Info édition : Noté : ''1er tirage'' (page 2)
Une page de notes et traductions de l'auteur en fin de volume.
Résumé de l'album : Zabo, arrivée à Lananette avec Quentin découvre l'univers de Isa, son passé et comment sa bisaïeule a construit cette maison dans les marais Marangouins. Des liens se tissent enfin entre Zabo et l'aventurière, quand celle-ci raconte sa petite fille Bois-Caïman...
Après presque 25 ans, voici donc la deuxième partie du diptyque La Petite Fille Bois-Caïman qui fait suite aux aventures de Isa dans les tomes 1 à 5 des Passagers du vent et qui clôt la saga mythique.
Quand j'ai ouvert le tome 6.2 je l'ai refermé et j'ai relu toute la série.
Quand j'ai refermé le tome 6.2 (après avoir relu les 6 premiers tome) j'étais au ange.
Un bien beau dessin, une histoire qui vous baigne dans l'émotion, même si c'est une histoire dure "l'époque sans doute", j'étais touché.
Alors merci Monsieur Bourgeon.
Isa illumine ces pages car elle est flamboyante comme elle l'a été il y a ... 25 ans. Le propos n'est pas de faire un remake quelconque, mais simplement de poursuivre l'aventure de l'héroïne arrêtée au tome 5. BOURGEON s'y entend pour nous émouvoir et Isa femme libre, mère, amoureuse mais toujours Isa rebelle nous emmène dans les méandres de son bayou aux accents d'une mémoire nostalgique. Nous en ressortons émus et émerveillés par tant de beauté. Zabo a bien de la chance d'avoir une grand-mère de cette trempe !
Cette seconde partie clos de façon sublime cette saga magistrale !
J'étais un peu inquiet au debut de la première partie de cette petite fille bois-caïman, avec une longue introduction fort éloignée des protagonistes du premier cycle.
Mais l'introduction d'Isa centennaire, et ce flash-back sur sa vie haïtienne permettait une fin pleine de promesses.
Ce second opus poursuit l'exploration de la saga d'Isa, et à travers elle celle d'une époque et d'une philisophie de la vie.
L'introduction de sa petite fille, puis sa perte est traité de façon simple, douce, installant une douleur diffuse et une certaine langueur.
La fin, que je ne dévoilerais pas ici, est absolument superbe, Isa retourne à son élément primordial, bouclant l'aventure commencée il y a 25 ans.
Une très grande oeuvre, aux graphismes superbes. Je vous conseille les TT dont les dessins en N&B et en grand format sont epoustouflants.
Et dire que j'avais dit qu'une suite n'était pas nécessaire...
François Bourgeon conclue cette magnifique saga dans un tourbillon de nostalgie.
Nous suivons Isa dans la tourmente de la guerre de sécession."Drôle de suite", Isa ayant côtoyée les esclavagistes (Le comptoir de Juda), nous la retrouvons au cœur de ce drame.
C'est une lecture dans un monde fortement teinté de nostalgie, à chaque page je repense aux 5 albums précédents de la première saga. Je ne peux pas m'en séparer, il s sont là dans un coin de ma mémoire. Ils sommeillent. Et c'est deux nouveaux albums déclenchent un grand bond dans le passé. C'est bon et réactive les émotions passées.
Une grande secousse dans la bédé contemporaine et une grande secousse d'un passé de 25 ans...
Suite du récit d'Isa qui emmène Zabo dans sa cabane au milieu du bayou pour lui raconter son histoire et lui transmettre sa philosophie de la vie.
Les deux livres forment un tout et peuvent difficilement se juger séparément. Les images sont toujours superbes et il faut se laisser saisir par cette ambiance si particulière créée par l'environnement où l'eau est omniprésente, où les tragédies paraissent sans effet sur la nature et où l'espoir et la vie surnagent malgré tout.
Chef d'oeuvre.
Une oeuvre de Bourgeon, on en attend le meilleur. Alors, se replonger avec nostalgie dans le passé d'Isa est magnifique.
L'ambiance, le décor, l'histoire des deux tomes sont bien ficelés et majestueux. Bien sûr, les inconditionnels pourront ne pas retrouver la magie des débuts mais rien que pour ce dessin, quel bonheur !!!!
Isabeau aurait pu avoir une existence heureuse et paisible au cœur de la Louisiane mais le destin en décida autrement. Et, à l’aurore d’une vie longue et mouvementée, les eaux du Mississippi la ramenèrent enfin auprès de sa petite fille Bois-Caïman.
François Bourgeon avec sa science consommée du détail nous livre un ouvrage aux paysages superbes de précision et de véracité : la vie dans les bayous revêt nombre d'attraits qui nous en ferait presque oublier les dangers et l’inconfort !
Cependant, des personnages toujours emprunts d’un certain immobiliste et un récit qui tarde à monter en puissance, laissent un certain goût d’inachevé.
Pour ne pas tomber dans une nostalgie réductrice, la Petite Fille Bois-Caïman doit se lire comme un spin-off des Passagers du Vent … Dès lors, force est de constater que François Bourgeon nous offre un album de (très) bonne facture qui a le mérite de clore définitivement l’une des plus belles séries de la bande dessinée française…
J'ai déjà été peu convaincu par la première partie de cette nouvelle histoire et j'attendais que la suite légitime ce nouveau dyptique. Or, au final, j'avoue ne pas trouver grand intérêt à ce récit. Déjà, appeler ces deux albums LES PASSAGERS DU VENT me gêne un peu. J'y vois une tromperie sur la marchandise. Isa y a certes une place majeure mais ce n'est pas suffisant pour que ça fasse partie de la même série. Fantasio est primordial dans les premiers GASTON et ça ne s'appelle pas SPIROU & FANTASIO pour autant. Le méta-baron vit ses aventures sans que ça s'appelle L'INCAL. De plus, le titre se justifiait pour les originaux au vu des aventures vécues par les protagonistes au cours de leurs nombreux voyages marins. Ici, il n'y pas de vent dans les voiles.
Il n'y a même pas de voiles.
D'autre part, on nous a fait découvrir de tout nouveaux personnages (Zabo en tête de file) dans LA PETITE FILLE BOIS CAIMAN et finalement, ils deviennent très secondaires dans la seconde partie au point qu'au regard de l'ensemble, on finit par se demander en quoi réside l'intérêt de les avoir créés.
Sinon ça reste toujours aussi didactique. On a vraiment la sensation que Bourgeon veut nous inculquer au moins une nouvelle chose à chaque page. C'est loin d'être une mauvaise idée, mais c'est trop voyant. Ca tend à rendre le tout un brin prétentieux. Comme je l'avais déjà remarqué concernant le premier des deux nouveaux tomes, la série classique nous apprenait de nombreuses choses aussi, mais c'était fait de manière plus fine et allusive. Je ne trouve pas d'ailleurs que les dialogues soient particulièrement réussis et le scénario est un brin embrouillé.
Pour terminer, je n'ai jamais beaucoup apprécié le dessin de Bourgeon (surtout en ce qui concerne les personnages), mais ici c'est encore moins à mon goût que d'habitude. Les gros plans de Zabo (qui ressemble décidément beaucoup à Sandrine Bonnaire) dans les premières pages sont vraiment laids (rien à voir avec la ressemblance en question, je tiens à le préciser). Le noir et blanc aurait sans doute sauvé l'album d'une certaine platitude
Info édition : Tirage de luxe, format 31 x 42,5 cm.
Album 96 pages en noir et blanc inséré dans un joli coffret, comprenant un ex-libris encarté numéroté et signé par Bourgeon à 799 exemplaires