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Peyo

  • 120
  • Culliford
  • Pierre
  • Peyo
  • le 25/06/1928 (BELGIQUE)
  • le 24/12/1992

Sa biographie

Pierre Culliford est né le 25 juin 1928 à Bruxelles. D'origine britannique par son père, il effectue ses études primaires et secondaires au collège Saint-Louis à Bruxelles, qu'il abandonne à l'âge de 16 ans, la Seconde Guerre mondiale étant largement entamée. Jusqu'à la libération, il est assistant projectionniste dans une salle de cinéma puis il passe quelques mois à l'Académie des Beaux-arts de Bruxelles. Mais cet enseignement ne lui convient pas car il est attiré par le dessin humoristique et la caricature. Son petit-neveu, incapable de prononcer "Pierrot" l'appela Peyo ... provenance de son pseudonyme. En 1945, il est engagé en tant que "gouacheur" à la CBA (modeste studio de dessins animés) où il rencontre ceux qui allaient devenir des incontournables de la BD et de grands amis : André Franquin, Morris et Eddy Paape. Malheureusement, le studio fait faillite (suite à un incendie) et Peyo s'oriente vers la publicité. Après un an de dessin publicitaire, il débute timidement dans la Bande Dessinée : un essai dans "La Dernière Heure", puis dans "Le Soir". Bientôt, en 1947, la fusion d'une passion débordante pour le Moyen-Age mythique de sa plus tendre enfance et d'un humour poétique teinté de fantaisie tend à la réalisation de "Johan", jeune page fidèle à son roi, qui sera le reflet de nos valeurs morales traditionnelles. Parallèlement, il anime "Pied-Tendre", le petit indien dans "Mowgli", la revue des louveteaux belges, et réalise quelques dessins humoristiques dans divers quotidiens. Le style s'affine, la verve s'aiguise et, après quelques coups d'essai dans différents médias dont "Moustique", le jeune Peyo entre chez "Spirou" en 1952, et ce grâce à l'appui d'André Franquin. En 1954, "Le Lutin du Bois aux Roches" nous révèle l'existence de "Pirlouit", garnement facétieux, râleur, paresseux et gourmand qui devient le compagnon d'épopée de l'écuyer "Johan". Leurs aventures, illustrations pittoresques de la vie quotidienne au Moyen-Age, s'orientent rapidement vers l'univers fantastique et magique des légendes nordiques hantées par les grimoires, "La sources des Dieux", les forêts mystérieuses et les lutins malicieux. Et, en 1958, "Johan et Pirlouit" rencontrent au "Pays Maudit" de fabuleux petits êtres bleus, hauts de cinq pouces : "Les Schtroumpfs" (Peyo les peignit en bleu parce que son épouse trouvait cette couleur plus harmonieuse dans un décor de verdure ... madame Peyo devint ensuite la coloriste de l'équipe). Les sympathiques petits lutins bleus, aux bonnets et culottes blanches enchantent instantanément des milliers de lecteurs et l'album "La flûte à six Schtroumpfs" entre dans la légende. A l'initiative d' Yvan Delporte, alors rédacteur en chef de Spirou, "Les Schtroumpfs" acquièrent leur autonomie. Les six premiers épisodes paraissent sous la forme de mini-récits. En 1960, à la suite du succès remporté par l'album de "Johan et Pirlouit" rebaptisé "La Flûte à six trous" (aux éditions "Dupuis"), Peyo redessine les premières aventures des "Schtroumpfs" et les adapte en grand format. Peyo invente le langage "Schtroumpfs", aujourd'hui parlé et compris dans le monde entier (N.B. : Lors d'une virée dans le sud avec son ami Franquin, lui désignant la salière, il dit en éternuant : "Passe-moi le ... schtroumpf !?!?" ... voilà d'où vient le nom ...). Après avoir bien ri, les deux compères schtroumpfent le schtroumpf à qui mieux mieux, remplaçant dans la phrase tous les mots clefs par schtroumpf ou schtroumpfer et, chose surprenante, ce langage s'avère parfaitement compréhensible et d'une très grande souplesse sémantique. C'est l'aurore d'une formidable aventure. Si Peyo est un auteur de Bande Dessinée émérite, ce qu'il aime surtout, c'est de conter une histoire. Il aurait été écrivain ou journaliste s'il n'avait pas été dessinateur. Ses sujets, il les puise souvent dans ce qu'il aime depuis sa tendre enfance : le Moyen Age. Un certain Moyen Age, celui des contes et des légendes avec leur côté fantastique et imaginaire, celui que sa nurse écossaise lui instilla avec Walter Scott. Il y ajoute sa propre poésie, sa fantaisie, son humour. Il raconte et dessine tout cela avec une fraîcheur et une naïveté, une tendresse bien présente. Mais il a aussi le don de la narration, du dialogue, de la mise en scène, qui se traduisent dans ses planches avec une grande connaissance du métier. Il est secondé quelque fois par des jeunes qu'il forme et par sa femme, qui le conseille pour la colorisation. Ces talents-là devaient l'amener tout naturellement au dessin animé. Puisque Peyo possédait l'art de raconter et de la mise en scène , pourquoi ne pas voir s'animer tout ce petit monde ? C'était son rêve, qui se réalisa lorsque les éditions "Dupuis" acceptèrent le financement d'un grand dessin animé ! Et comme l'histoire de "La Flûte à six Schtroumpfs", où apparaissaient pour la première fois les "Schtroumpfs", lui tenait à cœur, Peyo décida de l'adapter pour le grand écran. Une fameuse entreprise à laquelle il s'attela avec passion. Un nouveau métier, qu'il apprit à aimer avec l'aide d'Yvan Delporte et de Michel Legrand. Farfelu impénitent et ancien rédacteur en chef de "Spirou", Delporte participe en tant que co-scénariste et co-dialogiste. Quant à Michel Legrand, Palme d'Or pour "Les Parapluies de Cherbourg" et "Le Messager", il traita le rythme musical complexe avec élégance et fraîcheur. "Poussy", le petit chat, entama sa carrière dans "Le Soir-Jeunesse" jusqu'en 1960 puis dans "Spirou" en 1965. Toujours en 1960, Peyo crée "Benoît Brisefer" dans "Spirou" (sur les décors de Will) qui représente la période moderne de Peyo. Ce héros de bonne volonté, redresseur de torts et ami de "Madame Adolphine", est un petit garçon à la force surhumaine,qui perd tout pouvoir dès qu'il est enrhumé. Par ailleurs, notons que ce personnage permit à Peyo de se défouler en se moquant gentiment de la BD américaine toujours entichée de "Superman". En 1961 et 1962, toujours en compagnie de Will, il scénarise "Des fleurs pour mon Lüger" et "La ceinture noire", les deux premiers épisodes de "Jacky et Célestine" proposés dans "Le Soir Illustré". Par la suite, cette série sera reprise graphiquement par Jo-El Azara, par François Walthéry, par Francis et par Roger Leloup. Peyo ne collaborant plus que de loin au scénario, principalement assuré par Vicq, puis par Gos (qui collabore également beaucoup au dessin) et par Mittéï. Le succès grandissant des "Schtroumpfs" contraint en effet Peyo à créer son propre studio et à s'entourer d'une solide équipe. Outre les artistes suscités, notons la présence dans ce groupe de Lucien De Gieter, de Marc Wasterlain, de Derib, d'Albert Blesteau et de Benn. 1983 et 1984 concrétisent l'internationalisation de ces petits personnages (des millions de produits dérivés ainsi que de multiples dessins animés mettant en scène les incroyables "Schtroumpfs" envahissent la planète). Devant ce succès, Peyo et sa famille s'organisent. Sa fille Véronique se charge de la gestion du "merchandising" et son fils, Thierry Culliford supervise la production du "Studio Peyo" (chargé entre autres choses de réaliser les différents dessins publicitaires). En 1989, Peyo fonde sa propre société d'édition : "Cartoon Création". La même année, il lance le magazine "Schtroumpfs", publiant bien sûr de nouvelles aventures des Schtroumpfs, mais aussi "Pierrot et la lampe", inspiré par un pêché de jeunesse de l'auteur, apparu à l'origine dans le journal "Bonux Boy" (un recueil a été publié en 1991). Signalons par ailleurs l'ouverture d'un parc d'attractions consacré aux lutins bleus et rebaptisé en juin 1991, "Walibi-Schtroumpfs" (à Hagondange, près de Metz). En 1992, "Cartoon Création" cède la version albums de ses séries ("Les Schtroumpfs", mais aussi "Benoît Brisefer" et "Johan et Pirlouit", ...) aux éditions du "Lombard". La revue "Schtroumpfs" se continue quant à elle aux éditions "Tournon". Cette année-là, François Walthéry adapte un scénario de Peyo pour sa série "Natacha" (album "La ceinture de Cherche-Midi" aux éditions "Marsu Productions"). Peyo meurt la même année, victime d'un arrêt cardiaque le 24 décembre, la veille de Noël. Un très grand monsieur s'en est allé.

Pierre Culliford est né le 25 juin 1928 à Bruxelles. D'origine britannique par son père, il effectue ses études primaires et secondaires au collège Saint-Louis à Bruxelles, qu'il abandonne à l'âge de 16 ans, la Seconde Guerre mondiale étant largement entamée. Jusqu'à la libération, il est assistant projectionniste dans une salle de cinéma puis il passe quelques mois à l'Académie des Beaux-arts de Bruxelles. Mais cet enseignement ne lui convient pas car il est attiré par le dessin humoristique et la caricature. Son petit-neveu, incapable de prononcer "Pierrot" l'appela Peyo ... provenance de son pseudonyme. En 1945, il est engagé en tant que "gouacheur" à la CBA (modeste studio de dessins animés) où il rencontre ceux qui allaient devenir des incontournables de la BD et de grands amis : André Franquin, Morris et Eddy Paape. Malheureusement, le studio fait faillite (suite à un incendie) et Peyo s'oriente vers la publicité. Après un an de dessin publicitaire, il débute timidement dans la Bande Dessinée : un essai dans "La Dernière Heure", puis dans "Le Soir". Bientôt, en 1947, la fusion d'une passion débordante pour le Moyen-Age mythique de sa plus tendre enfance et d'un humour poétique teinté de fantaisie tend à la réalisation de "Johan", jeune page fidèle à son roi, qui sera le reflet de nos valeurs morales traditionnelles. Parallèlement, il anime "Pied-Tendre", le petit indien dans "Mowgli", la revue des louveteaux belges, et réalise quelques dessins humoristiques dans divers quotidiens. Le style s'affine, la verve s'aiguise et, après quelques coups d'essai dans différents médias dont "Moustique", le jeune Peyo entre chez "Spirou" en 1952, et ce grâce à l'appui d'André Franquin. En 1954, "Le Lutin du Bois aux Roches" nous révèle l'existence de "Pirlouit", garnement facétieux, râleur, paresseux et gourmand qui devient […]

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