Le dessin de Malès convient parfaitement pour rendre l'atmosphère des années 60, dans un milieu hollywoodien proche de celui de la mafia. Le scénario marque par ses nombreux personnages sans concessions, bien typés, forcément durs de caractère dans un environnement qui ne leur laisse pas le choix. Le côté tragique de leur destinée ressort, avec l'impression récurrente qu'ils livrent un combat perpétuel pour sortir la tête de l'eau, se révolter tant que possible. Les différentes trames se croisent et se recroisent, donnant parfois l'impression de flou traditionnelle de beaucoup de scénarios de Dufaux, mais, au final, toutes les questions trouvent une réponse, même s'il faut parfois s'armer de patience pour l'obtenir. Dans l'ensemble, Les révoltés est donc une série que je conseille fortement, surtout pour l'ambiance qui s'en dégage et pour le soin apporté par Dufaux à ses textes et à la profondeur des personnages.
Le suicide du fils d'un tycoon américain est l'occasion pour un auteur à succès de revenir sur son passé et plus particulièrement 15 ans en arrière à l'époque où il n'était qu'un simple hobo hantant les lignes ferrovières.
Nous voyons sa rencontre avec Blanche, la soeur du futur suicidé. Nous entrons dans cette famille puissante et un brin braque et nous pénétrons dans les coulisses de ce qui deviendra un drame.
Superbe évocation de la fin des années 30 au début des 50 par Dufaux, laquelle bénéficie du dessin magnifique de Malès dont la couleur n'est pas vraiment à la hauteur.
Deuxième tome de transition. Du coup l'histoire par dans différents sens. On s'intéresse toujours à Blanche et à sa progéniture mais on rentre également davantage dans la vie de Bellita Bonney.
Et toujours ce monde nauséeux que Dufaux veut dénoncer mais dont finalement il sait se servir.
Sinon les dessins de Males sont toujours aussi ensorcelants.
Après que Waldo est retrouvé Blanche et qu'il est réussi à l'emmenner loing de l'hopital psychiatrique, ils se mettent à chercher le fils de Blanche dont elle n'a pu voire depuis plusieurs années.
Les deux personnes se remémorent des souvenirs anciens, et on en apprend chaque fois un peu plus.
Le dernier album. Celui où l'on règle tous les comptes. De tous le plus glauque aussi. On a l'impression que Dufaux a eu plaisir à détruire ce monde de personnages abjects qu'il avait créé.
Dans cette galerie de caractèriels, seule Blanche, au prénom prédéstiné, a su garder un peu de désintéressement. Pour le reste tous succombent ou vont succomber aux charmes du dieu dollar.
Cette fois, Waldo est retourné chez lui à New York.
Seulement voilà il faut croire que le sort s'acharne aux personnes auquels ils tiennent.
D'un coté, l'actrice qu'il connait depuis longtemps est acusé de meurtre et de l'autre le père de Blanche l'a retrouvé et la garde enfermé.
A cette époque la vie n'était vraiment pas facile, ni très guai.