
j’ai vraiment été charmé par ce premier opus de ce que j’espère une longue série.
A mon avis, il y a deux manière de commencer une série: mettre dès le premier tome toute l’action et l’intrigue (au risque de voir l’intérêt retomber au fil des albums) ou bien poser patiemment tous les éléments pour construire une histoire complexe à rebonds. C’est le sens qu’ont visiblement choisi les auteurs et on ne peut qu’acquiesser. Le tome 1 place le contexte et le tome 2 apportera a mon avis son lot de révélation tant pour le jeune Astraban que sur cette mystérieuse guilde.
Le tome 1 est toutefois loin de n’être qu’un récit préliminaire sans saveur. On suit avec intérêt les déboires de plus en plus sinistres d’Astraban (je ne vous dévoilerai pas ce qui lui arrive) . On a ici l’image du passage à la vie adulte (et de la perte de l’innocence) du jeune homme qui va voir face aux évenements sa faconde se déliter des premières pages et faire face, en guise d’apprentissage dans la guilde, à des évenements plus tragiques les uns que les autres. Les auteurs ont vraiment réussi tant par le dessin que l’histoire à nous rendre ce héros particulièrement attachant.
Coté dessin, Martin donne réellement un cachet particulier à l’album. Les personnages sont très bien dessinés et leurs expressions très bien rendues (c’est l’essentiel pour moi!). Il n’y a rien a redire de ce coté là et on trouve bien une ambiance médiévale urbaine digne de Nightprowler.
Sur le public visé par cet album, il est vrai que certains passages sont assez violents mais il n’y a rien d’excessif et j’aime beaucoup ce mélange de candeur (incarnée par le héros) et d’obscurité (les autres protagonistes, les meurtres, etc.). Bref, la encore, rien a changer dans le style, tout est bon déjà.
Voila en conclusion, un très bon album a acheter de toute urgence et qui augure d'une très belle suite.