Rétrospective Jean Valhardi |
|
par RAPHAEL30 le 12/05/2007
|
 La réédition, par DELIGNE, des inédits de PAAPE sur VALHARDI.EDDY PAAPE
reprenait la série après JIJE et s'était essayé sur un cour récit paru dans
l'Almanach SPIROU 1947 qui avait donné satisfaction à l'éditeur DUPUIS . Le
scénario reste de JEAN DOISY. On sent que le dessin est hésitant, le
personnage pas encore suffisamment maitrisé. Le scénario est assez
invraisemblable, on finit par perdre le fil de ces histoires découpées au
"massicot" particulièrement la 2ème partie : VALHARDI contre le gang de la
loterie sud-américaine qui trouve son épilogue dans le TOME 2 des éditions
DELIGNE. Ce ne sont que poursuites incessantes avec un maximum d'effusion
de sang et de cadavres à la clef, et le plus amusant réside dans le fait que le
scénariste (ce n'est plus DOISY alors, peut-être PAAPE (?) ne sait pas lui-même
qu'elle est la véritable identité du chef masqué des bandits. Dans un ultime
rebondissement,il fait dire à son héros JEAN VALHARDI :"Enlevez-lui son
masque, depuis le temps que nos lecteurs attendent" Le scénariste a du être le
premier surpris de l'identité du chef de gang
Du mélange de tous ces éléments épars, de ces rebondissements à rallonge
teintés d'exotisme, on serait tenté de dire que, mais oui, le récit est attachant et
ça marche; ça a fonctionné et PAAPE a su reprendre le personnage et le
remodeler à sa guise. Il ne lui manque plus désormais que de trouver des
scénaristes capables de bâtir des histoires cousues main, pour lui-même ne se
consacrer qu'au dessin en le perfectionnant. La suite allait venir avec DELPORTE
puis CHARLIER pour quelques chef d'oeuvre |
Rétrospective Jean Valhardi |
|
par godot le 03/04/2009
|
 1946, Jijé passe la main au nouvel auteur chez Dupuis : Paape. Paape qui s'était fait licencier du studio de dessins animés C.B.A. pour cause de faillite en 1944.
Valhardi est le héros typique de l'époque : personnage réaliste à l'américaine, blond, franc, loyale, aventureux, viril, incorruptible : le modèle parfait pour les jeunes lecteurs.
Je constate que le dessin de Paape est encore hésitant. Il tente presque de faire des tableaux à chaque case. Je devine ainsi son intérêt pour la peinture.
La rétrospective publiée par Deligne offre 3 aventures.
Les scénarii sont classiques pour "Valhardi et les Rubens" et "Les diamants artificielles" : des faussaires et un agent d'assurance : Valhardi indomptable, que l'on ne peut pas berner facilement. Toutefois l'aventure prône le suspens de la fin de page et se montre bancale, difficile à suivre. C'est surtout la 3ème aventure : "Valhardi détective" se déroulant en Amérique du Sud qui est décousue, parfois même incompréhensible. Il semble que même le scénariste ignore où il va amener le lecteur et surtout il semble ignorer qui est le criminel. Il offrira des rebondissements, des scènes d'aventures, mais pas de suivi. En tant que lecteur je ne rêve que de raccourcir l'aventure et de montrer enfin qui se cache sous ce masque. Cette révélation que "Deligne" fera apparaitre dans le 2ème volume!
Le dessin est hésitant, pourtant il dégage une bonne ambiance de polar noir, bien noir avec ses ingrédients (Des Malfrats effrayants, une belle fille, de l'exotisme) mais avec une fin heureuse. De voir la publication en noir est blanc est intéressante pour offrir une ambiance de film noir. Malheureusement la qualité des pages (merci tout de même à Deligne et son travail de moine copiste) est parfois mauvaise rendant la lecture difficile. (Imaginez alors une qualité d'impression médiocre et un scénario bancal!)
Dans l'ensemble cette aventure m'a bien plus. L'univers, ce qu'elle dégage, malgré un scénario... hésitant, incohérent. |
Rétrospective Jean Valhardi 2 |
|
par RAPHAEL30 le 13/05/2007
|
 La suite des inédits mais cette fois avec des scénarii de DELPORTE
particulièrement avec "LES ETRES DE LE FORET" sombre histoire et récit
étouffant à la saveur extrême-orientale. A noter que ce récit sera repris mais
amputé de son épilogue dans un album, en couleur, dans les années 80, ce qui
diminue beaucoup son intérêt.
Toujours davantage de maitrise dans le trait d'EDDY PAAPE. Les décors sont
très soignés et il a su rendre l'atmosphère oppressante de la jungle du SIAM
Une anecdote: Le méchant porte les traits du père de PAAPE qui travaillait à ce
moment-là aux éditions DUPUIS |
1. Valhardi détective |
|
par RAPHAEL30 le 06/05/2007
|
 le sommet de la BD populaire de cette époque. Un récit aux accents exotiques
très prisé à ce moment là. Le scénario est fertile en rebondissements. Valhardi
est le type même du héros d'une époque qui en manque cruellement. On a
besoin de s'évader et de rêver avec un héros positif. Le club des ADS, cher à
DOISY a les mêmes idéaux |
2. Valhardi |
|
par Bullit le 23/09/2008
|
 Valhardi nous livre plusieurs enquêtes: le meurtre au bord du lac, où lors de ses vacances, il est témoin d'un crime et aura à innocenter un homme que tout accuse; le camp scout, où avec les enfants du personnel de sa compagnie d'assurances, il devra faire face à une bande rivale; les cargos disparus, où il enquête pour son entreprise sur les mystérieuses disparitions de cargos, corps et biens.
Un héros fort, généreux dans des aventures musclés alliant bagarre, bons sentiments, aviation et voyages au bout du monde, la formule fonctionne bien, et c'est l'évasion la plus totale. Le dessin n'est pas bon, par rapport à ce que l'on voit aujourd'hui, c'est sur, et le scénarion completement naïf. Cependant, pour une BD publiée en 1945, c'est la belle aventure qui est de retour et redonne de l'espoir. A lire absolument pour les fans de BD et de l'histoire de Marcinelle. |
3. Le château maudit |
|
par RAPHAEL30 le 06/05/2007
|
 Attention!!! chef d'oeuvre absolu. Un CHARLIER particulièrement inspiré avait
pondu un scénario vif, nerveux, au découpage quasiment cinématographique.
EDDY PAAPE apparait au sommet de son art graphique. Le trait est appuyé,
particulièrement les arrondis donnant du relief aux personnages. Les teintes très
sombres des décors(grisés, bleutés, bistres) confèrent au récit des allures de
fantastique. Une véritable intrigue d'atmosphère.
A redécouvrir absolument et certainement un des dix meilleurs ouvrages des
années cinquante |
3. Le château maudit |
|
par voltaire le 14/12/2007
|
 Une histoire policière de la plus belle eau.
Il s'agit d'un démarquage du Chien des Baskerville (sauf qu'il le monstre est un monstre) et l'hisoire est fabuleusement prenante.
Plusieurs raisons à cela, un nombre de vignettes par page comme on en fait plus et qui la mérite de "densifier l'histoire". Malgré cela la lecture est d'une lisibilité absolue.
Eddy Paape lorgne vers le style de Victor Hubinon et le fait avec un talent consommé. Quant à ses couleurs, elles sont à elles seules l'une des raisons de la qualité du livre.
Un must. Mériterait de figurait dans toute bonne anthologie de la BD franco-belge. |
3. Le château maudit |
|
par Bullit le 18/08/2008
|
 Le classique de la bande dessinée des années 50.
On y retrouve Valhardi dans son vrai métier (enqueteur pour une compagnie d'assurances), envoyé au chateau de Malicorne, sur les traces de Smith, qui a signé un contrat d'assurances vie de l'ordre de 20 millions. Or, une mystérieuse "bête" terrorise le village et menace la vie de Smith...
La couverture a elle seule résume cette aventure: un Valhardi pugnace et décidé, devant un chateau inquiétant sur fond de lune brumeuse, et de nuit bleutée des plus inquiétantes. Cette bd est une bd d'atmosphères. Charlier au scénario sait nous appater, nolus intriguer, nous donner des pistes, et faire vivre ses personnages dans ce huis clos inquiétant. Il n'use (étonnament) pas trop des descriptifs, ce qui rend la bd plus lisible. Les sensations passent a travers tous les personnages de cette histoire qui se lit d'un trait. Le dessin, aujourd'hui "has been", c'est sur, sert l'histoire comme il se doit (l'exterieur- lors de sa présentation - du chateau, et ses interieurs sont superbes). Les couleurs, sombres, bleus et grises sont très bonnes. On est dans l'attente (et donc, un peu dans l'anticipation) magistralement orchestrée. Certes, Jijé dessinait mieux le personnage Valhardi, mais ce "chateau maudit" (paru dans spirou sous le titre "valhardi et la bete") est une reference dans le monde de la bd franco-belge classique. |
4. Le Rayon Super-Gamma |
|
par voltaire le 14/12/2007
|
 Cette fois-ci c'est dans une hsitoire d'espionnage qu'est mêlé Valhardi. Il s'agit de récupérer un brave savant, prisonnier d'une méchante dictature, et dont l'invention pourrait bien rompre le précaire équilibre mondial.
Première partie d'un cycle qui s'achève avec "La Machine à Conquérir le monde". |
5. La Machine à conquérir le Monde |
|
par RAPHAEL30 le 06/05/2007
|
 Le détournement d'une invention à des fins guerrières. Un récit très
HITCHCOCKIEN, préfigurant avant la lettre LE RIDEAU DECHIRE derrière le
rideau de fer. Encore une fois un scénario de CHARLIER particulièrement
inspiré.C'est quasiment du cinéma et le trait de PAAPE, semi-réaliste colle
parfaitement au récit. |
5. La Machine à conquérir le Monde |
|
par voltaire le 14/12/2007
|
 Fin de l'aventure entamée dans le livre précédent.
De l'aventure, toujours de l'aventure, encore de l'aventure.
Avec un Valhardi qui n'a pas froid aux yeux et qui au coeur d'une démocratie mi-fasciste, mi-populaire "se bat pour la liberté du monde".
On se croirait dans certains de ces films d'espionnage de série B des annés 50. Ils sont le plus souvent méconnus mais méritent largement le coup d'oeil. C'est le cas ici. |
6. Valhardi contre le Soleil Noir |
|
par RAPHAEL30 le 17/05/2007
|
 Un VALHARDI modernisé, avec un nouveau trait, actualisé, de JIJE, pour son
héros. JIJE revient des ETATS-UNIS, où il a appris différentes techniques de
dessin. Il vient de reprendre son héros après dix années d'interruption. DE
Même que le trait a évolué, les histoires aussi se passent dorénavant à
l'étranger, dans des décors modernes. On est passé de la guerre aux années
SOIXANTE. Celà se sent au niveau des styles d'habitation, de l'habillement, et
des voitures. DEtout celà, JIJE en a tenu compte |
7. Le Gang du Diamant |
|
par RAPHAEL30 le 17/05/2007
|
 La seule collaboration entre JIJE et CHARLIER pour VALHARDI. JIJE vient de
reprendre le personnage à PAAPE depuis "le soleil noir"
intéressante anecdote sur cette histoire : JIJE a dû inventer lui-même la fin de
cette aventure; CHARLIER était parti en vacances et était connu pour ses
retards faramineux de livraison pour ses scénarii. JIJE, impatient, a inventé
lui-même la conclusion de l'épisode. Il parait que CHARLIER a été furieux à son
retour. En tous cas, on ne saura jamais quelle fin celui-ci avait prévu à cet
épidode de VALHARDI |
8. L'affaire Barnes |
|
par RAPHAEL30 le 17/05/2007
|
 La jet-set, le Mexique,(JIJE connait bien et est à même de faire une description
fidèle de l'Amérique Centrale) les belles voitures, les jolies filles, tel est l'univers
de VALHARDI dans cet épisode. Il est dommage que celui-ci soit complètement
insensible au charme de la belle Mlle BARNES
Exotisme total pour cet épisode |
10. Le secret de Neptune |
|
par djimme le 23/08/2003
|
 On rentre pleinement dans l'univers de Valhardi dans cet album, c'est sans doute le plus beau |
10. Le secret de Neptune |
|
par RAPHAEL30 le 17/05/2007
|
 Excellent scénario de PHILIP GILLAIN cette fois-ci. Décidement les enquêtes de
Jean VALHARDI s'internationalisent de plus en plus. On va des calanques de
MARSEILLE, que JIJE connait bien ( il a vécu quelque temps à CASSIS) au forêts
denses du VENEZUELA (JIJE est passé par le MEXIQUE et l'on peut penser qu'il a
du pousser jusqu'à l'Amérique du SUD toute proche). L'album est sensible et
l'on sent la possibilité d'une rédemption à travers l'amitié naissante entre
VALHARDI et l'un des chefs de l'organisation qu'il combat. Chacun donne une
chance à l'autre de s'en sortir. On sent l'estime poindre et il ne manque pas
grand chose.....à travers cette main tendue |
11. Rendez-vous sur le yukon |
|
par RAPHAEL30 le 22/05/2007
|
 Le CANADA tel qu'on se le figure dans l' imaginaire collectif même si on y est
jamais allé. JIJE a la verve descriptive et l'art de suggérer. Donc aventures
boisées, grandes étendues. On entend presque le vent dans les cimes, le
clapotis de l'eau des grands lacs, la chaleur d'un incendie et son grésillement et
toujours ces modes de transport liés aux grandes étendues : voitures, hélicos,
hors-bords qui agrémentent les poursuites. |
13. Le Grand Rush |
|
par Bullit le 31/08/2008
|
 On a du mal a comprendre comment Jijé a décidé de saborder cette belle série de la sorte. Rien qu'à la premiere page, on trouve notre (ancien) heros en train de danser le twist avec le famuex gegene... ça montre le niveau de l'histoire ou on verra (tres peu d'ailleurs) valhardi participer à une course de F1 (mais n'est pas michel vaillant qui veut!) completement debridée! |