J'ai bien aimé. L'intrigue est fluide et accrocheuse, et le dessin tres agréable a regarder.
Le réalisme de ce que peut vivre un agent des renseignements généraux est bien retranscrit (ennui des filatures, blagues "gauloises" entre collègues, rivalités avec les autres organismes tels que la DST). Dragon apparait etre un homme ordinaire, pas un justicier modèle. Il est tout sauf gentil, et n'hesite pas a utiliser tous les moyens qu'il a pour coincer ses cibles, ou réagir a une situation personelle ( vis a vis du nouveau compagnon de sa femme notamment). Au niveau de sa vie plus intime, il fait avant tout ce dont il a envie sur le moment, qu'il s'agisse des femmes ou de l'alcool... Enfin, nous avons l'image d'un monsieur tout le monde, avec les moments qu'il partage avec sa fille, celle d'un père avant tout.
La conclusion est egalement assez intelligente quand aux moyens restreints dont dispose la police quand celle ci se confond avec la politique étrangère.
A lire, ne serait ce que pour sa volonté de distance avec les clichés de la télévision.
On est plongé dans la vie quotidienne d'une équipe des RG, en planque, pour établir les preuves d'un trafic
l'histoire est très réaliste et on s'attache aux personnages, dont le principal est co-auteur scénariste, et nous livre une fiction très proche de ce qu'il vit au quotidien.
Le trait de Peeters se prête très bien à l'histoire
Au cinéma, j'ai toujours beaucoup aimé les histoires de flic. Surtout les petits flics en civil sans esbroufe, ceux qui mangent de la planque et de la paperasse dans une banlieue ou un quartier pourri et cosmopolite. J'ai été ravi de retrouver tout ça en bédé.
Le ton est très réaliste, on est immergé immédiatement dans l'univers de Pierre Dragon, un flic au physique bourru mais profondément gentil et adepte de la méthode douce. On planque, on partage l'ennui du soum' (mais sans s'ennuyer en tant que lecteur), on croise des indics, on se heurte aux rivalités entre services...
Finalement, l'enquête en elle-même est secondaire, c'est Pierre Dragon qui est intéressant.
Et le dessin de Peeters se prête parfaitement à l'histoire. J'ai adoré certaines planches (je pense notamment au passage en voiture à 5h du mat' avec les reflets sur la carrosserie) et le dessinateur suisse rend parfaitement hommage à la fois aux personnages et aux ambiances qu'il retranscrit.
Vivement le tome 2, je suis pressé de retrouver l'univers de Pierre Dragon.
Œuvre de fiction mais inspiré du vécu de l’auteur, nous voilà embarqués dans la vie quotidienne d’un flic des RG. Loin des clichés, Peeters s’attache à nous montrer, à travers le personnage attachant de Pierre Dragon, chargé de surveiller des trafiquants suspectés de financer des terroristes, les vraies galères du policier : les planques, les magouilles politiques, les relations avec les indics, la vie de famille chamboulée.
Je suis très fan du dessin de Peeters, j'étais donc déjà un peu en terrain conquis ! Le récit de RG est assez singulier dans la manière de présenter le travail de ces "super" flics que sont ceux des renseignements généraux ! Singulier dans le sens ou l'on sent la volonté des auteurs de coller le plus à la réalité du travail au jour le jour des ces travailleurs pas tout à fait comme les autres...et pourtant ! Point de James Bond ici mais des gars qui font un travail qui alterne entre ennui (bon dieu ce que ça doit être chiant ces planques), danger (mais quant il s'agit de corriger des petites frappes, pas les boss) et puis diplomatie ! Travail qui est directement la cause de la vie privée décousue et parfois vraiment déchiré, principalement celle de notre (anti-)héros, de ces mecs au final assez attachants. Tous ces éléments font de RG une BD réaliste mais jamais ennuyeuse, servi, et on ne s'en plaindra pas, par un excellent dessin. Très recommandable !
Pierre Dragon est scénariste et acteur de l'histoire, ce sont ses anecdotes qui sont racontées, romancées dans ce premier tome de R.G., récit policier réaliste très réussi.
u cinéma, j'ai toujours beaucoup aimé les histoires de flic. Surtout les petits flics en civil sans esbroufe, ceux qui mangent de la planque et de la paperasse dans une banlieue ou un quartier pourri et cosmopolite. J'ai été ravi de retrouver tout ça en bédé.
Le ton est très réaliste, on est immergé immédiatement dans l'univers de Pierre Dragon, un flic au physique bourru mais profondément gentil et adepte de la méthode douce. On planque, on partage l'ennui du soum' (mais sans s'ennuyer en tant que lecteur), on croise des indics, on se heurte aux rivalités entre services...
Finalement, l'enquête en elle-même est secondaire, c'est Pierre Dragon qui est intéressant.
Et le dessin de Peeters se prête parfaitement à l'histoire. J'ai adoré certaines planches (je pense notamment au passage en voiture à 5h du mat' avec les reflets sur la carrosserie) et le dessinateur suisse rend parfaitement hommage à la fois aux personnages et aux ambiances qu'il retranscrit.
Flic, RG, autant de sigles inquiétants qui ont donné lieu à des mises en images flatteuses et édulcorées où le bien lutte contre le mal. Ici rien de tout cela, notre héros, Pierre DRAGON raconte et se raconte. Dans un quotidien où monotonie rime avec solitude, il doit chercher à coincer les trafiquants tout en subissant la guerre des autres services. Cette ambiance "école primaire" (pour citer l'auteur) nous ramène dans les cours de récré mais avec des vies et de l'argent en jeu ... La violence est donc bien là mais elle semble venir de notre quotidien et peut nous frapper avec une absence d'éthique totale ! Très intéressant.
La suite du tome 1 est également très réussie.
On continue de suivre le quotidien de ses flics de l'ombre.
Je ne suis pas un fan du dessin mais par contre je trouve que l'on accroche facilement à l'histoire.
Les flics sont attachants, on les suit dans leur vie de boulot mais aussi dans leur vie personnel avec tout ce que cela peut engendrer (divorce, dépression etc...)
Moi aussi j'ai hâte de voir la suite
La grande place laissée aux regards et à certains silences donne au deuxième volet des aventures de Pierre Dragon toute la dimension humaine rencontrée dans le premier volume. Les planches décrivent parfaitement la solitude de Dragon qui saute sur l'occasion d'une affaire de clandestins pour fuire les fêtes de fin d'année. C'est dans cette ambiance assez déprimante de filature, de planque, d'interrogatoires et de conflits avec Bertier, autre flic et abruti exaspérant qu'une lueur s'allume au tournant d'une planche. Elle a pour nom Manuela Laborde et elle est juge d'instruction. A partir de là l'histoire prend une dimension plus poétique, car l'amour s'est invité auprès de Pierre et visiblement, il n'y est pas préparé ! Une tranche de vie, dont le quotidien est très bien décrit, illustrée par des planches qui se dévorent facilement même si le sujet est loin d'être du gâteau !!!