Le premier cycle de Xoco est une petite merveille. Si le scénario de Mosdi est parfois un peu trop complexe, il n'en est pas moins passionnant. Et les dessins de Ledroit atteignent des sommets en matière d'ambiance lugubre et oppressante. Les éléments fantastiques qui jalonnent ce récit sont merveilleux et les mots finissent par me manquer. Vraiment indispensable, surtout pour le fan de Ledroit que je suis.
J'avoue ne rien avoir compris à la première lecture. Alors j'ai persévéré, et finalement j'ai pu saisir le fil conducteur de l'histoire. L'histoire se passe dans une ville des U.S.A au début du XXème siècle où un inspecteur à la forte personalidad mène une enquète sur des meurtres étranges et sanglants; parrallèlement, une bande de types louches cherche un truc bizarre... Voilà, c'est un résumé pas mal du tout et alléchant, non? De toutes façons, même si vous ne comprenez pas tout, les dessins sublimes limite gothique vous retourneront les yeux à l'envers, alors...
Le premier cycle est à lire ne serait-ce que pour la virtuosité au dessin de Ledroit. C'est tout bonnement bluffant. L'ambiance rendue nous plonge dans ce New York crasseux, puant et flippant du début du XXème siècle. D'emblée on n'est pas à l'aise, la couleur nous glacent malgré une prédominance du rouge et du jaune, c'est dire ! Le découpage très cinématographique rend la lecture pas si évidente que ça. D'autant plus qu'il faut suivre le dessin de prêt pour comprendre l'histoire concoctée par Mosdi. En somme, il faut découvrir cet album pour le dessin, c'est un régal.
Comparé au premier cycle, c'est certainement une immense déception! Je ne vois vraiment pas pourquoi Mosdi a voulu faire une suite. D'autant plus que le scénario de ce deuxieme volet est bien inférieur à celui du premier. Et les dessins de Palma, s'ils présentent d'indéniables qualités (les monstres et les scénes de combat sont très belles, sans parler du passage où est expliquée la légende des signes chinois), ont toutefois des défauts plus que fragants (visages pas toujours réussis et les intérieurs des batiments sont vraiment laids). De toute manière, il n'atteint pas, loin s'en faut, la maestria du Maitre du fantastique en BD (Ledroit, pour ceux qui n'ont pas suivi...).