible. Certes, nous retrouvons Mia et celle qui est maintenant devenue sa compagne, Lucy. Mais c'est pour jouer un autre chanson, si bien qu'on se demande presque s'il n'eut pas fallu commencer une autre série avec d'autres personnages. En tout cas, le rapport est plus qu'alambiqué avec les deux premiers tomes de l'histoire. On ne retrouve pas le côté sombre qui faisait la force et la singularité de ces nuits écorchés. De plus, le scénario perd un peu en rythme et en originalité. Petite déception, donc.