Quelle bonne idée de Casterman de sortir un conte de Noël juste avant les fêtes. Par contre si certaines planches apportent un côté féerique à ce one-shot, le lecteur retombe vite les pieds sur terre, dû à la noirceur du récit.
Les dessins sont splendides, avec beaucoup d’expressions sur les visages et des planches féeriques sur deux pages. L’histoire est quant à elle, assez sombre et donc en contradiction avec cette ambiance de Noël, mais cette noirceur est mélangée avec finesse aux fêtes de Noël.
Le scénario, basé sur l’origine d’un père Noël qui porte un lourd fardeau derrière sa barbe blanche, n’est pas neuf et fait fortement penser au scénario d’un autre excellent conte de Noël édité chez Soleil «Un pas vers les étoiles». Par contre, à l’instar de «Un pas vers les étoiles» qui avait un côté plus fantastique, ce conte si est plutôt réservé aux adultes dû à sa noirceur et son réalisme qui ont tendance à nous faire basculer vers l’effroi.
Personnellement j’aurais aimé encore une ou deux planches en plus vers la fin, même si cette fin ci colle parfaitement à ce surprenant conte de Noël qui aura sûrement le mérite de modifier fortement votre perception du père Noël.
Profitant des fêtes de fin d'année, Casterman tente d'obtenir un succès de l'ordre de celui de "un pas vers les étoiles", publié chez Soleil deux ans avant. C'est en espérant retrouver les même sensations que j'ai commencé cet album.
Le début m'a vite fait comprendre que les auteurs ne voulaient pas faire un plagiat du one shot de chez Soleil. Bien qu'on trouve quelques similitude entre les deux oeuvres (le côté sensible, la naïveté de certaines situations), le ton est résolument plus adulte dans Mon voisin le Père Noël. J'ai dévoré les 40 premières planches avec bonheur... et puis c'est la déception.
La fin semble raccourcie, tout va très vite. Le rebondissement est bien vu, mais ses conséquences tellement peu exposées qu'on se demande si tout ça avait de l'intérêt. On s'éloigne brusquement du héros qu'on suivait depuis le début, et une fois l'album refermé, on a la sensation qu'il manque quelque chose. Souhait délibéré des auteurs ou bien limite de l'éditeur ? Toujours est-il que ce conte aurait mérité un format un peu plus long... "Un pas vers les étoiles" faisait quand même 78 planches...
Mon Voisin le Père Noël est un album plutôt réussi. Ce one-shot, sorti en période de fêtes, est pourtant loin d'être un conte de Noël.
Le scénario de Philippe Bonifay est très subtil. Il nous fait découvrir deux personnages que la vie n'a pas épargnés. Au fil des pages, on découvre leurs souvenirs et on finit par avoir pitié de ces deux paumés. L'auteur nous sensibilise à leurs douleurs et à leurs regrets, ce qui les rend attachants.
Le dessin de Béatrice Tillier est vraiment réussi. Son graphisme, tout en finesse, est parfait pour ce genre d'histoire. Certains plans larges comme aux pages 26 et 27 sont de toute beauté. Un très beau travail !
A croire que j'accroche pas du tout au travail de cet auteur..: j'ai lu que le 1 de zoo et avait trouvé cela trés mauvais...
Ici, on reste au même niveau c'est à dire dans le plus mauvais que j'ai pu lire en bd... Lu en moins de 20 min, je n'arrive pas à cerner l'interet de l'histoire, et l'abscence de scénario me semble inédit...
Des dessins plutot sympa, mais un album sans trame, sans intrigue, sans rien en fait, j'arrive pas à en saisir le but...
Je signale qu'il n'y a aucune dimùension peotique ou métaphorique.. à interpreter
Une rencontre entre voisins au hasard d'un couloir. L'un se dit être le Père Noël et veut passer le flambeau au voisin ahuri. La discussion s'engage, d'abord sceptique pour évoluer de façon inattendue.
Cette BD est tout simplement belle. Belle car il n'y a pas de naïveté ici, seulement des personnes avec leurs secrets pas forcément avouables, leurs états d'âmes et au bout du tunnel un peu de rêve et d'espoir. Le dessin, joli, est rehaussé par les couleurs de Béatrice Tillier qui plongent dans des ambiances chaudes ou froides avec habileté et délicatesse.
Il ne faut surtout pas lâcher cette oeuvre avant la dernière case car la réflexion se poursuit jusqu'au bout pour le personnage principal. Quant à nous, elle nous accompagnera encore un moment après fermeture du livre.