Résumé de la série : Léna, une jeune femme brune, belle et solitaire, poursuit farouchement une étrange trajectoire qui l'emmène des fantômes de Berlin-Est aux confins de l'Australie, en passant par le labyrinthe d'un bazar syrien. Au fil de rendez-vous clandestins, l'errance intime de Léna tentant de redonner un sens à sa vie s'inscrit dans un complot terroriste dont on comprend peu à peu les enjeux mortels.Une histoire de politique-fiction très contemporaine dans la lignée de Partie de Chasse, servie par le trait majestueux et les couleurs divines d'André Juillard.
Le scénario au début reste bizarre : je parle de la rencontre avec son ancien collègue. Puis l'histoire devient plus plausible et met en relief , non pas les musulmans en général, mais les branches sectaires et autres "mouvements" débiles qui se réclament du prophète.
Bon, il est vrai que le sujet et d'actualité mais j'espère que cet opus se fera révéler les coulisses de la lutte anti-secte. ou anti-extrémistes.
Léna retirée en Australie est relancée par les servies secret pour infiltrer un groupe terroriste qui prépare un attentat en France.
Et la longue errance reprend, Léna suivant le groupe qui prépare son coup mais il ne se passe presque rien. Juste une ambiance pesante et tragique et un final désabusé qui ne pacifie pas totalement Léna.
Ce scénario est bien dans la veine de Christin qui sait montrer que le terrorisme comme sa traque n'a rien des aventures palpitantes et romantiques que nous servent les films d'action. Et il sait créer une ambiance qui nous prend avec les dessins de Juillard qui deviennent de plus en plus (trop?) dépouillés.
Ce n'est pas l'album le plus gai de la rentrée, c'est exigeant, mais cela reste très bon.