London Calling : le titre d’un des meilleurs albums rock de tous les temps, par les mythiques « The Clash ». Le ton est donné : nostalgie ! Le nouvel opus de Sylvain Runberg – décidément prolifique, et ce n’est pas fini ! – est mis en image par Phicil servant un dessin très dépouillé, mais efficace. Quant à l’histoire, on pense immédiatement à « L’Auberge Espagnole » et les heurts et malheurs d’un étudiant Erasmus. Ici, c’est un peu différent en ce sens que l’Erasmus est un flash back, et c’est plutôt le souvenir de celui-ci qui motive Thibaut de revenir à Londres pour s’y installer. Mais cela ne se passera pas comme il l’espérait. London Calling a du mal a véritablement accrocher le lecteur : Runberg nous propose une soundtrack (Sonic Youth, New Model Army, Blur, Nirvana,…) mais a un peu de mal à assurer le contenu. Cependant, ce n’est que le premier tome sur neuf, et encore beaucoup de choses peuvent se passer. Surtout que dans les premières pages, nous voyons Thibaut complètement hagard, perdu, dans les couloirs de l’armée. Essaye-t-il de se faire réformer comme il le suggérait précédemment, où bien a-t-il véritablement pété un plomb à cause d’une expérience complètement déstabilisante vécue à Londres ? C’est une ouverture à une dramatisation du récit, et donc je lui accorde très largement le bénéfice du doute. Et je m’en vais réécouter Sonic Youth et Blur, tiens ! 3/5.
Un univers d'ados en quête du rêve anglais. Les potes d'un jour rencontrés par hasard, qui vous invitent à venir les voir sur l'île quand bon vous semble.
Un projet bâti sur ce chateau de cartes... un zeste d'IRA et des relents de "Power flower" anachroniques. Le cocktail est réussi. Thibault et Alex ont l'air d'être embarqués dans une drôle de galère !
Ce deuxième volet, aurait pu déraper voire tomber dans la caricature car en fait tous les ingrédients sociaux sont réunis pour faire de cette aventure une sorte de pudding indigeste. Que ce soit les traffics de drogue, l'IRA, les hoolligans, les problèmes de l'emploi etc Thibault et Alex semblent tombés dans une vraie pétaudière ! Et bien la narration servie par des dessins simples et agréables offre au récit une dimension de comédie grinçante mais sympathique. Le propos ne se prend jamais au sérieux et la conclusion est un joyeux clin d'oeil à l'humour britannique. Ces frenchies sont vraiment "trop cools !!!"