Une aventure sympathique servit par les tres bon dessins de Yoann qui à un style tres sympa. Niveau histoire c'est pas mal mais pas renversant ( j'ai notamment préféré le dernier spirou de Morvan ) ici l'aventure est peu interressante et finalement le seul interet de l'album reside dans la ptite rivalité entre Spirou et Fantasio, je suis assez déçu du traitement de Spip qui à un role vraiment minime. Je m'attendais à mieux de la part de Velhmann
Une belle aventure toute ficelée pour laquelle on prend énormément de plaisir à lire. On s'attache rapidement à l'excentricité de Martin puis on voit Spirou et Fantasio pour la première fois adversaires! Un album à recommander ;-)
Depuis quelques temps, spirou et fantasio sont repris à toutes les sauces. Ici, je me demandais comment ils seraient. bref déception. Le dessin ne me plait pas du tout, trop grossier à mon gout. L'histoire remonte un peu le niveau, même si elle est un peu trop délirante, et manque de sérieux. On est loin du temps de zorglub, et des aventures contre le Z.
Sceptique au départ je dois avouer que j'ai pris beaucoup de plaisir à lire cette nouvelle aventure de Spirou et Fantasio. Que ceux qui craignent que leurs héros favoris se perdent dans un style qui n'est pas le leur se rassurent.
C'est drôle, ça ne se prend pas trop au sérieux, ça respecte les personnalités des héros. Que vouloir de plus ? Les dialogues ne sont pas inoubliables mais ils auront le mérite de vous faire rire. Les dessins de Yoann et le scénario de Vehlmann se complètent vraiment très bien (après c'est une affaire de goût).
Un bon début pour cette série, en tout cas un album qui m'a donné envie de lire les suivants.
L'aventure est géniale, le trait de dessin permet de poser et de rebondir sur l'excentricté du scénario. Bravo à Velhman!
On prend beaucoup de plaisir à lire cette histoire. Super pêche, on voit une série qui redémarre. Quel plaisir.
une nouvelle déception dans les reprises de Spirou et Fantasio. Le dessin est laid, il n'y a pas d'autre mot, minimaliste et vraiment baclé. L'histoire est compliquée, part dans tous les sens, et en même temps, elle est "téléphonée". Elle repose uniquement sur l'opposition entre Spirou et Fantasio, et ce n'était pas vraiment la peine de nous pondre un album complet pour si peu. Une grande déception donc...
Au début je n'était pas vraiment fan surtout en voyant la bouche de Spirou et le crâne dégarni de Fantasio. Mais au final le dessin est beau, les nuances de couleurs bien trouvées, je me laisse donc convaincre. Le scénario n'est pas mauvais si ce n'est le passage un peu trop fantaisiste à mon gout de l'édification de la cité sous-marine. En résumé: pas mal!
Un des plus mauvais spirou qui ait jamais vu le jour jusqu'ici... le dessin est affreu et n'a rien avoir avec l'esprit de Spirou... vivement le Spirou de Yann et Tarrin pour remonter la pente !
Voilà un excellent album qui me redonne l'envie de lire les Spirou de la série principale (oui je n'en ai lu que quelques uns). L'histoire est très bien construite, on retrouve le côté aventure même si ça manque un peu de vrai méchant ça apporte au moins une touche originale dans la série. Le traitement des personnages et des relations entre eux est bien maîtrisé. Dommage toutefois que Spip ne soit pas plus présent mais le peu où ils est là, il se remarque bien. En tout cas l'histoire est passionnante à suivre et je vais me relancer dans les semaines qui viennent dans la série principale afin de constater l'évolution qu'il a pu y avoir dans le traitement des personnages et des histoires.
C'est une surprise que de trouver cette série "Une aventure de Spirou et fantasio par...": c'est à dire des one shot par des auteurs différents. Ces "géants pétrifiés" nous font retrouver l'aventure, l'exotisme, l'humour qui caracterisent la serie principale. Cependant, je n'ai pas pu accrocher au dessin, trop sommaire, sans decors, meme si Fantasio (contrairement a spirou) est tres reussi... Cependant, cette histoire, qui entraine Spirou, un savant un peu fou, une jolie indonesienne, et une bande de jeunes neo zelandais sur les traces d'une ancienne civilisation; à la lutte contre un fantasio avide de scoops n'ayant pour cela pas hesité à se joindre à un homme d'affaires ne voyant que l'aspect mercantile de decouvertes rares, vaut le coup et est à lire.
Je ne connais pas exactement la raison pour laquelle Dupuis a lancé cette 2ème collection des aventures de Spirou & Fantasio (format plus grand) mais en tout cas, très bien ce premier tome. Le dessin est un peu déstabilisant au début parce que moins lisse et net que ceux de leurs aventures habituelles mais pour le reste, on est en terrain parfaitement connu à tous les niveaux (dans le bon sens du terme) : les caractères des personnages, leur passif, l'humour, l'action, les méchants, les boulets... C'est savoureux avec en plus un arrière gout de nostalgie parfaitement dosé. Vraiment sympa !
Spirou et Fantasio sont au départ concurrents dans deux équipes d'archéologue à la recherche des nécropoles sous-marine d'une civilisation perdue.
Difficile les reprises des séries mythiques. L'histoire est pas mal, le dessin suffisamment éloigné de la série de base. Mais au total pas de vrais surprises, pas de coup de cœur donnant envie de repiquer à la série.
Un travail honnête qui peut intéresser les jeunes générations et leur donner envie de découvrir l'original.
Mi-figue mi-raisin : ça se laisse lire mais un peu trop de grosses ficelles à mon goût.
L'histoire est assez morne et ne décolle pas : on est loin du génie malfaisant de Zorglub, bien terne derrière sa mallette.
Je trouve ce tome trés mauvais. Je l'ai eu en plusieurs fois, me disant chaque fois que ce que je lirais serait mieux que ce que j'ai lu précédemment. En vain.
L'histoire est loin d'être passionnante et Zorglub est méconnaissable. Ce tome n'arrive pas à la cheville de la série, ou même du précédent. Grosse déception.
le meilleur des 3!!! même si nous sommes moins dans l'esprit du spirou d'antan, ce one shot tient la route.
les dessins sont sympas et nous rappelle la génération franquin. le scénario, même si par moment est un peu tiré par les cheveux, rest sympathique à lire.
bref, le meilleur des 3!!!
L'intrigue de ce one shot est plutôt pas mal, les personnages sont bien utilisées notamment Zorglub et le côté sérieux avec un peu d'humour comme on l'aime pour faire passer le tout rend l'histoire intéressante à lire. cependant à la fin de l'album on a tout de même l'impression que l'histoire, bien qu'intéressante, est quelque peu légère et aurait méritée d'être plus approfondie. On passe malgré tout un très bon moment et c'est ce qui compte au final.
Le dessin de Le Gall "colle" bien au thème de l'histoire et à l'univers de Spirou.
Il y a dans cet album beaucoup de bonnes choses : l'atmosphère parisienne de 1865, le voyage dans le temps lui-même, le retour de Zorglub.
Le problème est qu'il en y a presqu'autant de moyennes ou quelconques : clichés multiples, explications multiples et oiseuses, etc.
Tout ceci fait qu'on frôle à plusieurs reprises l'exceptionnel pour retomber dans le "bon". Mais en soit, c'est déjà pas mal !
La deuxième tentative de redonner à Spirou une nouvelle vie (la troisième au moins...), alors que Morvan et Munuera auraient été apparemment débarqués par Dupuis suite à l'échec artistique et commercial de leur reprise du héros emblématique de Franquin, est tout aussi frustrante que la première (celle de Yoann), même si c'est pour des raisons bien différentes : si Le Gall a relativement bien réussi à actualiser les personnages et leurs idiosyncrasies - en particulier Fantasio, typiquement plus "intéressant" que Spirou lui-même -, il les a emmené dans un scénario trop loin de l'univers fantasque et dynamique qui a toujours fait leur charme pour que nous le suivions dans les glauques "Marais du Temps". De plus, si la pirouette finale sur le paradoxe temporel ne manque pas d'originalité, il faut bien admettre qu'il ne se passe pas grand chose dans cette histoire incohérente et quasi mort-née, dont le vrai héros serait, à la limite, un Spip assez mal croqué par Le Gall...
On retrouve Spirou et Fantasio sous la plume (et le pinceau) de Le Gall. L'histoire nous propose un voyage dans le temps, le Paris de 1865 en l'occurence, pour retrouver Zorglub, évadé dans les marais du temps. Il y a plusieurs détails sympas dans cette album (le retour de Zorglub, du professeur ami de Champignac, le clin d'oeil avec le neveu de ce professeur qui connait Spirou par ses bd...). Le dessin de Le Gall convient bien à l'histoire et à l'univers qu'il a créé, les couleurs sont réussies. Cependant, pour un Spirou, c'est assez moyen, ça ne convient pas à la série, fondé sur de l'aventure sympathique, humoristique, déjantée, mais aventure pure... Le problème est que l'on reste dans du Le Gall (ce qui est normal pour un album dont il est l'auteur), sans entrer pleinement dans du Spirou.
C'est pas mal, mais ça n'apporte rien à Spirou.
Amusant ce parti pris de Frank Le Gall de retrouver la naïveté des premières histoires de Spirou & Fantasio, on a vraiment l'impression de replonger dans une histoire des années 50, avec son vocabulaire châtié, son humour poli et sa légèreté candide. Le trait et le ton tirent plus vers ceux de Franquin que ceux de Tome et Janry, du coup c'est un peu quitte ou double : on est sensible au charme désuet de ces "Marais du temps" ou on passe complètement à coté.
Je suis partagé au final... La nostalgie fonctionne mais les dialogues sont trop ampoulés et sentent trop la démonstration ("je connais l'argot du XIXème") pour être totalement efficaces sur moi. ça manque un peu de profondeur du point de vue du scénario (mais c'est lié au parti pris rétro) et n'atteint pas la qualité des "Géants pétrifiés" sorti dans la même collection.
La troisième tentative (de retrouver la magie perdue de Spirou...) est passée bien prêt du succès : un graphisme réussi de Tarrin, très proche de celui du Franquin de la grande époque, un retour pertinent à un Champignac post-Zorglubien, garantissent d'emblée notre bonheur (frileux, conservateur, certes, mais les derniers essais de modernisation de Spirou avaient été si décevants que ce classicisme séduit !). Et puis, l'idée luminuse de Yann et Tarrin : introduire la modernité et le regard critique en questionnant la sexualité de nos deux héros archétypaux : heureusement, pas en renouvelant les tentatives gauchistes ridicules des années 80 qui avaient vu Tintin partouzer et se faire sodomiser, mais en affrontant avec pudeur l'homosexualité latente de la BD Belge des années 50-60... On verra donc ici Seccotine, moderne et sexy en diable, tenter en vain de séduire Fantasio et de lui ouvrir les yeux sur ses relations ambiguës avec Spirou, avant de devoir se contenter d'une nuit d'amour avec ce dernier, pâle et fragile substitut (avec un génial coup de hors champ "Lubitschien" !). Rien que pour cela, "le Tombeau des Champignac" est indispensable ! Dommage que le scénario, chaotique et incohérent, ne conduise pas "à bon port" les aventures plus traditionnelles de nos "gentils" héros, désormais dépucelés...
On ne s'enuie pas une seconde, l'album est mené tambour battant, avec nostalgie, humour et sentiment
Une bonne reprise après la déception des "Marais du temps"
le meilleur des 3!!! même si nous sommes moins dans l'esprit du spirou d'antan, ce one shot tient la route.
les dessins sont sympas et nous rappelle la génération franquin. le scénario, même si par moment est un peu tiré par les cheveux, rest sympathique à lire.
bref, le meilleur des 3!!!
Une réussite que ce "tombeau des Champignac". On y retrouve toute l'atmosphère et l'univers de Spirou. On sent les auteurs marqués par Franquin (ils vont jusqu'à réhabiller Spirou en Groom!), ce qui donne un scénario qui puise pleinement dans la légende de Marcinelle! On retrouve les fondamentaux: exotisme, voyage au bout du monde, zorgmobile, champignons, énigme, mauvaises humeurs de fantasio, bon coeur de spriou, folie de champignac...
On y retrouve surtout la fameuse Seccotine! et la situation se précise avec notre héros!
Le dessin ne nous fait pas oublier Franquin, mais c'est une bd très sympathique!
Vraiment sympa ce 3ème tome de cette série, on retrouve un dessin proche de celui de Franquin à la grande époque (sans toutefois l'égaler), les délires du comte de Champignac, un animal imaginaire, des voyages en Zorglumobile jusqu'à l'autre bout du monde, Sécotine la chippie (pour qui j'ai toujours eu un faible et qui déniaise ENFIN Spirou vu que Fantasio a pas pigé ses avances)... L'histoire en elle-même est pas très captivante mais les personnages et leurs rapports sont dans la lignée des bonnes histoires de Spirou, très sympa à lire !
Ce qui est bien dans cet album, c'est que les personnages se ressemblent. Je m'explique : Spirou ressemble à Spirou, Fantasio à Fantasio etc... C'est bien de donner à des auteurs l'occasion de plonger nos héros dans leur univers propre, mais au bout d'un moment on aimerait quand même retrouver un Spirou qui ressemble à son image, popularisée par Franquin (puis reprise par Tome & Janry). D'autant plus que les auteurs actuels de la série classique ne sont pas non plus fichus de dessiner un Spirou digne de ce nom. D'ailleurs, à ce sujet, je me demande quelle têtes feraient les lecteurs (entre autres) de Blake & Mortimer par exemple si les dessinateurs ayant succédé à Jacobs se laissaient aller à leur propre style.
Donc cet album fait beaucoup de bien. Même si en revanche les décors sont beaucoup trop négligés, voire bâclés. Certaines cases sont franchement vides. Ca sent la flemme. L'histoire est assez loufoque, mais pas plus que LE VOYAGEUR DU MESOZOIQUE (auquel le début fait penser) ou que PANADE A CHAMPIGNAC. Le début de l'histoire - au château - évoque aussi beaucoup le début du PRISONNUER DU BOUDDHA, qui pour moi est le meilleur album de la série officielle, devant QRN SUR BRETZELBURG. Mais au final tout ça fonctionne assez bien. Détail, je n'aime pas la dernière case (la ronde). C'est en trop.
Juste un truc, Tarrin & Yann disent avoir repris les choses juste après QRN SUR BRETZELBURG (très bonne idée) mais ils ont "oublié" que la Turbotraction qui est en couverture a été détruite depuis des lustres par l'émir Ibn-Mah-Zoud, 7 albums plus tôt (VACANCES SANS HISTOIRE). Spirou et Fantasio devraient donc normalement circuler à bord de la Turbo2 même si - comme beaucoup (dont les auteurs visiblement) - je préférais la première.
Belle couverture qui donne envie d'ouvrir l'album.
Spirou, j'en étais resté à ceux de Franquin, ayant toujours été déçu par les essais de reprise.
Et puis le buzz autour de celui de Bravo m'a fait franchir le pas et je ne le regrette pas.
Certes, c'est un hommage, mais un hommage réussi. Et je préfère car pour moi il n'y a pas beaucoup d'exemples de bonne reprise.
Et en plus ça a plu à toute la famille, ce qui n'est pas toujours le cas. Mais contrairement à d'habitude, j'étais le seul à ne pas connaître Bravo, mes enfants l'appréciaient déjà beaucoup.
Bref, ce n'est pas du Franquin, mais c'est digne de Franquin, et c'est indispensable.
"Le Journal d'un Ingénu" est tout simplement un livre passionnant, loin, mais loin devant les 3 essais précédents de réactualisation du "mythe" Spirou. Tellement loin qu'on a du mal à le "ranger" dans la même collection. Ce qu'Emile Bravo nous propose ici, c'est à la fois un hommage très humble à la genèse d'un personnage essentiel de l'histoire de la BD belge (et donc française), sans doute autant que Tintin - auquel il est d'ailleurs magnifiquement fait allusion dans ces pages -, et une remise en perspective (im)pertinente de tout ce qui a été occulté par la fiction (infantilisante ?) de la série : les antagonismes politiques entre fascistes et communistes, la seconde guerre mondiale qui déferle sur l'Europe, la complexité mais aussi l'extrême puérilité des jeux de pouvoir... Et, plus près de notre héros chéri, la découverte de l'amour, de l'amitié, et en même temps de la cruauté du mensonge et de la trahison. On s'amusera bien sûr avec Bravo d'avoir trouvé ici une justification maligne à l'uniforme de groom et à l'intelligence de Spip, mais la tonalité générale est celle de la tragédie - toute en légèreté, rassurez-vous : les titres des 2 chapitres "Comment la Raison Vient aux Enfants" et "Comment la Raison Quitte les Hommes" disent tout ce qu'il y a savoir sur ce livre tout simplement indispensable, et par ailleurs graphiquement splendide (ce qui ne gâche rien !).
Quel plaisir de repartir à l'aventure avec un personnage que l'on pensait cerné et catalogué. Dans "le journal d'un ingénu", Emile Bravo nous fait entrer dans la vie de Spirou juste avant l'invasion de la Pologne par l'Allemagne nazie. L'auteur s'amuse à faire de son héros, le groom candide et débrouillard que l'on connait, le digne héritier de Tintin. La petite soubrette dont il tombe amoureux sans connaître le prénom va le plonger dans les affres du premier amour et peut-être d'un début de conscience politique. Amour, amitié, enfance sur fond de guerre, tous ces ingrédients sont au rendez-vous dans ce one shot épatant servi par des planches abouties qui sans plagiat, sont parfaitement dans l'esprit Franquin. Un épisode fort réussi dont l'épilogue surprenant appelle une suite !
Les débuts de Spirou à la veille de la seconde guerre mondiale. Voilà un décor original pour une aventure des deux compères.
Bravo signe là un très bel opus, une aventure plus dramatique que d'ordinaire, aux dessins soignés et couleurs agréables.
Tous les ingrédients sont là pour en faire un incontournable, que ce soit pour les amateurs de la série originale ou pour découvrir le personnage, sous un aspect inhabituel et audacieux.
Certes ce Spirou vaut le détour et il a des qualités, c'est indéniable. Mais de là à crier au "chef-d'oeuvre", il ne faut peut-être pas exagérer. Spirou a toujours été un personnage vivant dans un monde imaginaire très ressemblant au notre, justement pour mieux dénoncer les travers de notre société et de son évolution, comme cela se fait en science-fiction. Franquin en son temps avait déjà inventé la Palombie (SPIROU ET LES HERITIERS) où il dénoncait le totalitarisme (LE DICTATEUR ET LE CHAMPIGNON). Sans oublier Zorglub et QRN SUR BRETZELBURG. Bref, l'univers de Spirou permet de critiquer les horreurs du monde par un aspect faussement naïf, sans toutefois manquer de poésie. C'était là tout le talent du grand Franquin.
Dans LE JOURNAL D'UN INGENU, Emile Bravo fait évoluer ses personnages dans le monde réel et le propos est ouvertement et concrètement politique. Et franchement, entendre encore parler de la seconde guerre mondiale, de ses atrocités, des exactions barbares, etc... j'en ai ras le bol. Je ne lis pas Spirou pour ça. On ressasse tellement le sujet à longueur d'années sur tous les supports médiatiques depuis des décennies que je sature. Certes, ce fût atroce, et il ne faut jamais oublier. Mais il serait bon maintenant (65 ans après) qu'on passe enfin à autre chose - l'avenir par exemple - au lieu de toujours se complaire dans ce sinistre passé-là.
Pour en finir avec les défauts de ce livre, je suis aussi dérangé par le fait que ce soit Fantasio qui déclenche le conflit mondial. Lui qui a toujours été farfelu et parfois crétin, restait toujours attachant. En faisant de lui le déclencheur du cataclysme, Emile Bravo lui a ôté la sympathie qu'on éprouve d'habitude pour lui, car on ne peut pas passer sur le fait que quelqu'un - même un loufoque - provoque une telle catastrophe (genre : "Il a provoqué la guerre ? Mais c'est pas grave, c'est Fantasio !"). Ce genre de chose aurait pu passer si l'histoire avait été située dans un monde fictif, mais dans le contexte d'une guerre réelle, il n'y absolument pas de quoi rire. Si Fantasio avait réellement existé et qu'il ait fait ce que décrit Emile Bravo, je ne pense pas qu'il y aurait beaucoup de monde pour le trouver rigolo. D'autant plus que ce n'est rien de moins qu'un vulgaire paparazzi.
Donc : Bon livre, bons dessins, des scènes attachantes. Mais pas le chef-d'oeuvre dont tout le monde parle.
Bruxelles, 1939. Spirou est un jeune graçon orphelin, travaillant au Moustic Hotel en tant que groom. Cet hotel accueille une conférence secrete entre polonais et allemand, afin d'éviter la guerre.
Spirou, pauvre, n'a qu'un écureuil, des amis, et sa bonne humeur pour s'en sortir, mais c'est compter sans le contexte historique, les guests de l'hotel, un journaliste peu scrupuleux, et une jeune fille en phase avec son epoque, et qui ne laisse pas le (futur) héros insensible...
Un bel album joliment retro, tout en restant moderne (notamment dans la mise en page sans narratif et les dialogues) qui nous donne les clefs sur la genese du Spirou aventurier. On y apprend pourquoi il est resté habillé en groom, comment il a rencontré Fantasio, et comment il est devenu "adulte". Un bel album, cependant assez loin du vrai univers de Spirou (aventures exotiques, science, humour...) sans toutefois trahir la serie. Un album à lire.
Yann et Schwartz semblent avoir repris avec talent "le journal d'un ingénu" d'Emile Bravo. Dans le Bruxelles occupé des années 40-44, nous suivons le petit groom vert-de-gris-malgré-lui travailler aux côtés de la résistance. Spirou & Fantasio, chacun de leur côté, tâchent de déjouer les plans des allemands. L'histoire pourrait être banale : les gentils contre les méchants, mais la plume des auteurs a su dépasser ce clivage et apporter à l'intrigue suspens et humour.
Un album qui se fait aussi hommage à la BD et spécialement à Hergé : je crois n'avoir pas encore repéré tous les personnages et les allusions faite à Tintin, quick et flupke, Jo Zette & Jocko... Si bien qu'on a plaisir à lire et regarder chaque vignette.
Nous voilà plongé à la fois dans le monde trouble de l'occupation, de la collaboration et de la résistance, et en même temps dans l'univers de ce petit groom tout droit sorti des 'coeurs vaillants' de la jeunesse catholique des années 40.
Nouveau one shot des aventures de Spirou et Fantasio mis en scène cette fois ci par SCWARTZ et YANN. On sent que les auteurs s'amusent avec nos héros et nos souvenirs de gosses en les faisant évoluer dans une période trouble, l'occupation allemande pendant la seconde guerre mondiale. L'ambiance décalée de YANN est bien servie par les dessins et tout cela nous donnent des planches qui alternent humour et cruauté. Cet humour et les multiples références à oa BD belge nous permettent de prendre du recul par rapport au sujet traité. Un épisode très réussi bien que moins intense, à mon avis, que celui d'Emile BRAVO...
Il y a donc, de toute évidence, derrière "Le groom Vert-de-Gris", l'idée (une fausse bonne idée, à mon avis) de capitaliser sur le coup de génie d'Emile Bravo, et de prolonger les aventures de Spirou et Fantasio "dans le monde réel", en tout cas dans un monde synchrone avec celui de leurs créateurs originels. Sauf qu'ici, Yann et Schwartz ont tout faux, et que le résultat, loin d'être stimulant et enchanteur comme "Le Journal d'un Ingénu" n'est pas loin d'être répugnant. C'est que nos "amis" sont visiblement passés à côté de l'approche conceptuelle, abstraite, nécessaire à la coexistence de personnages certes imaginaires mais au passé chargé et à la charge symbolique forte, et d'une réalité étouffante comme le nazisme et la seconde guerre mondiale. Il y a ici une erreur grave, qui est d'introduire dans la fantaisie, qui est l'essence du monde de Spirou, la cruauté et la laideur du monde de manière frontale, irréfléchie : ici on torture les résistants, on déporte les juifs, on mitraille les soldats, on baise avec les allemandes, on tond les femmes qui ont couché avec les boches, en même temps qu'on fait des blagues (vaseuses) et qu'on décline des gags (éculés). Il y a forcément un malaise dans un tel amalgame, qui manque terriblement, soit d'un vrai recul "théorique" - qui faisait la force étonnante du beau livre de Bravo -, soit au contraire d'un second degré brutal et potache (je pense au travail audacieux que fit un humoriste radical comme Vuillemin avec son "Hitler = SS"). Du coup, peu importent au final le dessin réussi de Schwartz, les références malignes à Hergé ou aux premiers albums de Spirou, toutes ces bonnes idées sombrent au milieu d'un océan de mauvais goût et d'irresponsabilité.
"Beurp" : c'est l'effet que l'on a après avoir mangé un bon repas bien consistant, la bonne recette après laquelle vous êtes bien repus. A la lecture de cet album le mot qui me vient à l'esprit ressemble plus à un "Boarp"; Une sorte de trop plein qui ne me laisse plus repus mais gavé !
L'histoire est pourtant sympathique, un peu comme une sorte de "Grande vadrouille". Il y d'ailleurs une référence à la "Traversée de Paris" qui m'a bien fait marrer.
Cependant, l'histoire principale qui voit Spirou, résistant, essayant de percer le mystère de l'arme secrète alliée est noyée par une multitude de clins d'oeil. Hé oui, le clin d'oeil est normalement censé être léger, à peine perceptible, juste repérable pour un oeil autrement novice. Ici, on parlera de flashs voire d'appels de phare. Les références à Hergé, Franquin mais aussi Buck Danny, Black et Mortimer, sont légion. Même le Brusselère est utilisé à outrance et finit par devenir un peu "casse-couille".
En gros, trop, c'est trop !
Et pourtant, l'histoire n'était pas mal, je le répète. Certaines réflexions de Fantasio sont très drôles et le coup de force des résistants est bien foutu. Mais bon, Il y avait sûrement moyen de rendre hommage à la bd belgo-belge sans pour autant faire un étalage culturel.
Pour rester dans le culinaire, le plat de départ est bon mais beaucoup trop assaisonné à mon goût !
Malgré ma réticence au vu de la couverture et du résumé de l'histoire, j'ai commencé à lire cet album, mais je n'ai pas réussi à arriver au bout tellement c'est "enflé". Le dessin est bon, certains clins d'oeils sympathiques, mais c'est tout. Les travers que je reprochais au JOURNAL D'UN INGENU se trouvent encore là (Spirou dans le monde réel, qui plus est dans le contexte de la seconde guerre mondiale). Hitler et ses copains sont de retour ! Quand y en n'a plus, y en a encore ! Et forcément Spirou est un gentil résistant qui pleure de joie en voyant les nazis se faire bombarder ("c'est le plus beau jour de sa vie", nous dit-il). C'est dégoulinant de bons sentiments simplistes.
Adolf et ses potes ont tué des millions de gens, mais qu'est-ce qu'ils peuvent en faire vivre aujourd'hui ! Au nom du témoignage sur un passé qu'il ne faut - certes - pas oublier, on nous gave de nazis à longueur d'années (films, docus, expos, tvfilms, BDs, romans, pièces de théâtre) et ça en devient franchement malsain, comme s'il y avait une fascination pour la croix gammée - qui d'ailleurs est en couverture - dont on déteste ce qu'elle représente mais qu'on aime visiblement exhiber à tout bout de champ. A force de bourrage de crâne sur la question, Hitler a été complètement banalisé. Et c'est ça qui est terrible. C'est devenu un simple méchant parmi tant d'autres. A tel point qu'on vient nous le coller dans Spirou (et deux fois en plus) parce que ça fait vendre.
Au départ Spirou & Fantasio sont des personnages de BD tombant sous le coup de la loi sur les publications pour la jeunesse. Ils évoluent dans un monde imaginaire qui ressemble au notre, mais teinté de fantastique, d'inventions à la Jules Verne, de poésie et d'un marsupilami. Ce qui n'a jamais empêché les propos ou les sous-entendus sérieux (QRN, ZORGLUB, LE DICTATEUR). Après le départ de Franquin, ses successeurs ont tenté avec plus (Tome & Janry) ou moins (tous les autres) de bonheur de prolonger les aventures du groom et de son acolyte dans cet univers très balisé. Le propos des "Une aventure de Spirou par" était de laisser différents auteurs montrer Spirou sous un angle qui leur est propre le temps d'un album, mais sans toutefois dénaturer le personnage (c'est à dire en conservant ce qui le caractérise : le personnage + cet univers fantastico-réaliste précisément). Le problème concernant LE JOURNAL D'UN INGENU et LE GROOM VERT-DE-GRIS est que le personnage principal s'appelle bien Spirou, mais qu'il n'est pas dans son monde. Ce n'est donc pas vraiment lui. Il aurait pu s'appeler autrement, ça aurait peut-être été même mieux... mais sans doute moins vendeur.
A quand Hitler chez les Schtroupfs ? Ou Hitler fait du ski ?