Peu de dialogues, des planches bien construites... On est loin cependant de l'impact que représente la série culte Le Tueur de Jacamon/Matz. Le deuxième volume situera cette BD dans la catégorie géniale ou moyenne.
On aimerait pouvoir dire du mal de cet album car finalement les dessins ne sont pas terribles, le début de l'histoire est bavard et même verbeux !, l'assassin-méticuleux-propre-sur-lui-très-professionnel-mais-qui-a-un-coeur-sous-sa-gabardine fait quand même très cliché.
Eh bien malgré tout cela, ça fonctionne !
En fait on veut surtout savoir ce qui a lié le tueur et la jeune veuve (elle a des faux airs d'Emmanuel Béart jeune).
On verra avec le second album ce que vaut vraiment la série. En attendant, voici un très gentil moment de détente.
Le tome 1 nous montrait un tueur froid, méthodique et très érudit, on s'attendait à un tome 2 beaucoup plus axé sur celui qui donne son nom à la série, à savoir le commissaire chargé de l'enquête, et qui semblait devoir être le pendant du tueur.
Mais celui-ci intervient peu et l'histoire continue avec celle du tueur, jusqu'à un final un peu abrupt.
Une histoire à relire pour bien s'imprégner des pensées profondes de la nature humaine distillées par le tueur, mais qui deçoit au final et qui laisse un goût d'inachevé.
R-I-D-I-C-U-L-E-!
Nous avons droit à la jeune veuve qui tombe amoureuse de l'assassin de son mari (attention, sans le savoir !), lequel assassin se sent comme un père pour la fille de sa victime.
Le tueur pérore toujours autant version Café du Commerce améioré (et encore !).
Quant au policier, il est omniscient (à mon avis il a dû coucher avec le scénariste pour en savoir autant !)
Le concept du tueur romantique et dandy est aussi crédible que le père Noël, c'est dire l'accumulation de clichés auxquels on a droit.