
Superman, Red Son, par Mark Millar, Dave Johnson et Killian Plunkett, est une minisérie en 3 épisodes qui n'a rien à voir avec la continuité. En effet, elle s'inscrit dans un esprit "Elseworlds", sorte de "What if" (Et si ?) de chez Marvel. Le synopsys de départ est simple : "Et si Superman s'était crashé en URSS plutôt qu'aux USA ?". Et s'il avait donc été élevé dans un kholkhoze, s'il avait cotoyé Staline ?
Loin des propagandes politiques auxquelles on pourrait être habitué, le scénariste dépeint l'évolution d'un alien et son influence sur le monde. L'histoire est beaucoup axée sur les relations entre Superman et les autres, sur la psychologie des antagonistes, même si l'action reste présente.
Cela se passe principalement entre les années 1950-2001, où l'on verra s'affronter Superman, contre bien sûr le brillant Lex Luthor. Superman qui reprendra en mains l'URSS à la mort de Staline.
On peut aimer ou pas la mise en avant de l'utopie communiste, où Superman arrivera presque à instaurer la paix dans le monde, loin du chômage, de la famine, des guerres, etc. Superman, non corrompu par l'argent, et bien qu'élevé sous un régime stalinien, mais dans une ferme, gardera les principes qui lui tiennent à coeur, aider son prochain, d'où les éternelles questions qui le feront douter de ses actions. Avec une question importante : peut-on forcer les gens à être heureux ?
On aimera aussi les petits clins d'oeil qui sont faits à l'univers DC existant.
Globalement, une très bonne histoire à mon avis, avec des dessins corrects. J'avoue que la fin a été surprenante.