Construire un feu - Avis des visiteurs

10 Avis sur la série et les albums
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Construire un feu
par je dis -M- le 18/09/2007  
Un seul homme avec son chien, pas de bulles, que de la narration, le dépouillement de la nature enneigée donnant une intensité au dessin : tout cela colle parfaitement au monde du grand nord.
On a un eimpression d'espace, de silence (l'homme ne parle pas, il réfléchit) : cela m'a rappelé les très bons livres de Nicolas Vannier.
J'ai aussi beaucoup aimé l'inexorabilité du froid : on voit le personnage blanchir par le gel petit à petit, page après page, case après case.
Un petit bémol : j'aurais juste aimé une histoire un peu plus étoffée (pas en perso).
Mais bon, c'est tout de même un très bon album. Ca change de ce qu'on peut lire habituellement.




Construire un feu
par amadigi le 24/01/2008  
Une histoire simple, basée sur une nouvelle de Jack London : un homme seul avec son chien tente de survivre dans le grand froid, et doit rejoindre à pied ses camarades à une journée de marche.
Histoire sans paroles, si ce n'est les pensées du marcheur, ses certitudes, ses doutes.
On sent son courage et volonté de survivre dans ce milieu hostile : poignant !



Construire un feu
par zanzibar le 01/10/2007  
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Construire un feu
De Christophe Chabouté

Qui remercier pour un tel titre ? Jack London qui avait écrit l’histoire, ou Chabouté pour avoir su interpréter la nouvelle ? Outre le fait que l’auteur raconterait le récit d’un aventurier, ce qui m’a particulièrement accroché c’est cet emploi du mot hostile. Dès le départ l’auteur construit son titre autour de cet environnement hostile. Il ne s’agissait pas de nous dire qu’au Nord du Canada il fait froid, mais peut-etre que ce titre délaisserait les arguments supérieurs au placard ( exemple : réalisme,…) pour savourer le quotidien d’un de ces chercheurs d’or.

L’intelligence de Chabouté réside en plusieurs points précis. Tout d’abord dans cet emploi de l’hostilité environnementale à la fois insidieuse et quotidienne qui façonne bien plus que des coupes du monde de la satisfaction ; mais aussi ,en plus, en partant d’un global pour en venir à l’intime entre le lecteur et l’aventurier avec des termes comme : « mon ami » puis pour en revenir à cette globalité ( j’ai beaucoup apprécié cela ! ce yoyo malin).
Deuxièmement dans un cheminement plus général : celui du feu visible qui jalonne et ponctue le récit mais aussi le maintient d’une voire plusieurs flammes d’espérances psychiques permettant de garder l’esprit en alerte ( la morale du vieux gars de Sulfur Creek !), et toute sa lucidité. Le jeu de la chaleur de Chabouté est donc double : à la fois humaine et animale, mais aussi technique ( faire un feu, fumer.). Le feu fait partie de ces éléments qui captive la conscience tout en apaisant ! ! ! Une connaissance qui permet, ici, de s’en sortir parce qu’un monde hostile à la vie ne veut pas dire sans vie. Bref et en d’autres termes un savoir basé sur des gestes précis qui sauvent et entretiennent…la vie.
Autre point important c’est celui des voix. Une voix off importante, une voix intérieure très présente mais par contre pas un son audible. Un titre mutique quoiqu’en dise les mutiques qui se trompe de mutisme. Dernière petite subtilité de la part de Chabouté que je situais mal avant ce titre, c’est sur la ( grande !) question de l’inexorable, car on aurait pu craindre que le titre se termine sur une mort totale. Pas du tout ! Meme si l’aventurier obtient la sérénité dans une mort lente, le chien qui le suivait est encore vivant. Une petite malice qui suffit à ne pas terminer son titre sur une mort plombante trop facilement répandue.

C’est parce que Chabouté s’attarde sur l’environnement quasi monochrome, les gestes ( une très grande précision, je le rappelle !), les mouvements, et les pensées du jeune aventurier qu’il réussit son pari de nous transporter dans une région très isolée de la fin du 19 eme siècle. Bravo à Chabouté, un auteur terriblement doué, pour avoir su réadapter et remoduler la nouvelle de Jack London en BD. Une belle adaptation fine et malicieusement humaine totalement incompatible avec une monstruosité trop lisse ou supèrieure.
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Construire un feu
par yves16 le 03/10/2007  
Je rejoins les avis postés jusqu'à présent. Un très bon album. On est vraiment transporté dans le grand nord, on a froid avec le héros ou avec son chien, on accuse le coup lorsque la neige lui joue des tours, on perçoit le silence, on entend la voix off dans sa tête, on souffre puis on s'apaise avec elle... Joli tour de force ! J'ai beaucoup aimé, à lire absolument.


Construire un feu
par soyo07 le 12/10/2007  
Une oeuvre magistrale dominée par une voix off qui nous donne des frissons de glace que la sensation intense de froid qui se dégage du dessin de Chabouté ne parvient certainement pas à apaiser. Comme quoi moi qui regrettais de laisser le clébard dehors quand il neige, je peux vous dire qu'à partir d'aujourd'hui ça va changer, le clebs DEHORS ! non mais !


Construire un feu
par zaaor le 20/04/2008  
Voici un environnement hostile où le combat engagé entre l'homme et la nature
prouve qu'il n'y a pas qu'à savoir où l'on va pour être en mesure d'y arriver sans
embûche.

Tout devient comme huis clos glacial où personne n'aurait envie d'aller mettre le
bout de son nez.

L'homme est seul avec son chien loup, le froid et quelques allumettes. Peut-on
survivre dans ces conditions à une température Yukonesque de -60 degrés?

C'est la question intéressante posée par Jack London et interprétée
intelligemment par Chabouté.


Construire un feu
par Lelf le 16/09/2008  
Très belle adaptation de la nouvelle de Jack London par Chabouté.

L'homme et son chien errent dans la neige et le froid des montagnes. Leur progression est suivie par un narrateur extérieur qui ne perturbe pas la solitude, le silence et l'immensité.
Le dessin et les couleurs douces utilisées ici forment un décor époustouflant, aussi beau qu'il est cruel.

Cette BD a fait d'une nouvelle déjà bonne un morceau de poésie humaine. A lire autant qu'à regarder, cette oeuvre est une lecture indispensable.


Construire un feu
par jekyll le 10/02/2009  
D'abord on ne peut que s'extasier une fois de plus devant les dessins de Chabouté... C'est la force mais aussi trop souvent la limite de l'auteur d'ailleurs, qui cède parfois à des facilités de scénario (dans Purgatoire notamment).
Ici, on regrette presque la présence d'une voix off (pourtant sobre et parfois prenante), et on aurait souhaité davantage de dépouillement... Mais aussi plus d'événements.

Alors la descente dans cet enfer blanc est soit bien amenée, elle prend son temps, mais il faut reconnaître qu'elle se montre surtout captivante dans le dernier tiers, quand l'arrogance du personnage s'ébranle.
Un beau message, de très belles séquences (la fin surtout, donc), mais un tout petit peu décevant par rapport aux promesses que cette adaptation suggère dans son concept.



Construire un feu
par guillaume3 le 10/06/2009  
Avec Christophe Chabouté le terme "bande dessinée" prend vraiment tout son sens.
Son dessin (souvent en N&B ou alors avec très peu de couleur) est tellement expressif, qu'il n'y a pas besoin de texte pour le souligner, pour donner à l'image, à la scène et, en fin de compte, à l'histoire complète, des détails supplémentaires.

Tout se comprend d'un regard, au premier coup d'oeil.

Et, pour cette récente mise en forme de la nouvelle de Jack London, il n'en fallait pas plus.

PARFAIT.



Construire un feu
par al hakoul le 20/10/2009  
...mouais.... pardon, c'est un peu court comme critique,
.........mouais.

Ah ça ! les dessins sont beaux, on ne peut rien reprocher de ce côté là.
Alors, alors ... oserais-je m'en prendre à Jack London...? Me faire de nombreux ennemis amoureux de la littérature à base de canidés...?
C'est plat. Sans être creux, attention je n'ai pas dis ça. C'est très poétique ; tout ce blanc, cette épuration du verbe, le lien avec cette saloperie de clébard etc

...mais bon, je dois préféré le noir, le sale, le sordide.
au frigo la cupidité !

L'apologie de cet album ayant déjà été faite, j'en resterais là.


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