Le meilleur Burma à mon goût avec Brouillard et Casse pipe ! Intrigue tortueuse et maligne, personnages tout en profondeur, Nestor en premier, et l'excellent dessin de Tardi qui nous plonge à merveille dans cette France d'après guerre ! Le duo Malet Tardi atteint ici le sommet de son art ! Un chef d'oeuvre pour moi ! Le fait qu'une partie de l'action se déroule à Lyon n'est certainement pas étranger à l'intérêt tout particulier que je porte à cette BD ;o)
Bien sur, l'on commence toujours par poster ses avis sur ses BD favorites.
'10/10 : Chef d'oeuvre' bien entendu. Je suis le premier à le noter. C'est bien ça ma grande surprise.
"120 rue de la gare", c'est le polar par exellence et le style graphique de Tardi colle si bien au personnage de Nestor Burma qu'il est difficile de se le représenter autrement.
Un scénario parmi les meilleurs de Léo Malet et 190 pages qui passent en une soirée.
Art Spiegelman dit de Tardi qu'il fut aussi important dans l'évolution de la BD que le furent Truffaut et Goddard pour la nouvelle vague. Si après cela vous n'ouvrez pas cette BD, je ne peux plus rien pour vous.
Quel plaisir de se farcie ainsi un roman en image. Car cette bd frôle le roman
graphique, de par sa prestance, sa longueur et son intrigue.
120, rue de la Gare est un vrai délice; sa longueur en faisant un choix de premier
plan lors d'une ennuyeuse soirée où rien ne nous tente. Impossible de passer au-
travers en quelques minutes comme certaines bd.
Nestor Burma vient d'être démobilisé et une grande énigme s'est tissée autour de
lui lorsqu'un de ses plus fidèles sbires meurt sous ses yeux en laissant une seule
phrase en suspens...120, RUE DE LA GARE..
S'ensuit une longue enquête tricotée par un scénario franc et habile.