Excellent début pour cette série.
Il s'agit avant tout d'une mise en place des personnages et de l'intrigue, mais l'ambiance de ce Paris inondé en 1910 a quelque chose d'extraordinaire que les magnifiques aquarelles très "aqueuses" de Stéphane Perger incarnent à merveille.
J'attends de voir la suite, mais pour l'instant, je suis enchanté.
Sir Arthur Benton est déjà une série splendide, tant pour le Sc. que pour (et surtout, dommage, voir ci-dessous) pour le dessin ! Un futur (ou actuel ??) GRAND dessinateur ! Si les scénariis de ses BD (comme Soreil) et que le dessin reste aussi bon....Pas de problèmes, nous avons là un créateur de BD's de 1ère !! Actuellement, nous sommes tellement impatient, que le T2, nous aimerions déjà le lire. A la limite, les éditeurs devraient "sortir" les T1 et T2 en même temps. Pourquoi ?? Et bien, je pense, perso, qu'avec 2 tomes on peut se forger un avis relativement objectif : le T1, souvent, met en place l'intrigue, comme dans ce cas, et le tome 2 nous PLONGE dans l'intrigue : et là, on peut juger de la qualité de la BD. Of course, pour les éditeurs, il y a un risque : que l'on abandonne la série un peu trop vite...Mais à ce moment, peut-être que nous aurions moins de BD, excusez du mot, merdiques sur le marché (avec NOU$$$S comme "Cochons Payeurs...") Quoiqu'il en soit, l'histoire présente est alléchante et j'espère que le T2 sera à la mesure du dessin : NE PAS OUBLIER qu'une BD (dans la signification même de cet "Art") n'est pas seulement graphique : le scénario doit suivre !!! Et ici, j'y crois !!
Que dire d'une BD qui ne livre pas encore son intrigue ?
Ce voulme met en place différents éléments à la manière d'un puzzle. Difficile de dire ce que vaudra vraiment l'histoire.
Restent les dessins, magnifiques, et la mise en page, grandiose.
Tout ceci concourt à donner une impression d'apocalypse dans ce Paris de 1910 menacé par ces grandes inondations dont on se souvient encore un siècle plus tard.
Toutes choses égales par ailleurs nous sommes dans la version IIIème république de "SOS météores", avec cette impression d'étouffement progressif. De la belle ouvrage comme l'on dit.